‹ MinetteChapitre 19 sur 27 · HORTENSE · texte numérisé non relu

HORTENSE

Explication de la précédente :

C’était après la première visite de Minette :

C’était après la première visite de Minette à Emile, dans le petit réduit de la rue Chariot.

Emile Valtin, comme tout homme très-amoureux, avait respecté Minette dans cette première entrevue,

Un acte de vertu qu’il s’était ensuite reproché comme une sottise, dans une lettre antérieure à celle que nous venons de reproduire.

Quant à ce on si questionneur, dont il est fait mention dans cet épitre de Minette, c’était d’Harblay qu’elle désignait sous ce monosyllabe. Rien de plus usité dans les lettres de femmes en puissance de mari ou d’amant, que ce on. o» veut’ tout dire ., et on souffre tout... On arrive quand il faut... et on s’en va comme on le désire. On est enfin une façon très-pudique de la part de ces dames, de parler de leur. maître sans froisser leur amoureux.

Cependant d’Harblay n’était ni si curieux ni si désagréable, on le sait, que le disait Minette. Mais, en prenant un nouvel amant, Minette s’était plu à se poser en victime devant ce dernier. -

D’abord, c’est toujours intéressant de paraître souffrir.

Ensuite, comme on ignore ce qui peut arriver, n'êtrepas libre chez soi en apparence, c’est se réserver adroitement le droit, l’occasion, de refuser ce qu’on ne veut plus accorder au dehors.

Oh ! Minette était femme de précautions, je le répète.

Résumé de tout ceci : Emile Yaltin croyait avoir affaire à une pauvre créature, innocente, martyrisée, candide, vertueuse ..

Il adorait ce phénomène.

Et il s’en croyait adoré.

* Suivons, et voyons le ton que prenait notre phénomène au bout de six semaines qu’il avait complètement cessé d’étre innocent, s’il continuait de se faire plus que jamais martyrisé :

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