HORTENSE
Conclusion de la précédente :
Minette se lassait de son nouveau caprice.
De ses visites au petit logement de la rue Chariot.
Et des lettres du jeune avocat.
Et de ce qu’elle était obligée, chaque jour, elle-même, de lui répondre.
Elle semait la terreur et les chagrins dans son ménage, pour recueillir une rupture dans sa fantaisie.
Ce cher d’Harblay ! Il ne se doutait guère qu’on le faisait apparaître ainsi, terrible et vengeur, dans cette correspondance à l’agonie, comme le Deus ex machina dans la comédie antique, pour y prononcer le dernier mot... pour y trancher le dernier fil...
Bref, Minette avait par dessus les yeux de son amour au souvenir... il la gênait... il lui pesait...
Et elle allait le briser... parce que... parce que...
Vous l’apprendrez tout à l’heure...
Voyons, en premier lieu, comment Minette s’y prenait pour dire adieu à un homme charmant, plein d’esprit et de cœur.
A un homme qui lui avait vraiment sacriûé son bonheur, lui... et qui était menacé de payer sa faute plus cher qu’il ne le pensait.