‹ Minhâdj aṭ-ṭâlibînChapitre 58 sur 115 · LIVRE LXn · texte numérisé non relu

LIVRE LXn

DE LA OOÏÏRSE ET Dïï TIR (^)

La Sannah permet les défis à la course et au tir même pour un prix Défis licites, quelconque. Le tir peut légalement avoir lieu non-seulement avec des flèches, mais, selon notre rite, aussi avec des javelots, des lances, des pierres, des balistes et en général^ avec toute arme de guerre. Par contre, la loi défend les défis au jeu de mail à cheval, au tir au bondoq (^), à la natation, au jeu d'échecs, au jeu des anneaux; elle défend encore les défis à certains exercices du corps, comme de rester debout sur uu pied, ou à certains jeux de hasard, comme de deviner le nombre des objets qu'on tient renfermés dans la main. La loi reconnaît les défis s'il s'agit de courses de chevaux, ¥ et même de courses d^éléphants, de mules ou d'ânes; t les défis sont seulement défendus lorsqu'il s'agit d'une course d'oiseaux ou d'une lutte.

M Les défis à la course ou au tir deviennent obligatoires de part et d^autre^ Consente-

ment.

aussitôt qu'ils ont été acceptés; alors aucune des parties ne peut plus résilier la

(*) C. C. artt. 1965 et s. (*) Le mot bondùq signifie ., balle", el en Arabe moderne spécialement ,, balle de fusil" et même „ fusil". Cependant l'auteur a eh vue les balles qu'on jette, ou qu'on lance d'un arc etc., et non le tir au fusil» lequel admet le défi parcQ que le fusil est une arme de guerre.

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(1) B. et C: ^^^ (^) A.: « Ja^; C: » j^ f) C: | Jo)^ (^) B.: +yi))^ (5) B.: ^^îJ) ;

C: ^/ («) A. el C: ^ ï^ (7) C: v-iiV' (^) B.: f U^ 0 »•• ui^j 0^ D.: | ^yii)y

convention de son propre chef et sans le consentement de l'autre. Celui qui a

accepté un déG ne saurait s'en désister, ni avant d'avoir commencé la teneur du

i défi, ni après. Enfin, ni la teneur, ni le prix ne peuvent subir un changement

quelconque après Tacceptalion.

Conditions Les Conditions essentielles pour le défi à la course sont:

pour

la Taiidité 1®, Que l'unc et Taulre des parties connaissent l'endroit du départ et le but de la tlle'" course.

course.

2^ Que Tune et l'autre aient des chances égales relativement au parcours de la distance.

3^ Qu'il s'agisse de chevaux etc., certains et déterminés, appartenant à des personnes certaines et déterminées.

4^. Qu'il y ait possibilité pour l'une et l'autre des parties d'arriver le premier au but.

5^ Que l'une et l'autre connaissent le montant du prix. Prii. Le prix peut élre promis tout aussi bien par l'une des parties elles-

COURSE Et TIR 321

f. 413. ^]j Q-^m^ «Â:^^ \,».^ft.*.w ^J\J W^AAWjûJ -^L-ûi^ <^ji C)

(1) B.: |W^ (2) B.: + ^) (3) B. et D,: ^^\ {*) B.: J^, J. (5) B.; JJu-, («) A.: ^)j

0 »•: + J C) C: ^y^ (9) A.: .Vj e^ B.: + Jj ^"^

mêmes que par une tierce personne, par exemple, par le Souverain. Ce dernier cas échéant, le prix se promet dans les termes suivants: „A celui de vous deux •^ dont le coureur arrivera le premier, je donnerai un bon sur le trésor de tant", ou

„je paierai tant". Le prix venant de l'un des concurrents se promet dans les termes suivants: „Si vous gagnez cette course, je vous paierai tant"; il est faculi latif d'ajouter: „eL si je la gagne, vous n'êtes tenu de ne me rien donner". Il est

défendu aux parties de se promettre réciproquement un prix égal, à moins qu'un y troisième concurrent ne prenne part à la course, sans aucune mise, et que le

coureur de celui-ci ne soit de force à rivaliser avec les coureurs des deux parties 1^ qui se sont porté le défi. Dans ce dernier cas toutefois la loi admet les distinc-

tions suivantes:

u^. 1^, Si le troisième coureur, c'est-à-dire celui dont le maître n'a pas promis un

prix, arrive le premier au but, son maître louche la mise des deux autres concurrents.

•^ 2®. Si les coureurs des parties qui se sont porté le défl, remportent sur le

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(*) C: ci^ii)^ (^) C: J\ (^) C: ^J^J à^W (^) C: Joi. f) B.: *-iio

troisième coureur, ou si les trois coureurs arrivent à la fois, il n'est rien dû de part et d'autre.

3^. Si le troisième coureur arrive en même temps que l'un des deux aulres, le maître de cet animal-ci garde sa mise et partage la mise de la partie qui a perdu, avec le maître du troisième coureur. Toutefois quelques juristes accordent la mise entière du perdant au maître du troisième coureur. 4^ Si le coureur de Tune des parties qui se sont défiées, -gagne la course, tandis que le coureur du concurrent n'ayant rien promis, arrive le deuxième et que le coureur de Tautre partie arrive le dernier, f c'est le maître du cheval vainqueur qui touche la mise de la partie opposée. Dans le cas où il y aurait trois personnes, ou plus, se portant un défi les unes aux aulres, le contrat devient illégal, si la deuxième personne a stipulé un prix égal à celui de la première; f ^ais si le prix, stipulé par la deuxième personne, reste au-dessous de celui que la première s'est réservé en cas de succès, on admet la validité du contrat. Résultat. Dans une course de chameaux, l'animal dont l'omoplate touche le premier

au but^ a gagné le prix; Jans une course de chevaux, le résultat se constate selon

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