‹ Minhâdj aṭ-ṭâlibînChapitre 6 sur 115 · ASSIMILATION INJURIEUSE · texte numérisé non relu

ASSIMILATION INJURIEUSE

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(^) D.: ^^j (2)*A.: îicl* (^ A.: Vjj; B-- V4P' (*) D.: + JytUx* (5) C: | cl.^Uj> ^) ,,Si je prononce rassimilation contre mon autre épouse, vous serez aussi pour moi condHion-

nelle.

comme le dos de ma mère", ont pour conséquence que l'assimilation^ prononcée

contre l'autre épouse, se rapporte à toutes les deux. Quand au contraire ,/ au lieu

de parler de son épouse, on a dit: ,,Si je prononce l'assimilation contre une telle"^ c'est-à-dire une femme avec laquelle on n'est pas engagé dans les liens du mariage, „vous'', c'est-à-dire mon épouse, „serez" etc., Tassimilation qui s'en ^st suivie, n*a aucune conséquence pour l'une ou pour l'autre, à moins que l'intention du mari n'ait ^

été de faire dépendre l'assimilation de son épouse du seul fait d'avoir prononcé contre toute autre personne les paroles de l'assimilation. 11 se peut toutefois que l'assimilation conditionnelle que nous avons ici en vue, s'accomplisse encere: c'est-à-dire lorsqu'on épouse plus lard la personne en question , après quoi l'on prononce l'assimilation contre elle. Cette règle implique non-seulement le cas ou l'on a parlé d'une femme 9 avec laquelle on n'est paç engagé dans tes liens du mariage, mais encore le cas où l'on a dit expressément: „Telle personne qui n'est pas ma femme." Cependant il y a des auteurs qui nient que la règle soit applicable dans ce cas-ci; tandis que la phrase: „Si je prononce l'assimilation injurieuse contre une telle, quoiqu'elle ne soit pas ma femme," est non avenue quelles que soient les circonstances.

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(1) D.: JU^ (*) B.: Ujtïy (») B. et D.:^l^V(*) C: Sii (5)A.:»;l|fe («) D.-.^l^lâH ^ï (^) B.: ixs^j isôio

Combinaison Les paroles: ,,yous êtes répudiée comme le dos de ma mère/' admettent

de Tassimi-

iaiionetdeiaies conséquences qui vont suivre, d'après l'intention du mari:

répudiation.

l^ Elles constituent une répudiation sans rien de plus: (a) Si le mari n'avait pas une intention nettement arrêtée en les prononçant. {b) Si le mari avait l'intention de répudier sa femme.

(c) Si le mari avait l'intention de ne prononcer qu'une assimilation injurieuse sans rien de plus.

(d) Si le mari avait Tintention de^ prononcer tant une répudiation qu'une assimilation injurieuse.

(e) Si le mari avait l'intention de prononcer une assimilation injurieuse par les paroles : ,,Vous êtes répudiée", et une répudiation par les paroles : ,,comme le dos de ma mère."

2®. Elles constituent une répudiation, et quand celle-ci est révocable (*), elles constituent en outre une assimilation injurieuse, dans le cas où le mari avait l'intention de répudier sa femme par les paroles : „Vous êtes répudiée", et de prononcer contre elle l'assimilation injurieuse par les paroles : „comme le dos de ma mère." (•) Livre XXXIII Titre II SecUon I et Livre XXXVIl Section IV.

ÀSSiMiLATION INiURIEUSE 1^

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SECTION II

Après avoir prononcé Tassimilation injurieuse, le mari doit une expiation (^), Eipiation quand il revient sur sa sentence et reprend sa femme avant de s'être séparé d'elle d'une autre façon. Or, une telle reprise de la cohabitation est devenue impossible, et l'assimilation est annulée de plein droit, aussitôt qu'elle a été suivie d'une autre séparçition à quelque titre que ce soit, par exemple par la mort, la dissolution du mariage pour cause d'apostasie (^) ou de vices rédhibitoires (^), la répudiation, soit irrévocable, soit révocable mais non suivie du retour à l'union conjugale (*), la démence, t ou le fait, soit de devenir propriétaire de sa femme (^), soit d'avoir prononcé contre elle l'anathème {% du moins si l'accusation du crime de fornica* tion 9 dont l'anathème a été la conséquence , précédait l'assimilation. Si la répudiation a été suivie du retour à l'union conjugale, notre rite considère cet acte-ci comme impliquant^ de plein, droit la reprise de la cohabitation^ interrompue à titre d'assimilation injurieuse; mais, lorsque le mariage a été dissous pour cause d^postasie de la part du mari, son retour à la foi n'entraîne pas le même effet, selon

(») V. le Livre suivant. (*) Livre XXXIII Titre II Section jIL (*) Ibid. Titre IV Section I. n Livre XXXVllI. (•) Livre XXXHl Titre II Section II. (•) Livre XLII.

su I

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(!) B.: i^^U (2) B.: + c>i>!) (3) C: | yt (<) B.: ^t^

notre rite. Or, le retour à la foi permettrait seulement au mari de faire l'acle de reprendre la cohabitation interrompue. L'expiation, une fois prescrite, resle obligatoire , lors même que la reprise de la cohabitation aurait été suivie d'une nouvelle séparation. Enfin, le mari doit commencer par s'acquitter de Fexpiation comme d'une dette envers Dieu, avant qu'il recommence la cohabitation, « et même avant qu'il puisse se permettre quelques attouchements ou quelque autre acte voluptueux.

Remarque. ^ Les attouchemenis et autres actes voluptueux sont licites, même avant que le mari se soit acquitlé de Texpialion.

Tfrme. L'assimilation injurieuse peut se prononcer à terme7 et alors ce terme doit

être observé, quoique, d'après un juriste, l'assimilation à terme ait l'effet d'une assimilation à perpétuité et que, d'après un autre, elle soit non avenue.

Reprise t Sclou la doctriue de la majorité des savants; la reprise de la cohabitation

delà

cohabitation, ne pcut avoir lieu que par le commerce charnel exercé au moment que duraient

encore les conséquences de l'assimilation; car le seul fait que la femme a séjourné

auprès de son mari ne suffit point. Cette doctrine exi^e même que ^e gland delà

verge ait été retiré après avoir été introduit dans le vagin.

Pluralité L'époux qui a dit à ses quatre femmes: „Vous serez toutes pour moi comme

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