u Ma pauvre petite chère
elle épluche l’add i lion quand on me l’apporle.
Je suis navré de mon école, me dirige avec Minnie vers les Ambassadeurs.
Bizarre!... elle marche droit, n’est que plus frôlante, plus liée à mon coude... Ses baisers?... ils dégagent toujours leur parfum de reine-claude.
Des arbres, des arbustes noyés d’ombre, glacés de lumière, une flore tombant de gros vases, un éclairage laiteux, en guirlandes, quelques affiches tapageuses, la foule, une musique canaille, un théâtre nain, là-bas, ridicule, pauvre, entre la symétrie de troncs opaques, de branches feuillues, illuminées à rebours, — c’est le ■concert chic, notre concert, où meugle, se dandine une grande fillasse rose et noire, les épaules nues, les pattes arrondies.
Minnie s’assied, morne, très froide, baisse la tête...
De son imagination, émue de zigzags, de
tableaux griefs, il est probable, à cause du lieu, que Tom Beetroot (Betterave), le faux nègre, son frère, a soudain giclé. Je le devine. Pas une tristesse ne développe les sentiments de famille comme la tristesse du vin. « Pourvu qu’il n’y ait point de minstrel aux Ambassadeurs ! »
On applaudit; la fillasse disparaît, reparaît, remeugle, se resauve, et la pancarte annonce :.« Les Pumpkin brothers »
Seront-ils ébène ou céruse?...
Ils accourent, blancs, — le sinciput, le torse, les guiboles, — un sifflet à chaque doigt. Puis, sur les grimaces, les airs, les couacs, les manœuvres obligatoires, voilà que graves, méthodiques, ils se fourrent mutuellement leurs sifflets au bec, deviennent un solo criard, jouent le Gode save lhe Queen.
Minnie se lève, voudrait partir ; j’ubéis.