ACTE TROISIÈME
LE MARQUIS
Allons, je vous en prie, ne vous occupez plus de ça.
Ah ! mon ami, que je vous suis reconnaissante I
LE MARQUIS
Nous sommes contente?
Oui...
LE MARQUIS
Tout à fait?
MIQUETTE, hésitant».
Tout à fait.
LE MARQUIS
Miquette, il y a autre chose.
Mais non. Quelle idée !
LE MARQUIS
Il y a autre chose.
Peut-être.
LE MARQUIS
Vous voyez bien.
Oui, mais ça ne regarde que moi.
LE MARQUIS
Ahl Alors .ne dites rien, ce n'est pas la peine, je devine.
MioUtTTB.
Vous devinez?
LE MARQUIS
Pardi, une peine de cœur, une peine d'amour. (Miqueite ne répond rien.) C'est évident, parbleu. Ç;i crève les yeux. Une peine d'amour. Et d'ailleurs, c'est très naturel. Vous êtes je:me, vous, c'est de votre âge. J'aurais dû m'y attendre. C'est très naturel.
Vous avez l'air fâché.
LE MARQUIS, rageant.
Moi, pourquoi aurais-je l'air fâché? Qu'est-ce que vous voulez bien que ça me fasse ?
Si, si ! Je vous assure !
LE MARQUIS
Eh bien, oui, vous avez raison, je suis furieux. Ça m'exaspère que vous aimiez quelqu'un.... Quelqu'un que je ne connais pas.
Eh bien, vous le connaissez !
LE MARQUIS
Ah ! Eh bien, c'est agréable. Alors, ça, c'est complet I Ah ! je le connais ? Eh bien, il ne manquait plus que ça 1
Mais, vous disiez tout à l'heure...
Je disais... Est-ce que je sais ce que je disais... Enfin, ce qui m'exaspère, c'est que vous aimiez quelqu'un que je n'ai pas choisi. J'aurais voulu vous le donner moi-même, le chercher pendant quelque temps... enfin, pendant une vingtaine d'années.