ACTE TROISIÈME
Mon ami...
LE MARQUIS
Et ce quelqu'un vous aime?
Oui, mais ne craignez rien. Je lui ai dit adieu. Je ne le reverrai jamais... jamais.
LE MARQUIS, furieux.
Et vous croyez que je permettrai ça ? Et pourquoi ne le reveniez- vous pas?
Parce que je ne peux pas l'épouser. Si vous saviez son nom, vous seriez de mon avis.
LE MARQUIS
Qui est-ce enOn ?
MIQUETTE, prenant brusquement son parti.
C'est votre neveu.
LE MARQUIS
Urbain ! Ah I nom d'un chien t
Vous voyez bien.
LE MARQUIS
Ah ! nom d'un chien, que je suis conten
Comment !
LE MARQUIS
Parbleu ! Cet imbécile, c'est un peu de moi-même, c'est mon nom, c'est mon beau château, enQn c'est presque moi que vous épousez. C'est ce qui pouvait m'arriver de mieux. Ab ! que je suis content!
Ah 1 vous êtes toujours content, vous; c'est odieux à la fin !
LE MARQUIS
Oh I cet Urbain I Heureux les simples d'esprit. Ils ont le royaume des cieux. Et ça n'est rien 1 Ils ont les femmes 1
Périne entre.
MIQUETTB.
Qu'est-ce que c'est?
PÉRINE
C'est le gros de tout à l'heure qui revient. On lui a dit chez M. le marquis, que M. le marquis était ici.
LE MARQUIS
C'est Lahirell Ah! Zut! Qu'il s'en aill
Pas du tout. Vous m'aviez promis de le recevoir. (a la bonne.) Faites entrer ce monsieur.
Ele va pour sortir.
LE MARQUIS
Oui, mais dites donc, nous n'avons pas fini de causer tous les deux.
Faites-lui d'abord des excuses.
LE MARQUIS
Sacrée petite femm^ '
Miquette sort.