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partie des séditieux attise la flamme, les autres y jettent par les fenêtres le linge et les hardes. Cette œuvre de dévastation, de pillage et d'incendie dure depuis neuf jusqu'à onze heures du soir. Les échevins ne sont pas en mesure de protéger la propriété de leur collègue. Une bande les tient assiégés à l'Hôtel de ville ; elle leur réclame à grands cris des armes et la mise en liberté des factieux arrêtés par la milice. Après s'être rendus à cette dernière sommation, ils se décident enfin à sortir, nous ne disons pas à faire une sortie. Ils se sauvent; ils fuient, et c'est en passant sous les vociférations et les haches levées d'une populace qui croissait à chaque pas, qu'ils parviennent à l'hôtel du commandant. Cet asile ne leur ofi're pas une sûreté suffisante ; ils l'échangent contre le presbytère du curé de la paroisse de Saint-Ferréol , en attendant d'aller rejoindre M. La Flèche dans la citadelle ou fort Saint- Nicolas.
Evidemment, on peut les excuser, s'ils n'ont pas eu l'esprit assez libre pour adresser à l'autorité militaire une réquisition qui lui permît d'agir contre les pillards de la maison de M. La Flèche.
Las de l'attendre, M. de Caraman s'est décidé à s'en passer. Sûr de répondre aux vœux d'une partie notable de la population, il a fait publier, à son de trompe, l'invitation à tout citoyen honnête de se retirer dans sa demeure , et envoyé contre les émeutiers un détachement de dragons accompagné de gardes nationaux ; mais ces forces n'ont pas suffi pour imposer aux mutins. Il faut que les Suisses d'Ernest interviennent ; leur régiment marche sur la rue de Noailles.
Bordée d'hôtels aristocratiques ou bourgeois, qui prenaient vue sur des jardins, cette rue était alors beaucoup plus étroite qu'elle ne Test aujourd'hui (1). Les Suisses ne purent s'y ranger en bataille , tant le bûcher qui consu-
(1) A. Fabre, Les rues de Marseille, t. V, p. 140-153.
mait les meubles et divers effets de M. La Flèche, était ardent ! Ils entrèrent pêle-mêle dans la maison. Les grenadiers refoulèrent dans un salon de derrière tous les individus qui se trouvaient dans le vestibule et ceux qui descendaient des étages supérieurs. Un détachement alla chercher les pillards qui restaient dans les appartements , et les amena dans le même salon. Tous étaient prisonniers; on les attacha avec les cordes d'un tourne-broche , que prêta le propriétaire d'une maison voisine , et on les conduisit au fort Saint-Jean. Ils étaient vingt-sept. Un assez grand nombre de leurs complices avaient pris la fuite, à rapproche du régiment (1).
Malgré la répression énergique , mais un peu tardive de ce désordre et de ce pillage, il est probable que Marseille ne dormit pas cette nuit-là d'un sommeil bien paisible.
Le lendemain matin , elle se réveilla occupée par deux régiments d'infanterie . un bataillon de Royal-la-marine , une compagnie d'artillerie et un détachement de dragons. On annonçait de nouvelles troupes. Le comte de Caraman appelait d'Aix d'autres dragons et les fantassins du régiment de Lyonnais. En même temps, il s'appliquait à isoler les émeutiers et à leur couper les renforts qu'ils pouvaient recevoir. Les matelots du commerce n'étaient pas moins dangereux que les vagabonds. Leur métier aventureux
(1) Archives nationales, papiers du comité des rapports, DXXIX, 58, et du comité des recherches, DXXIX^, 1 : interrogatoire , et réponses de Joseph Savournin. — Archives départementales, C, 1261 : lettre du comte de Caraman aux commissaires des communes (20 août 1789) ; C , 1380 : lettre des commissaires des communes à MM. les députés aux Etats généraux (20 août 1789), p. 253; C, 1381, les mêmes aux mêmes (22 et 28 août), p. 8, 23 et 24. — Archives municipales de Marseille, registre des lettres écrites, commencé le 8 septembre 1789, et terminé le 4 juin 1790 : Lettre à M. de Saint-Priest, le 25 septembre, p. "17. — Courrier d'Avignon ^ lundi 31 août, p. 287 : Mirabeau, discours du 26 janvier 1790, Archives parlementaireê ^ t. XI, p. 336. — Journal de Provence ^ t. XXV, 4* supplément, détail de ce qui s'est passé à Marseille les 19, 20 et 21 août, p. 1-5. — Siège de te Tourretle ou les événements du 23 mars et du i9 août 1189 (imprimé à Lausanne, etc.). — Mczières, L'écho du peuple marseillais suivi des principaux événements qui se sont passés à Marseille depuis le 23 mars il89 jusqu'en septembre 1190,
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était le refuge de plus d'un repris de justice (1) ; les premiers durent se retirer à leur bord ; les seconds , quitter la ville, tandis que les citoyens étaient invités à rester chez eux, «t les marchands, à fermer leurs magasins.
Les ouvriers et compagnons du devoir ne descendirent pas moins dans les rues ; ils les parcoururent au son du tambour pour rallier leurs partisans.
Ils formèrent bientôt un attroupement considérable, parlèrent d'incendier les vaisseaux du port et menacèrent d'enlever le fort Saint-Jean pour délivrer leurs camarades prisonniers. Déjà ils se massaient sur Tesplanade de la Tourrette.
Les invalides qui gardent le fort tireront sur eux , s'il le faut, quelques volées de canon. Heureusement les troupes sont en mouvement. Le régiment d'Ernest s'achemine vers la Tourrette en suivant le port. Un détachement de Royal-la-marine et les dragons s'y rendent par la rue du Panier et la place de la Major.
Sans être de grands tacticiens, les insurgés s'aperçoivent qu'ils pourraient être pris entre deux feux ; ils se dispersent (2).
La milice n'a point participé à cette manœuvre décisive; elle a cessé son service. On va s'occuper d'en former une nouvelle selon le vœu populaire. Les troupes réglées ont tout fait. La veille, sans s'inquiéter du vieux privilège de Marseille , on a demandé leur entrée dans la ville. Aujourd'hui l'on bat des mains sur leur passage ; dans la soirée , le comte de Caraman sollicite les citoyens honnêtes de se joindre à elles pour faire les patrouilles (3).
Le calme se rétablit dans la rue ; le commandant pourra donner contre-ordre au renfort de dragons et au régiment
(1) Archives départementales, section du palais de justice d*Aix, arrêts à la barre, da 20 mars 1789 au 8 juillet 1790 : contre Joseph Daumas, marinier^ repris de justice, contre Jacques Eyme, repris de justice, matelot, etc.
(2) Journal de Provence, t. XXV, 4» supplément^ p. C.
(3) Archives départementales, C, tî6I : lettre du comte de Caraman aux commissaires des communes (20 août 1789).
de Lyonnais qu'il avait appelés d'Aix (1); mais les esprits restent agités.
Une vive émotion règne dans le haut commerce , à la pensée du traitement qu'a subi M. La Flèche.
Successivement membre de la Chambre de commerce, juge-consul, administrateur du bureau de la santé, directeur de plusieurs hôpitaux (2), cet échevin a conquis Testime et la sympathie de la bonne société. Une belle figure, l'usage du monde contracté dans les salons de l'ambassade française à Constantinople, une élégance qui se montre jusque dans les traits nets, fins, allongés, de son écriture presque féminine, s'unissent chez lui à un patriotisme éclairé par l'expérience , à une profonde connaissance des intérêts commerciaux de Marseille (3), à l'élévation dans les idées et à la fermeté du caractère (4).
Cette aristocratie de sentiments et de manières n'est pas dans ce moment une recommandation auprès du peuple qui sait les attaches de M. La Flèche avec la garde des habits bleus et ne les lui pardonne pas (5) ; mais les grands négociants veulent protester contre l'injure qu'il a reçue. Le 21 , ils vont le prendre au fort Saint-Nicolas, et ramènent ou plutôt le portent en triomphe à l'Hôtel de ville. Tout l'état-major de cette citadelle les accompagne. Sur le passage du cortège éclatent mille applaudissements (6).
(1) Archives départementales , C , 1381 : les commissaires des communes aux députés aux Etats généraux, pp. 8 et 9.
(2) Journal de Provence, t. XXV, 4* supplément, p. 4.
(3) Archives do la chambre de commerce, BB, art. 76, copie des lettres du comité de correspondance du commerce adressées à MM. les députés extraordinaires du commerce de Marseille auprès de l'Assemblée nationale, commencée le 15 novembre 1789, et finie le 20 novembre 1790 : lettre à M. La Flèche (3 mai 1790); BB, art. 126 : lettre de M. Rostagny, du 27 septembre 1789, à MM. les échevins et députés du commerce de Marseille.
(4) Esquisses historiques : Marseille depuis 1789 jusqu'en 18i6t t. I, pp. 46 et 47.
(5) Lourde, t. I, p. 98.
(6) Archives municipales de Marseille, registre des lettres écrites, commencé le 1 1 février 1789 : lettre à MM. Necker, de Saint-Priest, de Beauvau, et députés des trois ordres (24 août}, p. 265. — Journ&l de Provence^ t. XXV, 4* supplémenty p. 7.
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Mais M. La Flèche ne consent pas à conserver le chaperon municipal ; dès la veille il a déclaré à ses collègues Tobligation où il se sentait d'abdiquer « une autorité avilie par l'injustice et outragée par les ennemis de Tordre. » Il a écrit à M. de Saint-Priest qu'aucune considération ne saurait le retenir plus longtemps en fonctions (1).
Si M. La Flèche est blessé au cœur par Tinjure dont il a été Tobjet, M. de Caraman n'est pas moins irrité d'une émeute qui a déconcerté ses vues de conciliation. Il ne peut se l'expliquer que par des machinations mystérieuses : « Il ne faut pas se flatter , » écrit-il ; « il » existe un agent secret , puissant , et dont les vues exi- » gent une fermentation continuelle : c'est un ennemi de » rhumanilé, de la France; mais il a un dessein, une » machine montée, une correspondance suivie; et actuel- » lement il est bien clair que la cause publique n'étant » pour rien dans tout ce qui se passe, c'est la cause parti- » culiére qui agit (2). »
Certes, ces lignes sont obscures, même énigmatiques ; l'énigme n'est peut-être pas indéchiffrable ; il nous semble bien que Mirabeau est le personnage visé par l'allusion de M. de Caraman.
Mais il y a loin de cette allusion, de ce soupçon même, si l'on veut, à une accusation prouvée.
Notre conviction intime est que la main de Mirabeau n'est pour rien dans les troubles des 19 et 20 août, que nous avons essayé de retracer.
D'abord, en thèse générale, plus homme d'Etat que tribun, il avait une répugnance marquée pour cette politique de caverne qui prend des attentats pour dt's expédients (S) comme il disait lui-même.
fl) Registre des lettres reçues, commencé le 11 juillet 1789 : lettre de M. La Flèche (20 août 1789), p. 35.
('2) Archives départementales, G, 1201 : lettre du comte de (^araman aux commissaires des communes (22 août).
(3) Et. Dûment, p. 100.
Avec ce fatal souci de la popularité auquel les plus grandes individualités des assemblées parlementaires n'échappent point, et qui, chez les petites, devient une honteuse obsession, il a pu être plus qu'indulgent pour des désordres une fois commis; on ne voit pas qu'il y ait jamais trempé ou qu'il les ait provoqués lui-même.
La Constituante (1), le comte de La Mark (2), Tabbé Maury (3), l'ont absous de toute complicité dans les attentats des 5 et 6 octobre 1789.
A Marseille, il avait mis son ambition et sa gloire à faire la paix^ comme il le dit ijn jour à la tribune de l'Assemblée nationale. Moins que jamais, en août 1789, il pouvait être tenté d'exciter dans cette population effervescente une agitation absolument stérile pour ses intérêts.
Le centre de son activité politique était alors dans la Constituante; il s'appliquait à ranger sous sa domination cette assemblée tumultueuse, récalcitrante, ostraciste par excellence (4). Les plus longs espoirs et les plus vastes pensées lui semblaient permis. Il était question d'une ambassade à Constantinople. « La nature de mes affaires, » de mes projets, de mes perspectives, » mandait-il à Mauvillon, « est devenue telle, mon cher ami, qu'il est abso- » lument impossible que je m'explique par écrit... Je ne » puis pas m'expliquer, mais promenez vos regards du » Bosphore à la Tamise, et tenez-vous prêt à faire les » conditions de vous et des vôtres (5). »
Mirabeau pouvait-il descendre des hauteurs où son génie semblait s'épanouir dans l'attente et presque dans la certitude d'une grande situation diplomatique pour s'at-
(1) Archives parlementaires, t. XIX, p. 404.
(2) De Bacourt, Correspondance ejilre le comte Mirabeau et le comte de La Marky t. I, p. 113-116.
(3) Archives parlementaires, t. XIX, p. 399 : a Relativement à M. de Mij» rabeau, j'avoue que je no vois aucune accusation grave dans l'inforinaf tion. » — Abbé Maury, Discours du 2 octobre 1190,
(4) Lettres écrites à un ami d'Allemagne, p. 5<)S.
(5) Ibid., pp. 47(» et 477.
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tacher à fomenter de misérables discordes à Marseille ?
En outre, les chefs du parti révolutionnaire marseillais n'étaient ni en disposition ni en état de tenter une émeute ou une sédition-. Les uns, comme Barbaroux, Lejourdan, Blanc Gilly, inclinaient vers les idées de conciliation; les autres, comme Chompré, Brémond-Julien et Lieutaud, étaient toujours à Paris et à Versailles; ils ne s'entendaient guère entre eux.
Chompré, le rhéteur parisien, hautain, hâbleur, plein de morgue, insupportable dans son intérieur, lorsque les affaires publiques ne détournaient pas sa pétulance de sa famille (1), s'était bientôt fatigué de ses compagnons d'exil, ne voulait plus rien avoir de commun avec eux, insinuait qu'ils avaient manqué de délicatesse dans le règlement des dépenses du voyage (2) , craignait qu'ils ne le compromissent, entendait n'agir que pour son compte dans ses visites et ses sollicitations, se vantait d'être écouté par le gouvernement, à l'exclusion des deux autres (3), et comptait ne reparaître à Marseille que placé (4).
Avec plus de bonhomie , Lieutaud cherchait à édifier sa fortune sur la protection de Mirabeau (5).
Pendant ce temps, s'il faut en croire Chompré, Brémond- Julien accumulait étourderie sur étourderie, dette sur dette et finissait par n'avoir plus le sou (6).
Il était temps qu'il repartit.
(1) Archives nationales, papiers du comité des rapports, DXXIX, 5S, fraj;mcnts de lettres de Chompré écrites à sa fciiimc : 8 août 1789 : « Ma pctu- » lauce, tournée vers la chose publique, va faire ton bonheur, ton repos et > celui de tes enfants. »
(2) M., ibici., le même à la mémo ; 17 juin : " Je me sais bon j;ré de » n'avoir plus rien do commun avec les deux autres, car il inVn ;i coûté liorri- » blemcnt cher. »
(3) /d., ibid., fragments de lettres de Chompré, etc. (17 juin 1789).
(4) id., ibid. (16 juin).
(5) M., ibid. (13 septembre).
(6) Archives nationales, papiers du comité des rapports, DXXIX, 08; fragments des lettres de Chompré (15 et 17 juin, et 3 septembre).
Pour revenir à Marseille en toute sécurité, il dut promettre de ne plus se mêler d'affaires publiques (1).
Il est probable qu'on exigea la même promesse de Lieutaud et de Chompré.
Tous les trois quittèrent Paris dans la première quinzaine de septembre.
Leur attitude et leurs préoccupations n'avaient pas été et n'étaient pas celles de conspirateurs ou d'agents de conspiration.
Les événements des 19 et 20 août, à Marseille, n'avaient pas été préparés et produits par les sourdes menées d'une ambition perverse et puissante. Mirabeau s'y était si peu mêlé que, pour les retracer plus tard à la Constituante, il dut recourir aux renseignements et même à la plume de son secrétaire marseillais Pellenc (2).
Cet incendie avait été allumé par un brandon que des mains imprudentes ou coupables avaient jeté dans un amas de matières inflammables.
En elles-mêmes, ces journées n'eurent pas beaucoup de gravité, et n'aboutirent pas à un résultat bien décisif.
Les révolutionnaires et les aristocrates en retirèrent les uns et les autres une part de succès et une part d'échec qui se balancèrent mutuellement.
La garde des habits bleus reçut un coup dont elle ne se releva plus. Vingt-huit capitaines sur soixante donnèrent aussitôt leur démission. Vingt des grades vacants furent offerts aux corporations qui finirent par obtenir tous les vingt-huit (3). Mais en dépit des démarches de M. de Ca-
(1) Archives nationales, papiers du comité des rapports, DXXIX, 58 : lettre de Brémond- Julien aux membres do l'Assemblée nationale (27 décembre 1789), contenant extrait de son interrogatoire par le lieutenant de la marccbaussce Duveyrier.
(2) Archives municipales de Marseille, registre des lettres reçues du 10 février au 9 septembre 1790, lettre de M. Blanc, député de la commune de Marseille, 10 mars 1790, p. 45.
(3) 0 Vingt-huit capitaines des corporations ont pris la place de ceux qui se sont retirés- » Lettre de M. de Caraman à MM. les maire, échevins et a-iNOssciir <lc Marseille, le 3 novembre 1789. — Faisons observer, en passant,
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raman auprès de leurs prieurs , elles ne se décidèrent pas à fournir à cette garde ce qui lui manquait surtout, des volontaires, des soldats (1).
Si le parti aristocratique perdait le privilège exclusif des grades dans cette milice, en revanche il avait la satisfaction de voir les troupes réglées dans Marseille et put bientôt se croire sur le point d'être vengé par les procédures d'une justice d'exception, siégeant dans l'un des forts de la ville avec les pouvoirs les plus étendus.
que M. Lourde {Histoire de la Révolution à Marseille^ t. I, p. 97) dit à tort, dans son récit de Tépisode de la Tourotte : a le chevalier do Damas, qui n'a > pu empêcher cette scène sauvage, s'indigne et donne sa démission. » — Dans un projet de règlement de la garde citoyenne lu au conseil des trois ordres, le 9 septembre 1788, par le chevalier de Damas, ce dernier parle encore de lui-même comme investi du commandement de cette garde. (Bibliothèque publique de Marseille, DeK, 4707, t. I, pièce xxxviii, p. 4.)
(1) Archives départementales, C, 1261 : le comte de Caraman aux commissaires des communes (29 septembre 1789) ; C, 1381 : lettre des commissaires des communes (28 août 1789) à MM. les députes aux Etats généraux , p. 24. — Bibliothèque publique de Marseille, recueil intitulé : Garde nationale^ DeK, 4767, pièce xxx : Etat des compagnies échues aux corporations.