‹ Mirabeau et la Provence (volume 3)Chapitre 8 sur 48 · M. DE BOURNISSAC ET LA JUSTICE PRÉVÔTALE A MARSEILLE · texte numérisé non relu

M. DE BOURNISSAC ET LA JUSTICE PRÉVÔTALE A MARSEILLE

Dans son numéro du lundi 31 août , le Courrier d'Avignon (1) raconte qu'à la suite des désordres du 19 les théâtres restèrent encore fermés pendant deux jours à Marseille. La veille de la saint Louis, il n'y eut point de feu de joie sur le cours de ce nom ; pourtant la ville reprit peu à peu sa physionomie extérieure. Le 22, l'académie de musique et les autres spectacles rouvrirent leurs portes; on put aller applaudir des fragments d'opéra de Gluck, des symphonies à grand orchestre de Pleyel et Haydn (2). Mais le travail languissait, le commerce soufiFrait, quoi que veuille dire Lautard dans ses esquisses historiques (3).

« Il est à la veille de la crise la plus violente, » écrivait le 16 septembre, M. de Baux à ses deux collègues. Au mois de novembre, le ralentissement des affaires devenait une véritable stagnation (4) et avec l'entrée de l'hiver, amenait une misère pour laquelle la chambre de commerce croyait devoir voter un secours de 10,000 livres. L'année précé-

M) Courrier d'Avignon, n» du 31 août 1789, p. 288.

(2) Journal de Provence, t. XXV, p. 389; t. XXVI. p. 90.

(3) Lautard, Esquisses historiques, 1. 1, p. 44. — Archives dcpartcnicntalcs, C, 1030 : Icttro de M. de Baux à MM. les commissaires des communes (16 septembre 1789).

(4) Archives de la chambre de commerce de Marseille, registre do la correspondance administrative, BB, art. 71, I' 1 : lettre à M. Rostagny (16 novembre 1789).

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