‹ MirabeauChapitre 22 sur 104 · ENT · texte numérisé non relu

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di que ls delle de Mb. dont & montant s'élevait à 9050 livres, seraient acquittées avant son départ d'Amsterdam. Le père apprit l’arrestation de son

fils avec un rugissement de joie sauvage : « J'ai reçu hier

avis, écrivait-il au baïlli, que le scélérat est serré, et aux fers! » Il fallait maintenant payer « la sauce », c’est-à-dire les dettes et les frais de police, ce qui était dur « dans un temps où toutes les cassettes ont une ceinture de chasteté ». Le ministre de France fit les avances de la note. Sophie avait tenté de se suicider. Elle promit de ne pas recommencer sur l'engagement que prit des Bruguières de l'aider plus tard à correspondre avec son amant. Séduit, d’ailleurs, comme tous les autres, par Mirabeau, et couvert de ses libéralités, l’exempt de police, qui devint son ami, lui rendit, pendant sa détention, de signalés services. C’est chez lui que les deux amants descendirent en arrivant à Paris. La séparation fut déchirante. Mirabeau fut pris d'une hémorragie, tandis que Sophie, surmontant sa défaillance, eut le courage de ne pas se retourner au cri qu'il poussait : « Je t'ai rendue bien malheureuse! » Sa douceur, son malheur et sa grossesse apitoyèrent le lieutenant général de police Le Noir qui épargna à la jeune femme Sainte-Pélagie et la fit enfermer, sous le nom de Mme de Courvière, dans une maison de correction tenue, rue de Charonne d'abord, puis rue de Bellefond, a une demoiselle Douay.

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