‹ MirabeauChapitre 5 sur 104 · LA | FAMILLE · texte numérisé non relu

LA | FAMILLE

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Here | auxquels s sa vertu Pour intrépidement tête. Mais toutes FH ces hostilités faisaient son honneur. OP 70 Sr Rentré en France, pour cause de santé, en 1755, i | PTE reprit du service dès l’année suivante et fut blessé au TA siège de Mahon. Son expérience et ses services lui per- % HE

mettaient d’ambitionner ou d’espérer le ministère de la Marine. À deux reprises, la protection de Mme de Pom- : padour, en 1757 et en 1758, parut l’y conduire. Mais ce | héros de la mer était un courtisan médiocre. Il tenait de | ce ROVER son père à la fois le mépris de la mort et le mépris des AY ESS intrigues. Le ministère de la Marine lui échappa. Du < moins se trouva-t-il un ministre pour occuper autrement ses qualités exceptionnelles. Sous la protection du maréchal de Belle-Isle, il fut, de 1758 à 1761, inspecteur général des gardes-côtes de Saintonge, Picardie, Normandie et Bretagne. Au cours de la guerre de Sept ans, un tel poste n’était pas une sinécure. Le ministre de la Guerre, qui le lui avait confié, trouvait qu’il s’en acquittait à merveille. A Saint-Malo, à Saint-Cast, au Havre, il rendit les plus grands services contre les Anglais qu’il n’aimait pas et qu’il s'était « accoutumé à regarder comme les ennemis du genre humain ». Une lettre de son frère ‘ aîné, du 16 décembre 1760, le rappela à Paris : « Cher ve frère, je vais être arrêté; c’est par l’ordre du roi, ainsi ; A nous n’avons rien à dire... ». 1 j'a r Cet aîné avait deux ans de plus que lui. Les deux PA frères s’adoraient. Le cadet, homme de haute et droite ‘Les conscience, remplissait avec autant d'affection dévouée ci que de soumission les devoirs que lui imposait le droit | d’aînesse. Il voyait dans son frère un chef de famille, 5 auquel « il laissait la direction des affaires ». Il le consultait et il se soumettait à ses avis. Même pour ses affaires propres et pour l'orientation de sa carrière, il s’en remet- , tait à lui. Le plus souvent éloignés l’un de l’autre, ils ‘ s’écrivaient constamment de longues lettres (on n’en compte pas moins de quatre mille) où ils agitaient toutes les questions. Peu de correspondances sont aussi variées et aussi vivantes. Elles remuent un monde d'idées. Il faut,

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