‹ MirabeauChapitre 74 sur 104 · PARU · texte numérisé non relu

PARU

qui se prépare, ou si les fautes faites et celles qu’on ne

manquera pas de faire encore nous engloutiront tous ». Invariablement, :obstinément, avec une clairvoyance et une fidélité qui n’avaient pas subi une défaillance, il s'était attaché à concilier, dans ses discours et dans ses

écrits, dans ses actes et dans ses paroles, les droits du roi et ceux du peuple, les garanties de la royauté et. celles de la liberté. Les progrès de l’anarchie, secondés

par la faiblesse d’un ministère irrésolu et malhabile, lui

avaient démontré, avec une force croissante, la nécessité

de restituer au pouvoir royal, abandonné à lui-même au cours d’une crise tragique, ses initiatives naturelles et ses prérogatives légitimes. Irrité contre des conseillers qui n'avaient ni plan ni but, ni programme ni méthode, pouvait-il refuser les conseils qu’on lui demandait, lui qui, quatre mois avant l'ouverture des États Généraux, avait proposé une Constitution pour sauver le royaume à la fois des complots de l'aristocratie et des excès de la démocratie? Son refus lui aurait paru une désertion. Mirabeau n'était pas de ceux qui désertent. Certes il gurait préféré l’action publique, la lutte au grand jour,

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