‹ MirabeauChapitre 92 sur 104 · MAUR TE · texte numérisé non relu

MAUR TE

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18 LA L'HOMI FE.

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régime nouveau s’entourât d'hommes sûrs et fidèles,

J'aimant et le comprenant. Le temps n'était plus des

faveurs personnelles : « Il ne s’agit pas de donner des créatures aux ministres, mais d'en donner au roi », et par le roi, Mirabeau entendait aussi bien la Révolution que le monarque. Il réclamait pour la diplomatie des agents « dont les anciens préjugés ne combattraient pas le devoir » et qui « ne compromettraient pas la puissance

la jeunesse, il lui faisait confiance. Quand la question se débattait d'envoyer un négociateur à Madrid pour transformer le pacte de famille, il n’hésitait pas à recommander à la cour un jeune homme, un sujet nouveau, « car enfin, il est temps d'en former et de s’en attacher. Or, rien ne forme la jeunesse comme les grandes affaires qui la contraignent à se réfréner elle-même, et rien n’attache, ce qui vaut quelque chose, comme une grande marque de confiance ».

Ainsi préparé, ainsi entouré et armé pour la lutte, qu'aurait fait Mirabeau? Son plan aurait-il réussi, ou est-il mort à temps pour sa gloire? La question divise les

les événements, en ce printemps de 1791, auraient infligé

pris en eux-mêmes, ils fussent absolument inexécutables et que tout, dans ce plan contradictoire et complexe, fût condamné à l’insuccès. Mais il y aurait fallu, pour aboutir même partiellement, l’action personnelle de Mirabeau, son impulsion active, sa direction constante, sa surveillance continue, au lieu que, réduit au rôle obscur

ni la confiance de ceux qu’il conseillait. Ministre occulte, il n'aurait pas joué un rôle inefficace s’il avait été suivi. Malheureusement on le consultait, mais on ne l’écoutait pas. Le témoignage de Fersen, qu’il convient de citer, est probant. Fersen écrivait au roi de Suède : « Mirabeau est toujours payé par la cour et travaille pour elle; mais

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