SIGNUM BESTI/E
De même, si l'on entrait dans l'examen approfondi de chaque péché actuel, on y trouverait en dernière analyse, le refus ou bien d'entrer dans l'ordre surnaturel ou bien d'y persévérer, ce qui est absolument incompatible avec notre union mystique avec Dieu. Par conséquent dans tout péché il y a ceci : ou bien l'âme contredit h la lumière de la raison et refuse les illuminations de la foi ; ou bien encore, après avoir reçu les illuminations de la foi, elle se refuse à les suivre jusqu'à la consommation de la charité, dans Tunion mystique avec Dieu.
Toutes les fausses religions ne sont,
près tout, que de certaines substitutions d'éléments naturels à la place du surnaturel. Qu'est-ce que le Paganisme, sinon le culte de la nature, sous des symboles plus ou moins ingénieux ou grossiers ?
Les hérésies, dans leurs attaques contre
crtaines vérités révélées, sont-elles
autre chose q«e des tentatives de substituer le sens humain à î^autorité divine? Quant à Ja Franc-Maçonnerie, il est aver-é qu'elle n'a d'autre but que d'arracher toute la race humaine h. Jésus-Christ, et de îa réduire à l'adoration de la raison pure : cela ressort et de son enseignen>€nt secret, aujourd'hui parfaitement connu, et de son action publique dans le monde entier. Or il s'en faut que le culte de la raison pure soit identique avec celui de la pureté. La grande Révolution s'est chargée de démontrer cela, lorsque sur le grand autel de Notre-Danie de Paris profané, elle exposa en grande pompe à l'adoration des dévots de la Raison Pure « le marbre vivant d'une diaîr publique » (Lacordaîre. Conférences).
Chaque pécheur, en allant à ! 'encontre de la lumière de la raison et de la révélation, remplace pour son compte personnel, l'adoration de Dieu par le culte îdo-
« SIGNVM BESTIM »
lâtrique de la créature ; c'est-à-dire, soit l'adoration de lui-même, soit celle de quelqu 'autre objet créé, animé ou inanimé; de l'or, de la chair ou de la fange. Comme l'ange rebelle, l'union mystique avec Dieu ne peut le satisfaire et ce qu'il désire de plus se trouve être, en fin de compte, infiniment moins, et horriblement abject.