VI. Additions conservatrices
VIL Continuité soutenue.
Maintenant, nous raisonnons ainsi : il est certain que l'idée de la Mystique dans r Eglise catholique, jusqu'au xvi" siècle, a toujours été celle d'un commerce d'amour entre le chrétien et Dieu. Peuton soutenir que l'idée moderne remplace avantageusement l'idée primitive traditionnelle? ou qu'elle procède par voie de développement légitime de l'idée primitive traditionnelle? Si l'on appliquait l'une après l'ature les sept marques signalées par Newman, à la notion moderne de la Mystique, celle-ci n'apparaîtrait-elle pas comme une déviation et une corruption de l'idée traditionnelle? On pourrait écrire un volume en preuve de cette assertion :
qu'il suffise toutefois de signaler cette ligne de raisonnements à l'attention des studieux de la philosophie et de la théologie. A l'exploiter à fond ils trouveraient
une ample récompense de leurs fatigues.
Le but du présent volume est tout différent* Nous ne touchons à la controverse que dans les limites de la plus absolue nécessité. Ce que je désire par-dessus tout c'est d'établir nettement les termes de la notiôil traditionnelle; de la formuler sans équivoque } de la montrer, en la tournant et retournant, sous toutes ses faces; de la mettre en pleine lumière; de la laisser plaider pour elle-même* Dans la belle harmonie du développement de cette doctrine, dans son équilibre, «a profondeur, sa solide unité et sa suite logique, îl se trouve h mon avis, une force de persuasion à Inquelle il sera difficile de résister.