SCÈNE PREMIÈRE OURRIAS, JouvENCEAUTi, Amis d'Ourrias
Ourrias est armé d'un long bâton à triple pointe ae tei-, OURRIAS.
Voici le Val d'Enfer et la grotte des fées, D'où sortent à minuit les plaintes étouffées, Les rires et les cris des noirs esprits d'en bas, Dont Taven la sorcière excite les ébate.
LE CHC^UR.
C'est ici qu'elle habite ?
OURRIAS.
Oui, dans ce lieu sauvage.
D'un ton railleur.
Si VOUS voulez, amis, on peut la consulter; Elle cache en lieu sûr, dit-on, certain breuvage
Dont les amants malheureux font usage, Et qu'il serait prudent peut-être d'acheter.
LE CHOEUR
A quoi bon te mettre en dépense Si Ton fait fi de toi, ie plus sage, je pense, Est ie t'tn consoiBr.
DEMI-CHŒUR
D oublier raveniure et de n'en plus parler.
DEMI-CHOEUR
Bonne chance au vannier ! — qu'il garde la donzelle 3
LE CHOEUR
Tu trouveras sans peine une fille plus belle.
DEMI-CHOEUR
Et dIus riche !
DEMI-CHOEUR
Et plus sage !
0 U R R I A s , avec emportement.
Où donc se cache-t-elle Cette fille plus sage et plus belle à vos yeux
Que Mireille elle-même? Qui de vous la connaît? — Qui l'a vue ?... en quels lieux ? Moi, je n'en veux point d'autre et c'est elle que j'aime!
S'écartantjbrusg^uement de si^^
Mais la nuit vient. — Suivons chacun notre chemin. '
LE C H OE u B. , avec crainte et à demi-Ynix. ^
Oui, c'est l'heure des mauvais rêves !... L'heure où les farfadets, les lutins et les Trêves Sur la pointe des flots et le sable des grèves Dansent au clair de lune en se donnant la main !
3^^ t/XvvOvM tnovCtt L nWCi^