SCÈNE II «ÎURRIAS, VINCENT
""oïjrbTas.
N'eiît6i4s-ie pas marcher ?
Il se penche dans Vombre et écçwitr RINCENT. ..^-'"^
j suis-je ? — Voici l'heure De regagner notre paiivre de
Il fait queU^ues pas, et se laisse tomber^fe^Jine^rre.
Ahf ve me sens mourir î ^ Et je souffre... et>i4enrel
se cachant la tête dans les mains en sanglotant.
^-"^ 0 Mireille!... Mireille!... Hélas!
OURRÏAS, àpart.
Mort et malheur 1 -^ C'est .ai ! Je ne mTtrompaispas 1
Au fond de ce ravin sombre,
Où la nuit répand son ombre, C'est l'enfer qui le jette au devant do mes pas .
VINCENT
Au fond de ce ravin sombre . ^f
MIRKiLLE
Triste et seul, etrant dans l'ombre, Je t'appelle, ô Mireille, et tu ne m'entends pas
0 U R R I A S , s^pprochant brusquement c(e \'im.eAii.
Te voilà donc, heureux garçon qu'on aime, Galant vanmer que l'on préfère à tous.
Et que iViireiile même
A choisi pour époux!..
VINCENT, se levant.
ASmon bonheur, ami, ne porte pas envie! C'esl^n vainque son cœur m'a choisi; — c'est j^n vain Qu'ell\ni'aime ! — Son père a repoussé ma/nain Et brisé Xun seul mot le rêve de ma vie [
OURRIAS
Qu'importent le^efus du père et/^on mépris, Si c'est toi dont le\çeur de la belle est épris!
Avec une rag^Vontenu^
Mais dis-moi par q^ sortilège, Par quel charmée maudK tuH^s prise à ton piège ; Parle, réponds! -— Ç^e\ philtn^ a troublé sa raison '^
VINCENT
Pourquoi m^tîtrages-tu par ce lâche ^^pçon?
OURRIAS.
/ildiis comment donc se peut-il faire Qu'à la face même de Dieu, La belle au plus riche préfère Ln vagabond sans feu ni lieu ?...
Il faut bien penser, à ce compte, Qu'elle a perdu l'esprit et perdu toute honte 1
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