I. A COMTESSE, ai*Major
J E vois un étranger. C’est probablement le domestique.
ï. e m A J o s, à Frantz .
Mon ami , pourrait- on parler à votre maître ?
Non.
Le m a j o r.
Je ne lui demande que deux minutes.
Il vient deVenfermer.
LA COMTE S* S E
Dites-lui que c’est une darne qui lui demande cette grâce.
Cela ne le déterminerait pas.
LA COMTESSE Est-ce qu’il hait notre sexe.
Il hait tout le genre-humain.
LA -COMTESSE
Et pourquoi donc?
Il peut avoir été trompé.
LA COMTESSE
Ce que vous dites là n est pas tres-galaut.
misantropie
Mon maître n’est pas galant. Mais quand il trouve l’occasion de sauvei la vje a quelqu un , il le fait , même en exposant la sienne.
Le major.
Cela est beaucoup mieux. Voilà l’épouse et le beau-frère de celui dont il a sauvé les jours 5 qui viennent pour lui témoigner leur sreconnaissance.
F ït A N T Z.
Il n’aime pas cela.
LA COMTESSE
C’est un nomme bien singulier.
Il n a pas d’autre désir que celui de trouver le repos dans la solitude.
LA COMTESSE
Quoi qu il en soit, je désirerais le voir , je voudrais savoirquï il est.
Et moi aussi.
LA COMTESSE
Et comment? Vous même ne le conna!«ez pas?
Pardonnez-moi , madame , je le connais fort bien ; c’est-à-dire 5 ce qui est de lui précisément, son cœur, son aine; car , pensezvous, madame, qu’on connaisse un homme quand on sait son nom ?
LA COMTESSE
Eort bien , mon ami , je vous écoute avec plaisir , et serais charmée de vous connaître; mais, qui êtes-vous vous-même?
F R A N T z , la saluant.
Je suis votre très-humble serviteur. ( 7/ sort, )