‹ Misanthropie et repentirChapitre 27 sur 57 · I. A COMTESSE, ai*Major · texte numérisé non relu

I. A COMTESSE, ai*Major

J E vois un étranger. C’est probablement le domestique.

ï. e m A J o s, à Frantz .

Mon ami , pourrait- on parler à votre maître ?

Non.

Le m a j o r.

Je ne lui demande que deux minutes.

Il vient deVenfermer.

LA COMTE S* S E

Dites-lui que c’est une darne qui lui demande cette grâce.

Cela ne le déterminerait pas.

LA COMTESSE Est-ce qu’il hait notre sexe.

Il hait tout le genre-humain.

LA -COMTESSE

Et pourquoi donc?

Il peut avoir été trompé.

LA COMTESSE

Ce que vous dites là n est pas tres-galaut.

misantropie

Mon maître n’est pas galant. Mais quand il trouve l’occasion de sauvei la vje a quelqu un , il le fait , même en exposant la sienne.

Le major.

Cela est beaucoup mieux. Voilà l’épouse et le beau-frère de celui dont il a sauvé les jours 5 qui viennent pour lui témoigner leur sreconnaissance.

F ït A N T Z.

Il n’aime pas cela.

LA COMTESSE

C’est un nomme bien singulier.

Il n a pas d’autre désir que celui de trouver le repos dans la solitude.

LA COMTESSE

Quoi qu il en soit, je désirerais le voir , je voudrais savoirquï il est.

Et moi aussi.

LA COMTESSE

Et comment? Vous même ne le conna!«ez pas?

Pardonnez-moi , madame , je le connais fort bien ; c’est-à-dire 5 ce qui est de lui précisément, son cœur, son aine; car , pensezvous, madame, qu’on connaisse un homme quand on sait son nom ?

LA COMTESSE

Eort bien , mon ami , je vous écoute avec plaisir , et serais charmée de vous connaître; mais, qui êtes-vous vous-même?

F R A N T z , la saluant.

Je suis votre très-humble serviteur. ( 7/ sort, )

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