‹ Misanthropie et repentirChapitre 29 sur 57 · LA COM · texte numérisé non relu

LA COM

Doucement mon frère. Ces maximes sur l’égalité des états ne mesont point étrangères; mais neus vivons en société, il faut savoir lui sacrifier.....

• LE MAJOR

tout à ton aise, ce protocole de la vanité; voici ma réponse : Une passion, aussi invincible qu’elle fut prompte , me subjugue et m’entraîne ; non, je ne répugne pas’ à une vie honnête et paisible, à une honnête obscurité , pourvu que je trouve chez jcneâ la paix et le bonheur*

LA COMTESSE

Tu sens bien, mon frère , que ce beau raisonnement n’est pas sans réplique ; tu dois quelque chose à ta famille , a tes

ï, e MAJOR l’interrompant.

Je dois le bonheur à mes enfans , à moi-même ; et , pour le faire, je n’ai pas besoin de titres : je consulterai mon cœur. la comtesse."

Mais , mon ami, dans ce moment l’amour égare ta^ raison , et n© lui permet pas de prévoir ce qui peut contrarier tes vues.

LE MAJOR

Et quoi donc?

Ï.A COMTESSE

Madame Miller agréera-t-elle ta recherche ?

LE MAJOR

C’est en cela , ma chère sœur , que fai besoin de ton secours» { Lui prenant la main.) Ah! ma bonne Henriette, tu connais mon cœur. L’amour, ou ce qui en usurpe le nom , ne fit jamais sur moi de bien vives impressions , et je n’ai bien connu que la douceur de l’amitié. Maintenant, j?aime au point de ne plus espérer de bonheur que dans cette union desirée. Laisse donc-la toutes ces réflexions.

LA COMTESSE

Je te le promets , même en ne t’approuvant pas ; mais je suisloin de t’assurer îe succès de ma démarche. ( Apperceyant le Comte.) Ah! les voici : peu s’en faut que nous n’ayons été surpris.

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