E U L A LIE
Non : ma jeunesse ne me justifie pa?. ( Jetianï un regard vers le ciel:) Oh ! mon respectable père , ce serait t accuser. Tu avais eu grand soin de graver dans- mon dœur les maximes sacrés de l’honneur. Ta vertu et tes- sages leçon > -m’avaient prémunie contré le danger .de lu flatterie et de hx séduction.
la comté s s F.
Eh! l’inexpérience peut-elle s’en garantir ? non , non , trop souvent, l’éducation la plus soignée fat impuissante contre les pièges d un adroit coi rupteur.
EUL AUEj avec explosion-
Mais voilà ce qui est incompréhensible : 1er complice de ma honte ne pouvait,, à aucun égard, souffrir de comparaison avec mon digne époux. Profondément versé dans ^art de la séduction , jl savait me peindre , sous les plus odieuses couleurs , l’économie, la bienfaisance , la raison , toutes les vertus de cet homme respectable. Celui-ci ne se prêtai tr plus à mes goûts, à mes caprices ; il me refusait les équipages , les vaines parures auxquelles nous attachons, un si grand prix. L’éloquence empoisonnée de mon corrupteur , présenta ces objets de luxe à ma vanité qu’il avait 1 art d ex*
c;ter Je quittai mes enfans ! mon pèred mon époux :
pour suivre .... qui ! . . . . Ah ! le ciel s’en est bien vengé , depuis qa’il m’a été possible d’ouvrir les yeux sur mon affreuse conduite .... ! Tous les tour meus sont dans mon cœur.
( Avec un sombre égarement , et montrant son cœur. ) Je les sens là .... là ... . Ah ! je ne m’eu plains pas , 6 mou Dieu [ je les ai bien mérités !
LA COMTESSE
Mais , avec une ame comme la vôtre , mon amie n’a pas dû voir prolonger son erreur.
Elle ne peut jamais être expiée. Sans doute , mon ivresse fut bientôt dissipée. Dans l’amertume de mon désespoir , je me rappelai l’homme honnête que j’avais outragé ; mais en vain, je cherchai à entendre les gémissemens de mea pauvres enfans !...*. Mes enfans 1
LA COMTESSE, ï interrompant,
Laissons-là ces souvenirs pénibles. Je prévois la fin de votre triste aventure ; vous vous dérobâtes à votre séduc-* leur ?
Je ne pouvais plus supporter ses regards ; il était horrible, affreux à mes yeux ; je m’échappai, et je vins chercher une amie, près de la comtesse généreuse qui me donna cette retraite , où il me fut permis.de pleurer , et qui ne me re** fusera pas un petit espace où je puisse me repentir.
LA COMTESSE, avec sensibilité.
C’est ici, c’est dans mon sein que désormais couleront vos larmes : puissé-je adoucir votre sort, et faire encore luir à vos yeux un rayon d’espérance !
h e u l a l i e, avec le cri du désespoir *
Ah ! jamais. , jamais !
LA COMTESSE
Et d epuis , n’avez- vous rien su de votre époux?
R:en. Il abandonna un séjour que j’avais rempli de ma honte ; et l’ jn ne sait ce qu’il est devenu.
Et vos enfans ?
ET REPENTIR. S
LA COMTESSE
11 les emmena»
LÀ COMTESSE» 9
Je ferai prendre des informations ; je veux.... Paix! voici
mon frère et mon mari Quel chagrin pour toi, mon
pauvre frère ! Ma chère Miller , essuyez vos larmes ,
qu’on ne s’apperçoive de rien.