LES LIVRES IMPRIMÉS EN COULEUR
AU XVm* SIÈCLE.
Les brochurettes , imprimées en différentes coulettrs, eurent autrefois une. réelle vogue; les femmes, les petitsmaitres, les incroyaUes du temp5, ^ — et n'eu trpuve-t-on pas toujours ? — se les disputsiierity: les passaient de mains en mains, les oubliaient adroitement sur la toilette d'une élégante, sur le sopba d'une actrice à la mode, dans un bureau de nouvelles, dans un cabinet d'esprit, en un mot partout où l'on jasait de belle humeur, avec la verdeur, l'entraîn, le sanis-gène d'une époque qui adora le libre langage.
C'est là tout le xVin*? N'est-ce pas indiqiier d'un mot ses tendances au bavardage et ses préférences aux caqùetages mignons? Jamais on ne rencontra dans une civilisation pareille étude sentimentale, p^^reille dévotion pour les légères productions intellectuelles ; — ce fut même là un signe, et pas le moins caractéristique, à coup sûr, de la profonde passion des âmes pour les frivolités, le papil-
lotage, les colifichets ^ ainsi que le désigne une Italienne de beaucoup d'esprit, amie du style et bonne observatrice de mœurs. Il y eut du colifichet à tous les étages de la société» à la Cour, à k Ville, dans les provinces, dans les châteaux; — la femme régna et gouverna.
La forte empreinte d'un siècle se trouve dans sa littérature, dans ses journaux, ses brochures, ses correspondances et ses mémoires; — certes, l'analyste ne doit rien négliger s'il veut prendre une hauteur exacte, s'il veut pénétrer au cœur même de son sujet, s'il veut intéresser, et, ce qui vaut mieax, instruire.
Les grands côtés du xvm* sont connus et complètement élucidés; les points de vue sociaux, moraux et encyclopédiques ont fait l'objet de travaux aussi nombreux qu'importants ; mais la vie intime du siècle, son firou-firou féminin et railleur, ses bulletins si piquants, écrits dans un bou- .doir, ses petites guerres de mots, son incessant travail de ruelle, ce travail de sape et de mine devenu si redoutable à la fin, — tout cela reste encore enveloppé d'un épais voile; les philosophes n'ont pas eu à leur disposition un élément principal de :ugement, une sensation critique éprouvée au contact des factums et des pamphlets, — quelque chose leur a manqué pour diagnostiquer le xvm* avec exactitude et profondeur.
On l'entend bien de cette manière, puisqu'un honmie considérable vient de pubUer le Secret du roi, puisqu'un chercheur nous donne les Mémoires du cardinal de Bernis,
denx ouvrages qui jettent de vi£s rayons sur la vie intime, sur les mobiles, sur les plans de conduite, les projets et les tentatives avortées d'une époque tracassiëre, qui dépensa pour la réalisation de ses espérances une sève, une force, une surabondance de vie indispensables à sa défense ; — mais qui se cxojdît attaqué? Personne. Et le rire s'envolait joj^ux et sonore.
Les brochurettes eurent les honneurs de l'engouement; ces petits livres, si coquettement imprimés en bleu, en rouge, en vert, en jaune, se répandirent à profusion; le livre vert, de 1759, par Caraccioli, attira l'attention. Livre mignon, tenant peu de place dans la poche d'une élégante, 79 pages d'impression, et un style qui passe du demi-grave au doux, du plaisant au demi-sévète avec une incroyable abondance d'expressions charmantes. Il est un mot, de néologie récente, qui peint ce genre : les stylistes des livres en couleur furent des expressionnistes. Rien ne pèse, rien ne s'attarde dans leur argumentation aussi rapide qu'une improvisation de génie.
Le livre à la mode de 1759 est imprimé :
A verte - feuille
De l'Imprimerie du printemps,
Au Perroquet.
L*année nouvelle.
Coomeni ne pas réussir avec de semUables èlémeiits de 5accè$l Comment ne pas iaire battre le cœur des femmes, touioors si avides de nouveautés et d'inconnus? Comment rester en chemin, quand on ûanchit la distance du premier coup?
Ans» ^^^ *^ flair de ces écrivains fan^aUjct^^^ n^Q, l<^es acharnés, aussi hardis à lancer une nouvelle qu'ingénieux à inventer un mot, — et ce n'est pas là ce que nous reprochons, la néologie marquant, au contraire, le mouvement d'une langue écrite et parlée, — ils sont tout miel, tout prévenances pour le lecteur; un exemple va le prouver.
En 1759» ^^ livre vert débute ainsi; on a fait mieux depuis dans ce genre, :
A Messeigneurs
les Petits - Maîtres
et
Mesdames •
les
Petites- Maîtresses.
a Messeigneurs et Mesdames,
« Vos élégances» voudront bien me permettre de leur dédier un Ouvrage qui, par son rapport avec les plus jolis rubans et les couleurs les plus agréables, doit nécessairement mériter vos suflfirages. Tout ce qui est nouveau plaît; ainsi ce Livre plaira. Si un pantin a pu vous amuser pendant l'espace de deux ans , ce volume a lieu d'espérer un pareil honneur. Il ne faut qu'un mot aussi neuf que lui
pour ie mettre en vogue et pour lui procurer un crédit étonnant. Les Gdmolets ont eu leur saison et r<mt encore ; ce livre aura la sienne, ou il seroit bien malheureux. Prononcez, Messqgkeurs et Mesdajœs, nommez cet Ouvrage, divin, enchanté, joli à croquer, enfin sémillant, et sa fortune est Êdte. n pourra parier avec les Pensées de Pascal, la Eedxnbe de la Vérité, la jrfiysique de Descartes et celle de Newton : que dis-je ? il ira plus loin; et j'aurai la gloire d'avoir su trouver un moyen de vous prouver tout le cas que £ût de vos él^ances celui qui est.
Messieurs et Mesdames,
Votre très-humble et très-obéissant serviteur.
Est-ce joliment troussé ? La confiance en soi est la verm des audacieux ; réussir leur suffit; la foule les acclame; et ils savourent leur gloire, ces affamés de grossière ambroisie : orgueil et modestie, quel mélange !
En 1760, c'est-à-dire un an après le livre vert, voici venir le livre en vermillon, avec ce titre :
Le Livre
La Mode
Nouvelle Edition,
Marquetée, polie et vernissée.
Et, au bas de la page, une indication qui ne pèche guère par modestie :
En Europe
Chez les libraires
Toujours de la forme ; ces messieurs les amuseurs d'élégantes adoraient la forme, une forme à eux, s'entend, car le style académique n'eût pas fait leurs petites affaires. Ils aimaient à lâcher ailes déployées les inventions les plus capricieuses de la néologie; et, sonune toute, ne leur devons-nous rien à ces linguistes de premier jet, de haut vol, recherchant surtout dans la phrase, dans la contexture du mot, dans l'arrangement de la draperie littéraire, ce qui rendait leur pensée avec une énergie mélangée de couleur locale ? n y a gros à parier que nous leur devons quelque chose. Sans les néologues des XVI, XVII et XVIII' siècles, notre belle langue française posséderait-elle les trésors inestimables de clarté, de précision, de vigueur, d'harmonie, qui en font l'instrument par excellence de la philosophie, de la poésie, du roman et de l'histoire ? — Ne soyons pas injustes envers les petits, envers les humbles. Au point de vue des perfectionnements de notre langue, mettons Scarron à côté de Bossuet, Rabelais à côté de Masillon et Saint-Evremont à côté de Biaise Pascal ; ces grands ouvriers eurent le même amour, la même passion : l'exactitude du mot.
Le livre vermillon, si vermillon même que cent dix-huit ans après l'impression a conservé tout son éclat, tout son
prestige typographique, se réclama da livre vert, son aine dans Tart de plaire, dans Tart, — assurément difficile — d'attirer et de retenir une clientèle. Et voici la mise en scène, souvent copiée, jamais égalée.
Aux Messieurs
Et Dames
A Vapeurs,
« Messieurs et Mesdames,
« La couleur verte n'ayant duré que huit jours, ainsi que toutes les modes, je vous offire le plus beau des vermillons, tel enfin qu'il brille sur vos visages, magnifiquement et fiirieusement enluminés, et tel qu'il doit être, selon l'avis des plus habiles Tronchins, pour enjoliver et égayer vos vapeurs. Qjiel plaisir de retrouver sur un papier l'expression même de vos charmantes figures, et d'y voir ce joli coloris qui pare aujourd'hui les physionomies de nos Petits-Maîtres et de nos Petites-Maîtresses, vraiment habiles dans l'art de se peindre avec élégance ! Cet ouvragé va devenir un tamis, où vos inquiétudes noires venant à s'évaporer, il ne vous restera plus que des langueurs agréables, propres aux gentillesses de la société. J'ai voulu aller par gradation, du noir au vert, et du vert au couleur de rose pour vous prouver. Messieurs et Mesdames, que dans toutes Les nuances, je suis également
Voue admirateur et serviteur, .
Bravo, n'est-il pas vrai ? Les dames à vapeurs, — elles en ont encore aujourd'hui — directement mises en cause.
mais avec des câlineries d'expression telles que les plus hargneuses ne tinrent pas longtemps rigueur à l'écrivain, — ces dames formèrent la clientèle courante, ce que nous avons nommé depuis, dans notre langue moderne» un peu mathématicienne, le fond de boutique; — elles furent les premières à rire de certains travers, de certains ridicules, de certaines façons d'être, d'un ensemble particulièrement original ; ce rire n'eut pas le scepticisme froid, métaphysique, pour ainsi dire glacial, qui marqua les œuvres de l'esprit et les actions des coureuses de nouvelles au XVDI* siècle ; — leur rire, sans dépasser la mesure, apprécia les stylistes et s'appropria leurs découvertes.
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Les Mémoires secretSy ce recueil des travers, des vices de l'époque, glace de Venise dans laquelle se reflète une civilisation sur le déclin, à la date du 9 juillet 1776, nous donnent une note précieuse : « Les vapeurs étant plus que jamais le tic des jolies femmes, on a fait une chanson sur ce ridicule ; elle est assez bien faite, et fort à la mode ; elle a pour titre La Vaporeuse, et est sur l'air : Toujours, toujours, il est toujours le mime.
J'ai des vapeurs quand un galant soupire ; De déplaisir
L'amour me fait mourir ;
Ne pouvez-vous languir,
Messieurs, sans me le dire?.
Epargnes la fadeur,
Trêve de vive ardeur ; J'ai des vapeurs quand un galant soupire.
A ma toilette un abbé me ùdt rire ; Mon perroquet Retient tout son caquet ; Mon singe est plus coquet Depuis qu'il vient m'instruire ; Mais s'il m'offre son cœur, Percé d'un trait vainqueur:
J'ai des vapeurs quand un galant soupire«
Certain rabin s'en vint un jour me dire, Dieux 1 que d'appas !
On n'y résiste pas ;
Et puis, d'un ton plus bas.
Aimez, belle Thémire,
Un peu de volupté
Sied bien à la beauté :
J'ai des vapeurs quand un galant soupire.
Un beau marquis que tout Paris admire, Me divertit,
il chante, il danse, il rit,
Il pétille d'esprit,
Il folâtre, il soupire ;
Quelquefois, tout à coup,
Il tombe à mes genoux : «
J'ai des vapeurs quand un galant soupire.
Un financier (n'allez pas en médire) Me traite au mieux.
Ses soupers font des dieux !
Son Champagne mousseux, En pétillant m'inspire; Mais dès qu'il s'attendrit.
Tout son feu me transit:
J'ai des vapeurs quand un galant soupire.
Il est charmant, partout on le désire, Mon médecin,
Cest un homme divin ; Ses doigts, d'un blanc satin, S'exercent sur ma lyre, Puis il toucha mon bras ; Un jour il le serra :
J'ai des vapeurs quand un galant soupire.
G)aplets du temps, ni meilleurs, ni pires ; toutes les chansons de ruelle ont leur prosodie spéciale; ne leur demandez pas l'élégance, le rhythme, le nombre exact, la césure bien placée, la rime riche, les hachures si délicates et si savantes de Técole poétique moderne ; — non, elle ne vous donnera rien de ces merveilles du travail et de l'art ; elle est la chanson de combat, elle dit, elle commente, elle jase conmie une conmière hargneuse, elle épie les nouvelles de cour, de ville et de province, elle dénonce, elle intimide, elle chante l'amour, le plaisir, la gaîté, l'entrain, elle excite les sens des blasés, elle offire de riants tableaux aux épicuriens; — la chanson de ruelle touche aux mondes les plus divers, aux courtisans, aux belles marquises, aux ministres, aux ambassadeurs, au Roy lui-même, à ses favorites, quelquefois indignes de fixer Tattention de l'histoire, à la société d'esprit, à la société des élégances, à la société des réformateurs, à la société corrompue des Gourdan et des Brissault ; — bref, la chanson, tour à tour joyeuse, cynique, ordurière, méchante, humoristique, causeuse, a les qualités et les travers de l'époque qui la vit fleurir ; elle marche devant elle sans souci, avec l'humeur du scepticisme, avec l'entrain de ceux qui ont besoin de s'étourdir. Et le siècle ne finira pas dans le rire, car la chanson de ruelle, si redoutable et cruelle à la fois, creuse déjà l'abîme dans lequel roulera la Monarchie, elle prépare
les chutes et les crimes; — aux coîns des joliies lèvres qui ont esquissé tant de sourires il y a néanmoins un trésor inépuisable de réticences malignes et de préoccupations démoniaques, A ces titres, les couplets sur les vapeurs devaient figurer ici.
vm
Toutes les dames d'alors eurent des vapeurs. Dans l'élégante société de Sceaux, le chevalier de Jaucourt, clair-dùlutity comme on l'appelait le plus souvent avec un arrièregoût ruelliste prononcé, tint le sceptre ; M"* de Montesson, qui aura plus tard une brillante aventure avec le Duc d'Orléans, faisait, elle aussi, des vapeurs avec le comte de Guines, un vaporeux platonique, qui enverra sous peu pro-mener ces belles imaginations et fera une fin dans la diplomatie. — On le voit, vapeurs par-ci, vapeurs par-là, vapeurs partout, et même sur le trône dans la personne de la Reine, vers la fin du siècle, il y aura des vapeurs, hélas 1 brusquement dissipées par l'éclair, prélude des longues tempêtes. — Mais le livre vermillon aura rempli sa courte destinée, ea occupant le quart-d'heure d'une petite-maîtresse.
Disons, avant de pousser plus loin l'examen de ces livres à la mode au XVm^, que les impressions en couleur reprennent faveur, et une faveur, d'ailleurs, méritée puisque la gravure leur prodigue ses trésors.
Un éditeur a tenté de remettre en vogue, en honneur, en crédit auprès des dilletante ès-lettres ce genre d*impressions; et notre opinion, franchement exprimée, est qu'il réussira, car Timaginadon est flattée, surprise, bercée par Les fioritures typographiques de la page ; — les penseurs eux-mêmes, les graves amateurs, ne reculent pas devant un livre coquettement édité ; il semble que le sens prenne des ailes et vienne à vous avec un joyeux murmure. Est-ce une illusion ? Mais elle nous a paru une lecture facile entre toues, agréable entre les plus agréables, la lecture des livres à la mode ; — et pourquoi notre approbation sans réserves serait-^Ue isolée ?
Les impressions en couleur conviennent à la fantaisie, au conte, au théâtre, aux actualités, aux bluettes, aux réimpressions de ces genres, aux croquis d'histoire qui n'abordent pas le lourd in-S" ; bref, la couleur rajeunit, elle pare, elle charme ; et comme les dames du bon temps savaient poser une mouche, elle revêt un manteau de fantaisie pour aller au cœur en passant par l'imagination.
Les livres imprimés en couleur méritent d'être lus et relus, conservés avec soin ; ils montrent la civilisation du xvm« sous son vnd jour, ils ont les soucis galants des dames, les mille coquetteries des hommes acharnés à plaire, toujours en quête de sensations nouvelles, voulant épuiser lès délices et les amertumes de l'amour. Observations de mœurs, délicates analyses, marquées à fleur de coin des plus malicieuses échappées de plume, voilà les Uvres en cou-
leur peints d'un seul mot. Les perruques grises d'une certaine école morose» et les perruques blondes d'une certaine autre école, plus ennuyeuse que littéraire, ne veulent pas que Ton remette en honneur les pamphlets, les couplets et les chansons de ruelle ; c'est là bien de la témérité, croyonsnous sincèrement. Les frères de Concourt, aussi habiles stylistes qu'observateurs attentifs et philosophes aimables, ont ouvert la voie; et le xix* siècle ne se terminera pas sans posséder, dans ses détails et dans son ensemble, les travaux, les indiscrétions, les railleries, les lardons et brocards, les grivoiseries des couplets des ruelles et des livres imprimés en couleur au xviiif .
Ces brochures, que nous appellerions maintenant des plaquettes, sont curieuses à observer à plus d'un titre ; elles fournissent la note légère, l'humour, le caprice, le papillotage d'une société qui portait dans ses amusements le sérieux plein de trouble et d'anxiété des grands mouvements de la vie ; — elles sont écrites à fleur de peau avec les encres teintées qui donnent au Uvre nous ne savons quel charme de vague et de mystère ; — elles proclament à chaque page, à chaque Ugne, au début de chaque chapitre, leur brièveté d'existence, leur passage, clandestin pour ainsi dire, sur une toilette de jolie femme, dans la poche d'un petit-maître; et, circonstance peu remarquée, quoique remarquable entre toutes, ces brochures ont survécu aux destructions de livres, aux arrêts, aux saisies, aux plus minutieuses perquisitions ; elles ont toujours Torgueil de
vivre, la passion de raconter, le bonheur de lancer une spirituelle méchanceté. — Et que d'esprit on dépensa dans ce genre ailé, que de fugues, que d'inventions surprenantes, que de néologies franchement exprimées ! La néologie, — rendons-lui cette justice en passant — jeta dans la circulation philologique des mots qui ont enfin leur place, non pas à la porte de l'Institut, non pas sur les marges étroites de son Dictionnaire, mais bien au cœur même de l'ouvrage. Qjie de fluctuations de sens, d'emplois, de nuances, de variantes, ne subirent-ils pas, ces mots de ruelles et de feuilles volantes 1 Les énumérer serait écrire un des plus attrayants chapitres de l'Histoire comparée de notre langue; nos linguistes, savants et autorisés, nos maîtres, nos éducateurs, écriront sans doute un jour ce livre, qui sera rempli de piquantes révélations, de rapprochements aussi heureux qu'inattendus. — Voilà, présentées au courant de la plume, les réflexions suggérées par les brochurettes imprimées en couleur au siècle du rire et de l'élégance. — La tradition des encres teintées revient à la mode, signe de goût, marque de progrès, preuve d'intelligence et de force.
Léon de Labessade.