COMTESSE DU BARRY
Tëtrange fortune de cette fille pèse douloureusement sur la mémoire du XVIII* siècle ;. — sortie du bouge, entretenue par le roué Jean Du Barry, un orgueilleux dissolu qui faisait remonter son origine jusqu'aux Barymore d'Angleterre, la fille parvint à la haute position de favorite en titre, grâce à Lebel, le valet de chambre de Louis XV, et grâce surtout au profond ennui du monarque, ennui qu'il ne parvenait à secouer qu'en appelant à son aide la débauche, ses raffinements, l'orgie, l'excitation des sens, les plus honteux mystères de l'amour; — la fille succédait à la marquise de Pompadour qui n'avait plus, — et depuis longtemps — qu'un commerce d'amitié avec l'habitué du Parc-aux-Cerfs.
Parler de la bibliothèque de Jeanne Béqus n'est pas une ironie, car elle eût une bibliothèque comme la Pompa-
dour *, comme les seigneurs lettrés du temps, comme le duc de Richelieu, comme le duc de la Vallière, qui nous a laissé des perles, de rarissimes volumes, la joie des amateurs et des bibliophiles.
Les productions licencieuses forment le noyau de la collection; la Comtesse ne pouvait pas négliger les romans ec nouvelles de Crébillon fils ; noblesse oblige, aussi les &«^ sers de Dorât, délicieux exemplaire avec les charmantes gravures d'Eisen se trouvent-ils à la place d'honneur, et c^ n'est que justice.
Les volumes sont reliés en maroquin rouge et en marc — quin vert, ces derniers plus soignés, plus beaux que 1
* Bibliothèque moins riche que celle de la fille Poisson- M. Le Roi, une autorité qu'il est toujours bon de consulte^ s'exprime ainsi : "« Le catalogue de la bibliothèque de madame de Pompadour, recherché encore aujourd'hui des bibliographes, contient 3,535 articles de livres, 235 de musique, 36 d'estampes- Il est terminé par une table des auteurs et orné de son portrait- La marquise n'avait pas en tout dix volumes latins, y compris un Epinicion^ en l'honneur de Milord Pot-au-feu et l'Horace gravé en 1733, exemplaire auquel était jointe une explication française manuscrite des figures. Les grands auteurs grecs et latins n'existaient qu'en traduction dans cette bibliothèque, qui, a la réserve tout au plus de dix articles, se composait de livres français et italiens. 11 paraît, au reste, qu'on avait distrait quelques articles, car on n'y a pas trouvé l'exemplaire de V Abrégé chronologique du président Hénault, donné par l'auteur à Voltaire, puis offert par ce'ui-ci à Madame de Pompadour. Il avait écrit sur la première page quelques vcrsdont les premiers seulement ont été conservés :
Le voici ce livre vanté; Les Grâces daignèrent l'écrire Sous les yeux de la vérité :
Et c'est aux grftces de le lire.
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autres. L'Exposition rétrospective du TrocadérOj au milieu de collections célèbres, de richesses inouies, contenait quelques exemplaires venant de la favorite. Circonstance' très remarquée, un volume de la Du Barry se trouvait dans une vitrine à côté d'un autre volume ayant appartenu à la marquise de Pompadour; ce voisinage, assurément curieux, ne laissait pas que d'être assez piquant, assez risqué. Tout le monde connaît la devise Boutez en avant ; elle est audacieuse, leste, guillerette, — elle est une peinture des mœurs, peinture d'une extrême fidélité. 'Que de jeux de, mots sur cette devise ! Une maîtresse en titre, sortant on sait <l'où, et osant afficher sur ses armes un résumé de sa profession, il faut avoir Tindulgence talonrouge à Texcès pour la comprendre et pour l'excuser. La devise brille néanmoins sur lés plats des volumes ; c'est la signature de la débauche sur les œuvres de l'art, sur les
Dans rétat de ses effets, n^* 1 8, la bibliothèque est ainsi cataloguée :
i8. — Ma bibliothèque, y compris nombre de manuscrits i2.5oo
Les deux favorites n'eurent pas d'auteurs anciens, cela va de soi : la culture leur manquait, et Fart de plaire ne remplace pas les humanités. Il est au moins singulier de voir Touvrage du président Hénault, le vieil ami de la Reine, figurer dans une semblable bibliothèque ; Voltaire Toffrit en raccompagnant d'une dédicace adulatrice ; cet homme, libre penseur, écrivain de premier ordre, hardi philosophe, ne parvint jamais à dépouiller le courtisan. Le luxe des livres était, au XVIII<^, le pendant des autres luxes ; — on montrait ses livres comme ses tableaux, ses chiens, ses chevaux, ses voitures. L'amour-propre tenait lieu de littérature et de goût. Qette manie a-t-elle disparu avec le siècle dernier ?
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œuvres de la pensée, sur les magnifiques reliures des meilleurs maîtres.
Les dédicaces ne manquèrent pas à la G}mtesse. Lt Royalisfne, ou Mémoires de du Barry de SaitU-Aund et de Constance de Cé^lli, sa femme. Anecdotes héroïques sous Henri IV, par M. de Limairac, contient une épitre agenouillée ; la voici :
A madame la comtesse du Barry»
Madame,
« Daignez accueillir avec bonté un hommage public de sentiment et de reconnaissance. Le zèle seul m'a dicté ce petit ouvrage; seul il ose vous Toffrir. Je sens qu'il est capable d'égarer dans une carrière qui demande des talents ; mais j'espère. Madame, que vos suffrages suppléeront à la médiocrité des miens. Les traits que je développe dans cet essai le rendent digne de paraître sous vos auspices. Ils sont tous puisés dans votre maison ; ils retracent la fidélité la plus héroïque de deux sujets pour le roi. Trop heureux si vous voulez bien me pardonner une entreprise au*dessus de mes forces, en faveur du motif qui me l'a inspirée.
«Je suis avec un profond respect, Madame, votre très humble et très obéissant serviteur,
DE LlMAIKAC. »
Un Almanach de Flore pour 1774 contient quarantehuit fleurs gravées et coloriées ; Fauteur est un sieur Douin, né à Versailles. Le Roi le désigne ainsi : « La beauté des dorures de ce petit volume, relié en maroquin rouge, fait présumer que c'est encore un cadeau offert à madame du Barry. Après le titre sont placées deux gravures en rouge.
L'une représente un tournesol regardant le soleil avec cette devise :
L'astre est constant, La fleur fidèle.
allégorie se rapportant aux amours du roi et de la conitesse. L'autre offre le portrait de madame du Barry. Au-dessous sont deux flèches croisées avec \in cœur et les vers suivants :
A la plus belle.
Je dormais; le Maître des dieux Me dit : « Je sais ce que tu veux ; c Choisis ou déesse, ou mortelle, t Pour lui consacrer tes couplets. »
Quoi, lui dis-je, une bagatelle !
« Ne crains rien : je te le permets. » Je choisirai donc la plus belle.
Les Contes moraux et nouvelles idylles de D*** et Salonum Gessner, contes de Diderot^ traduction des idylles de Gessner p^ le secrétaire de Grim, — Meister.
Voici répitre de Meister, l'ami des philosophes, ami compromettant dont la philosophie consistait à faire brûler de l'encens devant les fausses déesses :
De la beauté, les talents et les arts Chérissent tous Taimablc empire.
Que régoïsme au naïf sourire Arrête un instant vos regards !
Comme vous, belle sans parure, Elle doit tout aux mains de la nature ;
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Comme tous die a quelquefois.
Sous l'air <f une simple bergère, Charmé les héros et les rois.
Même les dieux. Apollon, pour lui plaire. Vint oublier TOlympe à l'ombre de ces bois. Quel dieu pour vous ne l'oublierait de même. Si de Tamour la puissance suprême.
Vous permettait encore un choix ?
Je suis avec le plus profond respect, Madame, votre très humble et très obéissant serviteur^
Meister. »
La Comtesse^ une familière du grossier langage des plus mauvais lieux, ne devait pas avoir en grande estime ces douceurs rimées ; elle n*y comprenait rien ; la pente de scto esprit erotique ne put être changée ; loin de là même puisqu'elle révolutionna la conversation des petits soupers de Louis XV. L'indécence des mœurs passa rapidement dans la langue de cour.
Les Etrennes de l'amour et le nouveau tnariéy paroles de Cailhava, nouvelle épitre, conçue dans les termes fades des autres rimeurs. Il est à remarquer que la véritable poésie ne consentit pas à se compromettre ; l'inspiration se montra rebelle, ne voulant pas souiller ses ailes d'or au contact des fanges royales.
A madame la comtesse. du Barry,
Transporté par un songe au hautdeTEmpyrée, J'ai cru voir cette nuit la belle Cythérée, L'aimable Hébé, le dieu qu'invoquent les amants, La tendre Volupté, les Grâces, les Talents,
Qui d*un air satisfait parcouraient mon ouvrage. Un sourire flatteur m'annonçait leur suffrage. J'ai redouté leur fuite à Tinstant du réveil ; Mai? je les vois encor, ce n'est pas un mensonge : Un seul de vos regards réalise mon songe, Et j'étais moins heureux dans les bras du sommeil.
Le livre purifie ce qu'il touche; si la Comtesse Tcût aimé d'une sincère et forte passion^ on lui pardonnerait beaucoup-; mais ce ne fut pour elle qu'un ornement de plus dans son habitation de Louveciennes ; la lecture exige une clarté d'intelligence qui ne s'accommode guère des continuels écarts de la vie galante; sa haute fortune ne fut qu'un passage entre deux séries d'aventures; et les dernières appartiennent aux plus tristes souvenirs du XVIII^. L'habillement en maroquin rj^uge qu'elle donna aux livres recommande la Comtesse à la sympathie des bibliophiles ; elle n'usa pas les livres, — elle les préserva.
La liste des volumes qui se trouvent dans la bibliothèque de la ville de Versailles offre un mélange extraordinaire d'ouvrages de toute nature ; les petits livres de ruelle y sont bien à leur place — et ceux-là duirent lui servir de bréviaire courant.
Grammaire ginirale et raisonna, par Cl. Lancelot et Ant. Arnaud, avec des notes par Duclos, Paris, Prault, 1754, un vol. in-i2.
Abrégé du Dictionnaire universel français et latin, vulgairement appelé Dictionnaire de Trévoux, par Berthelin. Paris, le libraires associés, 1762, 3 vol. in-4.
Les œuvres de Clément Marot, de Cahors, valet de chambre du roi, revues et augmentées de nouveau. La Haye, Moetgens, 17 14, 2 vol. in-i2.
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Lts œuvres de François Vïlhn, avec les notes de Qèment Marot et les poésies de Jean Marot et de Michel Marot. Paris, Coustelier, 1723, 2 vol. petit in-8.
Lts Métamorphoses d'Ovide, traduites en français, avec des remarques et des observations historiques, par l'abbé Banier, nouvelle édition, 2 tomes en i volume. Paris, Nyon, 1738, in-4, avec figures, par Humblot.
Satires et autres œuvres de Régnier ^ accompagnées de remarques historiques par Cl. Brossette. Nouvelle édition considérablement augmentée, par Lenglet du Fresnoy. Londres, Tonson^ ^73 3 > g^^nd in-4, ^^^^ édition, dont les pages sont entourées de cadres rouges.
UArcadie de Sannas^ar, traduite de Titalien, par Pecqaet. Paris, Nyon, 1737, i vol. in-12.
Recueil de traductions en vers français, contenant le poème de Pétrone, deux épitres d'Ovide et le Pervigilium VeneriSy avec des remarques par le président Bouhier. Paris, compagnie des libraires, 1738, i vol. in-12.
Les poésies du roi de Navarre, avec des notes et un glossaire français, précédées de l'histoire des révolutions de la langue française depuis Charlemagne jusqu'à saint Louis, d'un discours sur l'ancienneté des chansons françaises et de quelques autres pièces, par Levesque de la Revallière. Paris, Guérin, 1742, 2 vol. in-12.
Œuvres de madame et de mademoiselle DeshoulOreSy nouvelle édition. Paris, les libraires associés, 1754» 2 voL in-12.
La Colombiade, ou la Foi porta au NouveaurMonde, poème, par madame Dubocage. Paris, Desaint, 17^6, i vol. in-8, orné de jolies vignettes.
UArt d'aimer et le remède d'amour, traduction d'Ovide,
par Tabbé de Marolles. Amsterdam, lyST» i vol. iû-12 avec des figures par Vanloo et Eisen.
Œuvres de F abbé de ChaulieUy nouvelle édition, par de Saint-Marc. Paris, David, 2 vol. in- 12.
Le conte du Tonneau par le fameux docteur Swift, traduit de l'anglais. La Haye,. H. Scheurleer, 1757, suivi du Traité des dissensions entre les nobles et le peuple dans les républiques d* Athènes et de Rome, etc. — L'Art de ramper en poésie et l'Art du mensonge politique, par le même, 3 vol. in-i2.
Œuvres de M. le marquis de Ximene:^^ ancien mestre de camp de cavalerie, nouvelle édition. Paris, 1772. — Ce volume contient encore : Amalaionte, tragédie du même auteur. Paris, Jarry, 1758, i vol. in-8, relié en maroquin vert avec de nombreuses dorures; c'est probablement un cadeau.
L'Univers perdu et reconquis par l'Amour y suivi d'Iphis et Amarante, ou l'Amour vengé, par de Camé. Amsterdam, 1758, I vol. in-8*.
Poésies de Haller, traduites de l'allemand, par Tschamer,
* Perdre l'univers, et le perdre sans retour, pour une fille Lange , sur laquelle qous possédons l'extraordinaire relation d'une Abbesse de petite maison, est une fantaisie de mode, &ntaisie acceptée par la royauté, imposée à ses entours, indiscutable pour tout le monde. L'amour ne pouvait pas reconquérir les trésors perdus ; Faction n'avait plus de prise sur les intelligences, sur les cœurs ; le mal, arrivé à sa période aigué, ne supportait pas Tombre d'un remède ; les choses allaient suivre le cours prévu : la décomposition de la société élégante, le souci des prérogatives, l'oubli du devoir, de la famille, l'oubli des intérêts supérieurs de la. nation. — Un livre de ce genre était à sa place dans une bibliothèque aussi mélangée ; l'indignation serait ridicule, la constatation suffit — et au-delà.
édition retouchée et augmentée. Berne, soc. typog., 1760. 2 vol. in-i2.
Poésie du philosophe de SansSoud, nouvelle édition. Sans- Souci, 1760, 2 vol, in-i2.
Lt Trésor du Parnasse^ ou le plus joli des recueils^ par G)urct de Villeneuve et Beranger. Londres, 1762, 6 vol. in-i2.
Jji paru de maistre Pierre PcUhelin , avec son Testament à quatre personnages. Paris, Durand, 1762, i vol. petit
in-8.
Œuvres diverses de Desmahis, Genève, 1763, i vol.
in- 12.
Le Hasard du coin du feu, dialogue moral par Crébillon fils. La Haye, 1763, i vol. in-12*.
L'Illiade d' Homère y traduite en vers, avec des remarques par de Rochefon. Paris, Saillant, 1766, 2 vol.
in-8^
La Pharsale de Lucain^ traduite en français par Marmontel. Paris, Merlin, 1766, 2 vol. in-8«, avec des figures, par Gravelot.
* Il se passait de curieuses scènes au coin du feu dans le inonde aristocratique de cette époque. La belle Comtesse, qui ne put jamais oublier le personnage de la petite modiste Lange, est surtout connue par une sortie de langage, — slang de haute volée .- à l'adresse de Louis XV. Le roi aimait à préparer son café, comme il lui arrivait de tenir la casserole d'argent dans les couloirs des petits appartements ; ce goût le suivait dans ses voyases, si bien qu'un jour, la favorite, accoudée sur le bord du lit, osa lui dire : « Eh ! la France, ton café f... le camp. » Le mot fit fortune à la cour; le chancelier Maupeou ne fut pas le dernier à le colporter; le chef de la magistrature en supportait bien d'autres. La noblesse s'abaissa devant une fille.
Rcnnan comipie *, par Scarron^ nocnreUe édition. Amsterdam, comp. des libraires, 1766, 3 vol. in-12.
Traité de la prosodie française, par Tabbé d'Olivet. Paris, Barbou, 1767. — Dans le même volume se trouve : Remarques sur Racine, par Tabbé d'Olivet. Paris, Barbou, 1766, I vol'. in-8°.
Œuvres complètes deM. leC.de B **, dernière édition,
Londres, 1767, deux tomes dans un vol. in-12.
Œuvres de S. Gessner, traduites de l'allemand, par Huber. Zurich, Orel, 1768, 2 vol. in-12.
Essai de Montaigne ^ avec les notes de Coste, liouvelle édition, Londres, Nourse, 1769, 10 vol. in-12.
* Voilà un livre que la favorite ne dut guère feuilleter, — et pour cause. L'humour de Scarron, son esprit gaulois trempé d|ins une jovialité d'çspéce si particulière, son mordant, sa tournure parfois attique, et toujours éminemment française, son observation des mœurs, profonde même dans les écarts de son imagination, — tout cela ne pouvait convenir à la Du Barry, sultane favorite d'un pacha qui lui jeta son dernier mouchoir, et dans quelles circonstances encore! Louis XV n'avait plus même les scrupules des. hommes tombés, qui ouvrent souvent une courte enquête sur leurs amours. Aussi Louis XV tua la Royauté.
** Ce M. le C. de B n'est autre que le coquet petit abbé de
Bernis, grand et infatigable coureur de. Ruelles, — libertines, folâtres , enjouées , spirituelles, — et autres lieux. Comment ce remords se trouvait-il dans cette bibliothèque? Pas heureuse la main qui avait déposé là ce volume. Quoi! c'est à une maîtresse que l'on donne à lire les péchés de jeunesse d'un favori de la Pompadour, sa précédente à la Cour ! Mais elle dut, en admettant la lecture, réfléchir à ces hauts et bas de la faveur, considérer Bernis petit galantin, puis Bernis admis aux conseils privés, ministre, cardinal, tout puissant, et, le lendemain, sans ' motifs apparents, envoyé en exil. La malheureuse femme eutelle un pressentiment? Eut-elle une minute de réflexion?
Le MesHe, poème en àix. chants, traduit de l'alkmand, de Clopstock, par d'Antelmy, Janker et autres. Paris, Vmcem, 1769, 2 vol. ill-I2.
Naràssedans Vile de Vénus ^ poème en 4 chants, par Malfilàtre. Paris, Lejan, 1769, i vol. in-8«, orné d'un frontispice par Ksen, et de figures par S'-^Aubin.
La, pànture, poème en trois chants par Lemierre. Paris. Jay. 17691 I ^o^* "^4°- ^~ Au frontispice est un portrait du grand Corneille. Les figures sont de Cochin.
Les nuits d'Young, suivies des œuvres diverses du même auteur, traduites de l'Anglds par Letoumeur, 2' édition. Paris, Lejay, 1769-4 'ol- in-8°, avec figures par Eiscn.
Les grâces, précédées d'une dissertation par l'abbé Masàeu, et suivies d'un discours par le P. André ; — recueU pubUé par de Qjicrlon. Paris, Prault, 1769. un vol. inr-8» avec figojgs de Boucher et de Moreaù, jeune.
Les '(piC*^' P"^^ ^* ''^' P*^"* traduit de l'allenumd de Zacharie, pa^ MuUer. Paris, Musier, 1769, i vol. in-8», ec de charmantes figures par Eisen.
lu iUments, poème par Delavergue. U Haye, Çosse,
1770, I vol- in-8°-
La récriatio^ des honnêtes gens, ou opuscules envers, par M. d 1 M— Atnstcrdam et Paris, 1770, i vol. tarir'.
iiiusers * , précédés du Mois de mai, poème par Dorât. La Havc et Paris, Lambert, 1770, i voL in-S».
iJLaiem dilivrie, poème héroïque du Tasse, traduit en
. t On comprend mieux la présence de ce livre * ^^ K ^bre voire sur le meuble de nuit, que les Essais de danslacham '^^^^^^ la belle comtesse eût pu commenter et Montaigne. AU j^Jj^^^ ^ et quels commentaires plus autoannoter l'oeuvre risës que les siens!
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