MARCHAND- LIBRAIRE, ÉDITEUR
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[ne étude attentive et sérieuse des nombreux articles biographiques sur Cazin, parus depuis une trentaine d'années, quoique les indications certaines s*y trouvent toujours insuffisantes, est néanmoins restée indispensable encore pour pouvoir reconnaître et préciser toute sa participation dans les éditions comme dans la vente des volumes de poche, ou petits formats, de la fin du xvra* siècle pendant toute la seconde moitié duquel les ouvrages clandestins «et prohibés, ornés soit de figures obscènes, soit de gravures à sujets priapiques, se désignèrent généralement sous le nom de Cazins. Ces ouvrages licencieux, qu'il vendait alors sous le manteau^ suivant Texpression consacrée, établirent tout à &it pour le marchand libraire rémois une sorte de célébrité particulière. Mais ce commerce assez lucratif, fort risqué lorsqu'il était à peu près spécial, lui valut d'abord des destitutions suivies plus tard de son emprisonnement à la Bastille : il fut dès lors bien nécessaire, sans doute bien prudent pour lui, de le masquer davantage à mesure qu'il prenait de l'extension. C'est surtout à l'aide de la collection des petits formats de Paris, dont il fut dépositaire associé à Reims en 1782 puis seul propriétaire à la
fin de 1785, époque où s'établissant à Paris il /lui donne aussi son nom : collection de CaT^in, qu'il put vendre, assuré de l'impunité, tous les petits volumes ultra-galants avec des figures libres par lesquels sa renommée et sa réputation furent consacrées.
Quelques lignes dans le Remensiana — petit volume in-32 édité à Reims en 1845 — par LoUis Paris, ex-bibliothécaire dans cette ville, appelèrent l'attention des curieux sur l'ancien marchand libraire et ses publications. Reproduite i'', dans le Bulletin du Bibliophiley année 1856, livraison d'octobre, page 988; 2®, annoté récemment dans les numéros 6 et 7 du Bulletin Ca7;inophiley pages 69 et 82 ; ce premier article écrit d'après les traditions conservées, laissées par Cazin dans sa ville natale, appuie ainsi sur sa spécialité des éditions scabreuses ou clandestines qu'il prend dans leur ensemble, et place sous leur jour réel : « La bibliographie ofire peu de renseignements sur la boutique du sieur Cazin, libraire, place Royale^ à Reims, dont les jolis in-32 ont mis si fort à la mode les romans licencieux, les vers musqués, la petite littérature de ruelle de la fin du xvin* siècle. Il est certain cependant que ce célèbre bibliopole était de Reims, et qu'il y tenait officine de livres suspects ou prohibés. Sa grande célébrité comme éditeur de ces livres au papier bleuâtre, aux vignettes de G)chin, d'Eisen et de Marillier, aux reliures coquettes en veau fauve et à tranches dorées, commença à Reims ; mais les sévérités de la justice ne tardèrent point à le décourager de la ville dû Sacre. Voici une pièce curieuse pour la bibliographie et qui témoigne en faveur de notre dire , nous l'avons retrouvée dans les paperasses de M. Dessain de Chevrières, en son vivant procureur du roi dé Reims : Extrait
des registres du Conseil d*Etat, (Suit le texte de l'anét desdtoant Cazin, daté du 28 décembre 1764, et signé Berun.) Malgré cet arrêt dont sans doute Cazin s'était relevé^ nous le revoyons encore marchand-libraire, à Reims, en 1773...» Dans la Bastille dévoila ou recueil de pièces authentiques pour servir à son histoire . — Qiiatrième livraison. — Paris, Desenne, 1789 ; il se trouve inscrit sur l'Etat de la Bastille, à la page 16 :
Entrées
10 cet. 1776.
Noms
Le sieur Caztn, libraire de Rheims.
Sorties le 1 6 décembre 1 776
Pages 119 à 125, les détails précis sur cette incarcération précédée d'une saisie opérée chez lui de libelles et ouvrages licencieux, suites d'estampes, figures obscènes, prouvent que les destitutions ne produisirent nul changement dans ce genre de commerce exercé depuis si longtemps par «... le sieur Cazin; Quelques jours après son arrivée à la Bastille, on lui fait subir un interrogatoire, qui ne contient que les questions ordinaires sur les pamphlets, les livres prohibés et les livres obcènes. D'où tenez-vous, lui demanda-t-on, la collection de douze estampes académiques pour apprendre à dessiner, dédiée^ aux dames, annoncées comme urées du cabinet de M. de Sartinef. Je les ai reçues, répondit le sieur Cazin, d'un nommé Dufour, libraire à Mastrech.
a Qti'entendez-vous, lui dit-on, par ces mots articles philosophiques qui se trouvent dans chacune de vos factures ; il répondit que cette expression étoit de convention dans la librairie pour caractériser tout ce qui étoit prohibé.
« Dans une lettre de Cazin trouvée chez Sabine, il an*nonçoit à ce dernier qu'il attendoit des du Barry avec portraits, et des abbis Terray, on le somma de déclarer de qui il tenoit ces sortes de livres ; il répondit qu'il les achetoit à différens colporteurs qui venoient à Rheims. .
a Avant sa détention, le sieur Cazin avoit été admis à une société de librairie, dont le sieur Faulconnier, ancien conseiller à la cour des aides, étoit un des principaux chefe ; cette Société dans laquelle le sieur Cazin n'avoit mis que ses talens et son industrie, n'eut pas un grand succès. C'est pour se dédommager des pertes qu'elle lui occasionna, que le s^eur Cazin, comme il l'avoue lui-même dans son interrogatoire, se vit forcé -de faire le commerce de livres prohibés . »
L'ancien secrétaire en chef de la mairie de Reims, M. Augustin Maille, ardent bibliophile, enthousiaste de Cazin, donne sur ses petits formats les indications les plus précises dans son excellent travail (manuscrit inédit) passé dans les mains de Brissart-Binet qui l'annota, puis sans en mentionner l'origine, y prit quelques extraits des plus érudits pour sa notice. Il omit d'en tirer d'autres fragments où M. Maille plaide une circonstance atténuante, en faveur de leur compatriote, avec quelques mots sur le rôle de « ce pauvre Cazin qui n'a pas seulement publié des productions licencieuses et à qui nous ne devons pas trop faire un crime de ce qui était peut-être bien plutôt la faute des mœurs de son temps. » Un petit-fils de Cazin avait tenté déjà d'une manière assez hardie, une sorte de réhabilitation plus complète au sujet de son ancêtre, en écrivant, dans le style libéral alors en vogue, les trois alinéas imaginaires et invraisemblables suivants, qui passèrent sans doute inaper-
cas, insérés an Bulletin des Arts da lo )om 1846, page 409: « Beaucoup de personnes ignorent sans doute quel était ce M. Cazin dont le nom est en grand honneur auprès des bibliographes, et qui a donné son nom à un format aujourd'hui redevenu en vogue : nous leur en dirons quelques mots. M. dzin avait fondé^dans la dernière moitié du xvm* siècle, une vaste librairie dont le siège fut successivement rue Pavée-Saint-André-des-Arts et rue des Maçons- Sorbonne.
« Doué de beaucoup d'activité, d'un jugement sain, conciliant dans ses relations, sa demeure était fréquentée par les gens de lettres les plus distingués de l'époque, par les seigneurs beaux esprits, par les novateurs de tous les rangs. Son idée de réunir les œuvres de nos poètes, de nos littérateurs les plus célèbres, dans un format commode et portatif, eut un succès immense, un succès d'autant plus mérité, que ces éditions étaient aussi élégantes que correctes .
<c M. Cazin était par goût de l'opposition. Il se plaisait à imprimer les ouvrages auxquels on faisait la guerre et plus d'une fois il dût se rendre à la Bastille. Sa philosophie était grande à ce sujet, et il avait toujours prête une petite valise qu'il appelait sa valise de voyage^ et qui était destinée à l'accompagner dans ses périgrinations au château-fort du faubourg Saint-Antoine. C'est à cette lutte engagée avec le pouvoir d'alors, qu'il faut attribuer les précautions qu'il prenait pour faire exécuter ses impressions. Il les datait souvent de Londres et d'Amsterdam. La fin de M. Cazin fut tragique. Le 13 vendémiaire il était à déjeuner dans un café de la rue du Dauphin. On le vint prévenir que des troubles se préparaient à Paris. Devenu un peu sourd, il
n'entendit pas bien ce qu'on lui disait, ou ne crut pas le danger si pressant. Il termina son déjeuner ; mais au moment où il ouvrait la porte du café pour se retirer, la première décharge des canons que Bonaparte avait fait placer devant Saint-Roch eut lieu. M. Cazin fut atteint d'un éclat de mitraille dans le ventre et tomba. Qpand ou le rapporta chez lui, il était mort. »
Son second article^ un peu plus véridique et plus succint, parut dans la Nouvelle Biographie générale du docteur Hœfer, Paris, Didot, 1855, tome neuvième, page^ 323. *« Cazin, éditeur français, natif de Reims, vivait dans la seconde moitié du dix-huitième siècle. Il a publié un grand nombre d'ouvrages des auteurs français les plus [estimés dans un format particulier (format Ca:;in), qui a joui d'une grande vogue. Ses éditions sont encore fort recherchées ; elles se distinguent autant par la correction des textes que par . l'élégance de l'exécution typographique et le choix des gra- VTires.
Documents inédits.
Ch. d'A. »
M. Ferdinand Denis donne au Manuel de Bibliographie Roret, 1857 in-8 et 1859 in- 12 tome 3*, la nomenclature de nombreux petits formats de la fin du siècle dernier, réunis par le docteur Boyveau, sans discerner ceux de la vraie collection de Cazin d'avec ceux appartenaçt à trois ou quatre autres collections étrangères bien distinctes* D'après la rubrique et dans un ordre alphabétique-chronologique^ erroné parfois, « la liste sauf quelques additions, scrupulement établie sur les indications de M. le docteur Boyveau lequel possède presque tous les ouvrages qui figurent ici^ »
se trouve à la suite de cet aperçu vague où manque encore quelque clarté sur les éditions réelles du marchand- Hbraire rémois.
« Cazin a en bibliographie une réputation d'él^ance, de netteté, de correction même, qui lui assigne un rang incontesté dans les annales de la librairie française ....
« Ce fut Cazin qui mit à la mode vers le milieu du xvm* siècle, le joli format petit in-t8 auquel son nom est attaché que Ton a employé depuis lors pour un assez grand nombre de collections estimées, entre autres pour celle de Lt Prince a Baudrais qui fporte au titre : Pditt Hblwthique dts théâtres (Paris, 1784-1789,80 volumes in-i8.)
« Les premières publications de Cazin n'offrent guère dans leur ensemble, il faut bien l'avouer, que des romans licencieux ou bien des vers musqués. Avec cette littérature de ruelle, son fonds se composait parfois de livres prohibés, si bien que plusieurs de ces volumes, beaucoup trop recherchés, ne tardèrent pas à être mis au pilon.
« Ces livres imprimés sur papier bleuâtre et ornés de vignettes par Cochin, Eisen et Marillier, ont une sorte d'élégance particulière au siècle et qui les distingue : ils justifient après tout, au point de vue typographique, la renommée que s'était acquise le libraire de Reims.
« Les principales publications de Cazin datent des années qui s'écoulèrent entre 1776 et 1786. Elles parurent sous la rubrique de Paris, Londres, Genève, Venise, La Haye, etc.
« En thèse générale, les volumes les plus recherchés sont ceux qui portent le nom de H. Cazin ; ils sont en petit nombre, et l'on doit s'attacher aux éditions qui ont au titre les millésimes fixés entre 1777 et 1782. Peu impone la rubrique.
« Dans ks riches bibliothèques d'amateurs, ces petits volumes se distinguent presque toujours par leur reliure élégante, en veau marbré avec tranches dorées. Vers la fin de la carrière de Cazin, le choix des textes avait singulièrement amélioré cette jolie série ; on y remarque dès lors, nombre de nos prosateurs et de nos poètes les plus justement estimés.
« Le succès obtenu par cette charmante collection multiplia les imitations, et les contrefacteurs se montrèrent sou* vent habiles : il y a donc beaucoup de faux-Cazins.
« Dans le choix que doit faire un bibliophile. Terreur ne peut être évitée que grice àun tact infiniment délicat... »
C'est dans les articles divers ci-dessus réunis que se trouvent tous les éléments dont se compose une petite brochure in-i2 : Ca^in, marchand libraire rémois. Essai sur sa vie et ses éditions par un Cazinophile. A Reims, Brissart-Binet, libraire de l'Académie, iS}^, dont la reproduction dans le Bulletin du Bibliophile belge, année 1860, tome xvi, est à la suite d'une sorte d'avant propos servant plus tard de préface à l'ouvrage : CaTiin, sa vie et ses éditions. (Reims), 1863, où se développent et s'amplifient les trois alinéas dénués de véracité, reproduits plus haut, du premier article inventé par Chalons d'Ârgé. Sa généalogie intercalée entre des copies textuelles de l'acte de baptême du 22 mai 1724, et de l'arrêt de destitution du 28 décembre 1764, est suivie de cette indication bibliographique attribuant une publication faite à Orléans par Couret de Villeneuve en 1765, au dernier libraire rémois cité après la rubrique, ultérieurement changée au bas de son titre avec le nom des dépositaires en place de celui de l'éditeur : <c Cazin n'a pas seulement publié des livres licencieux, témoin Touvrage cité en tête de ses édi-
tions connues : Recherches sur Vitai ecclésiastique et monastique, à Amsterdam^ et se trouve à Paris, .chez Dessain-Junior, et à Reims, chez J.-B. Jeunehomme, imprimeur du Roy, et M. Cazin, Ubraire^ rue des Tapissiers, 1769, in-8 broché. — Bibliothèque Brissart-Binet. » Les inventions du petit-£ls de Cazin s'accentuent ensuite^ de plus en plus inexactes ou mensongères, sur 1° rétablissement de Cazin à Paris, reporté de 1784 à 1789 et Tordre successif des rues où il fixa son domicile ; 2^ son salon imaginaire^ établi à l'aide d'un dictionnaire de personnages illustres du xvm^ siècle qui, à l'exception de Cazotte dont les œuvres font partie de la collection des petits-formats de Cazin, n'ont sans doute jamais franchi le seuil de sa boutique bien petite, rue des Maçons-Sorbonne, au n^ 3 1 entaillé dans la pierre encore visible il y a un quart de siècle, où il résida pendant près de huit années, de 1786 à 1793 ; 3*' sa valise affectée aux voyages à la Bastille, il y fut en 1776 seulement incarcéré du 10 octobre au 16 décembre, et enfin son décès, le 15 vendémiaire, an m, selon l'acte reproduit textuel, dont on rattache la cause au 13 vendémiaire an iv, sans s'expliquer sur les 363 jours de non concordance. Après les extraits du manuscrit de M. Maille^ aperçus bibliograpliiques dubitatifs et renseignements, une dernière attribution . impossible encore tentée : « Nous citerons en première ligne les Amours de Daphnis et Chloi, traduction de l'abbé Mulot, docteur -en théologie ; A/y/i7Aî« (Reims), 1780, » achève une notice erronée outre mesure avec quelques appréciations finales particulières.
Qjioique dans son catalogue général exagéré au-delà de toute expression, Brissart-Binet mette à l'avoir de Cazin maints livres licencieux ornés de gravures obscènes sans
fémonter {)kis haut qu'en 1780; son pem-fils enhardi par cette publication donna un dernier article inséré dans la Revue des Provinces du 15 mars 1864, vol. H, y livr. pages 391 à 400^ où la vérité violée est travestie ainsi : k ...'. Càzîn se faisait volontiers l'éditeur, le propagateur de livres, de brochures, qui eurent souvent le privilège de déplaire à quelques-uns des puissants de l'époqtfe. C[û*dn ne s'y trompé pas, cependant ! Il ne s'agissait pas d'ouvrâ*-' ges que là morale condamne^ mais de ces questions de politique et d'économie qui préoccupaient alors les hommes les plus honorables, les esprits supérieurs ».... « lorsque ses publications avaient l'honneur de rencontrer un mécontent jouissant de quelque crédit, pouvant dénoncer avec fruit et disposer à l'occasion d'une lettre de cachet, il s'exécutait de la meilleure grâce du monde. » Avec cette conclusion : « Le nom de Qzin vivra autant que ses livres» et en voyant avec quel soin les véritables amateurs les conservent, on peut être certain que ce nom sera toujours prononcé a^ec autant de respect que de reconnaissance.
A. -P. Chaloks d'Argè. »
Sans courir le moindre risque d'être encore inquiété,
Cazin^ l'auxiliaire et le protégé de la police, édite et vend
des volumes de poche, ornés de figures priapiques, lubrî-'
ques ou obscènes, en plus grand nombre que jamais à par-'
tir de 1785, tout en continuant les petits formats de la
superbe collection parisienne, ainsi' qu'il est indiqué tians'
La Bastille dévoila à son dernier alinéa : « Depuis sa sortie
de la Bastille^ il a su se gagner la bienveillance du sieur le
Noir par des moyetis inconnus» mais qui ne peuvent guère
être à la louange et du protecteur et du protégé. Le lieute-
— ISO —
fiant lié poHce accorda au deor Caân tout ce qo*il lui demanda.... 3>
Dans les articles, postérieurs à la première publicadon de Câ;^ffiy sa vie et ses idiiimSf du Grafid Dictionnaire univer* sel du XIX* sikle par P. Larousse^ tome troisième, page 657» col. 2 et 3 ; et de VHistoire du Livre en, Franu, d^uis Jet temps Us plus recuUs jusqu'en ij8y, par E. Werdet» troisième partie (tome II), formant le tome quatrième, pages 342 à 350, où sont bénévolement reproduites, en style plus concis faisant mieux ressortir ses contradictions nombreuses, les erreurs insensées de Brissart-Binet mises dans toute leur lumière ; on ne jette aucun nouveau jour sur les vraies éditions dues au marchand-libraire de Reims. Dans d'autres Dictionnaires, de Bibliolc^ie catholique publié par Migne, Populaire iflustri par Décembre-Alonnier, général de Biographie et d'Histoire par Dezobiy et Bachelet, etc., etc., beaucoup plus exacts, les articles sur Cazin, très restreints, sont généralement muets sur ses publications licencieuses ou prohibées.
En dehors du petit format, Cann n'édite, ou ne participe aux éditions, que des ouvrages et brochures d'intérêt local particulier soit à Reims, soit au pays champenois, qu'il fait annoncer dans le Journal de Champagne, à partir de l'année 1777. Son nom sur leur titre^ en général par mention collective avec plusieurs autres libraires parfois comme lui dépositaires, souligne une participation limitée, aux in-12 et in-8 divers dont la rubrique est multiple en indications de lieux comme d'éditeurs ou libraires.
Cazin à Reims seul au bas du titre, est une rare^xception dans ces éditions si différentes de la collection des petits formats in-i8 :
(Sam date).-- Méthode courte et £icile pour apprendre le
plain-chant, avec des messes nouvelles^ saj les huit tons, Tôffice de la Semaine*Samte et celiai des Morts, mis en chants^ par Heniy Hafdouin, maître de musique- de règlise métropolitaine de Reims»
1769. — Recherches sur Tétat monastique et ecclésiastique. (Cette édition, de quatre années antérieure, porté ordinairement la rubrique : A Oriéans, chez Couret de Villeneuve, imprimeur-libraire. — M.DCC.LXV;)
1774. — Relation des formalités observées au sacre
des rois de France^ avec le détail exact de toutes les circonstances qui ont précédé et suivi celui de Louis XV. Ouvrage très propre à satisfaire la curiosité du public sur le sacre prochain de Louis XVI, sumomé (sic) Louis le Bienfaisant.
^775* — Corbeille galante^ aux demoiselles de Reims,
par deux auteurs, dont Tun est originaire du pays, et l'autre aurait envie de l'être.
Journal OUVRAGES ANNONCÉS PAR CAZIN
de Champagne
S mal 1777.— Dictionnaire universel des sciences morales,
économiques et politiques, ou bibliothèque de l'homme d^état et du citoyen.
9$ uft. 1778. — Question agitée dans les écoles de la faculté
de médecine de Reims, le 14 mai 1777, par Jean-Claude Navier.
4UiK»itr 1779 - Précis des moyens de secourir les personnes
empoisonnées par les poisons corrosifs, par M. Navier.
sjMtaet /77.Q. - Avis important aux seigneurs et aux propriétaires de terres, ou moyen facile de conserver ses biens et d'éviter des procès,
/7^MW#r/7«o.~.Etrennes à la ville de Reims, ou cours élémentaire pour les sciences, les arts, les belles^lettrcs et les langues, par M"« de Saint- Paul.
U4 oMi 1780. - Je ne sais quoi, par je ne sais qui, se vend
je ne sais où, chez je ne sais qui est-ce.
*iy«»yirr«7^y - ŒUvres de M. le chevalier de Boufflers, etc. t7w»ti7«ir. - Bibliothèque physico-éccmomique, instructive et amusante.
En 1784 parut la première collection Cazin en petit format in- 18, sous le titre de Petite bibliothèque de Champa-gne ou collection de romans, publiée avec cette rubrique : A Reims, chez Cazin, libraire, M.DCC.LXXXIV ; puis les premiers volumes de VHistoire de Vordre teutonique, ainsi qui'une Histoire des Allemands, lès ouvrages de M. Necker sur Tadministration des finances, et le compte-rendu au roi, enfin une grammaire angloise également en dehors de tous ses petits formats, publiés à Paris.
A. CORROÊNNE, Bibliographe de$ petilt formatt Ca\inu