LIVRES A CLEF
[ N 1 87 3 , il a paru sur cette portion curieuse de la science f des livres, un volume de 224 pages formé en grande partie des notes réunies par Qiiérard pour V Encyclopédie du bibliothécaire^ œuvre gigantesque pour laquelle l'infatigable bibliographe avait rassemblé d'importants matériaux acquis après sa mort, avec ses autres papiers, par M. G. Brunet.
Nous croyons savoir que l'éditeur du travail de Qiiérard a l'intention d'en . donner une édition nouvelle avec des additions destinées à combler une partie des lacunes qu'on a remarquées dans le volume de 1873. Nous sommes en mesure d'indiquer quelques-uns des articles nouveaux qui figureront (sauf développement ultérieur) dans l'œuvre nouvelle en préparation.
Plaintes (les) de la captive Calisto à l'invincible Aristarque, par de Coulomby de Caen (en vers) (sans lieu), 1605, in-i6.
Calisto^ c'est Henriette d'Entraigues, marquise de Verneuil, emprisonnée pour crime de trahison; Aristarque, c'est Henri IV, naguère son royal amant.
Proneurs (les) comédie par Dorât. M""^ GeofFrin fut mise
en scène d'une façon transparente, ainsi que son amie M"* de Lespinasse. Une satire plus brutale ijue spirituelle, livrait au ridicule Faribel (Marmontel), Coctis (Diderot), Rectiligne (d'Alembert).
Epitre au comte de *** (de Bissy, par Robbé de Beauveset), 1776, 8°. Pièce de vers reproduite dans les Poésies satyriquesdu xvm* siècle. Londres, (Paris, Ca^in), 1780, 2 vol. in-i8, Quérard en a donné la clef dans la France littéraire^ XII, 481 .
Séance extraordinaire et secrète de V Académie françoise, tenue le 30 mars 1789, à l'occasion des Etats généraux.
Cette satire, dont l'auteur reste ignoré, montre les quarante inmiortels réunis pour nommer le député qui les représentera. Après de vifs débats, le choix tombe sur Tacticus (de Guibert). Voici quelques noms sous lesquels sont désignés divers académiciens : Flaccus (Florian), Biscotin (de Bissy), Cytheron (La Harpe), Pastorinet (le duc de Nivernois), Virgilius (Delille), A:^r (Suard), Vitulus (de Beauveau), Myris (Lemierre), Merlet (l'abbé Morellet), Anacharsis (l'âbbé Barthélémy), Cudis (Ducis), Vi:^r (Vicq d'Azir), etc. La plupart de ces masques sont, on le voit, bien faciles à reconnaître.
Sultane (la) Caibicahia, par le comte d'Antiboul. Paris, 1835, in-i2.
C'est sous des noms supposés, l'histoire de M"*^ du Cayla dont l'influence fut puissante à la cour de Louis XVIII.
Le bibliophile Job.