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TRAITEMENT DE LA COQUELUCHE

Le Répertoire a fait connaître, à diverses reprises, le traitement abortif de la coqueluche institué par le docteur Fontaine, de Bar-sur-Seine, et consistant dans l’emploi du sulfure dé calcium comme parasiticide, et de l’hydro-ferro-cyanate de quinine comme antipériodique. Dans un article quia été remarqué, M. le docteur Goyard a fait connaître le traitement qu’il institua avec succès sur son enfant, une petite fille de dix-sept mois, et où la coqueluche a été coupée d’emblée. Tout cela n’empêche que les médecins allopathes viennent déclarer : « que la coqueluche, quoi quon fasse, dure environ deux ou trois mois, mais qu’il n’est pas indifférent de

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modérer l’intensité des symptômes et de prévenir les complications telles que : épistaxis, hémorragies, hernies, chute du rectum, etc. Les vomitifs, l’aconit et la belladone sont la hase de ce traitement palliatif, pour modérer le caractère spasmodique des accès, et de les rendre moins intenses et moins fréquents. Qui peut le moins doit chercher à obtenii le plus : or, nous demandons à nos adversaires pourquoi ils n essayent pas le traitement si simple, si rationnel du docteur Fontaine.

Voici un des traitements allopathiques de la coqueluche, basés sui ses trois périodes :

« Dans chacune de ses trois périodes la coqueluche présente des indications particulières. Au début on doit la traiter comme une bronchite aiguë : l’enfant doit être tenu au lit ; on appliquera les révulsifs aux membres. Une des meilleures précautions à prendre c’est de lui envelopper complètement les jambes avec une forte couche d’ouate. On pourra mettre également des papiers chimiques ou vésicatoires sur le devant de la poitrine, en ayant soin de ne laisser les derniers que trois heures environ. On peut ensuite les remplacer par des cataplasmes. On prescrira volontiers la potion suivante :

Teinture de belladone. 10 gouttes

Alcoolature de racines d’aconit . . id.

Eau de laurier-cerise. 10 grammes

Eau de tilleul. 60 id.

Eau de fleurs d’oranger. 10 id.

Sirop de lactucarum. 30 id.

Une cuillerée d’heure en heure.

Les vomitifs doivent être mis en usage dans la seconde période, alors qu’il s’agit de débarrasser les voies aériennes des mucosités qui entretiennent la toux et gênent l’hématose. Ou les donnera deux fois par semaine. En même temps, on prescrira 10, puis 20 à 30 gouttes dune mixture de parties égales de teinture d’aconit et de belladone, à prendre matin et soir, et même dans la journée, en ayant soin de donner, en même temps, du café noir destiné à combattre Y effet toxique du médicament et à prévenir les vomissements. Si ces derniers se produisent spontanément et gênent l’alimentation de 1 enfant, il faudra le faire manger aussitôt après les vomissements ; on arrivera ainsi à faire mieux accepter et tolérer les vomissements. Lorsque la coqueluche est à la troisième période on emploiera, conjointement, la belladone et le quinquina, l’huile de foie de morue. C’est également à cette époque seulement que le changement se montrera le plus efficace.

Nous ferons quelques remarques : D’abord, quant aux trois périodes

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de la coqueluche. Il en sera de ces périodes comme de bien d’autres, c’est-à-dire que lorsque le tràitement dosimétrique sera généralement employé on ne parlera plus de ces périodes — pas plus que des septénaires de la fièvre typhoïde.

En second lieu, la coqueluche et la bronchite aiguë sont loin de se ressembler. Il n’y a pas, comme dans cette dernière, cette douleur rétrosternale qui abat et force de rester couché. Dans la coqueluche, au contraire, l’enfant a besoin d’air et de mouvement. Et puis, voyez-vous ce malheureux enfant, qu’on couvre de vésicatoires et de cataplasmes ! Quant à la potion, si on la prescrit volontiers , il n’en est pas de même de l’enfant pour la prendre ; il y répugne, au contraire — comme à tout ce qui sent l’apothicairerie.

En ce qui concerne les vésicatoires dans la troisième période, il y a contradiction, puisqu’on les a déjà appliqués dans la première période : Non Us in idem. D’ailleurs ils ne débarrassent pas l’enfant, car la cause subsiste toujours, c’est-à-dire le parasite. Il faut donc, dès le début, recourir au sulfure de calcium, conjointement avec les alcaloïdes défervescents et antipériodiques. Mais il fera beau le jour où les allopathes se rendront à l’évidence !

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