TRAITEMENT DE L’ÉCLAMPSIE
Le docteur C. Brens, dans une note parue dans les Archives de Gynécologie, dit avoir obtenu de très beaux succès en soumettant les éclamptiques à une abondante diaphorèse. Il commence par leur faire prendre un bain à 38° c., dont il élève successivement la température autant que les malades peuvent le supporter. Au bout d’une demi-heure, il les entoure dans des couvertures épaisses et les laisse ainsi deux ou trois heures. Une abondante sueur se produit et la malade s’endort. Les résultats sont des meilleurs ; le docteur Brens n’aurait perdu qu’une femme sur six. Il ne se peut pas que cela puisse provoquer un accouchement prématuré. — Aux bains il associe les narcotiques. Ce traitement est rationnel et d’une pratique facile ; mais exige de grandes précautions au sortir de la couverture.— Dans un cas de ce. genre, nous avons donné toutes les deux heures 1 granule sulfate de strychnine, 1-granule hyos-' ciamine et 1 granule chlorhydrate de morphine, avec une gorgée d’eau fraîche. — La détente s’est produite au bout d’une heure et demie. En médecine, on gagne toujours à être actif, et à ne s’en remettre à un seul mode de traitement.
DE MÉDECINE DOSIMÉTRIQUE.