‹ Miscellanées de médecine dosimétrique (volume 2)Chapitre 157 sur 179 · LA MÉDECINE DOSIMÉTRIQUE DEVANT LA SOCIÉTÉ DE THÉRAPEUTIQUE · texte numérisé non relu

LA MÉDECINE DOSIMÉTRIQUE DEVANT LA SOCIÉTÉ DE THÉRAPEUTIQUE

M. Dujardin-Beaumetz a lu à la Société de thérapeutique une observation — publiée par le Répertoire de médecine dosimétrique — au sujet de la tolérance de l’économie pour les alcaloïdes dans les affections suraiguës, d’après un fait relaté par le docteur Duchesne, de Pavilly, où un

malade atteint de rhumatisme aigu a pu prendre — en quarante-huit heures —le contenu de 15 tubes, c’est-à-dire 100 granules d’aconitine, 100 granules de veratrme, 100 de digitaline, sans être empoisonné ; d’où M. Dujardin■-Beaumetz conclut que dans ces granules il n’y a rien et que c’est pure confiserie. Nous ne conseillerions pas à M. Beaumetz d’en faire l’essai sur lui-même ; car ce qu’il semble ignorer, c’est que l’action des alcaloïdes n’est pas la même sur l’homine sain et sur l’homme malade. Ce qui constitue le caractère de la maladie suraiguë c’est la résistance au remède. Voilà précisément pourquoi les allopathes sont impuissants avec leurs remèdes grossiers, et que la plupart s’en tiennent à l’expectation. Ils en veulent donc aux médecins dosimétristes des succès qu’ils obtiennent. Ces milliers de médecins qui pratiquent d’après la méthode dosimétrique, dans tous les' pays, ne sauraient être pris ni pour dupes ni pour des imposteurs.

Nous ne pouvons discuter avec des hommes qui attaquent notre doctrine par parti pris.

Cependant nous ne pouvons nous empêcher de signaler les contradictions dans lesquelles sont tombés des membres de la Société, qui prétendent que dans les granules Chanteaud il n’y a rien. Ainsi ils ont dit que les granules faits au pilulier présentent seuls de la garantie quant au -dosage; et cependant un membre a dit que lorsqu’on prépare des pilules avec un médicament en poudre — du sulfate de quinine, par exemple — on a parfois, malgré tout le soin qu’on peut y apporter, une différence de 15 à 20 p. c. dans la quantité de substance active que renferme chaquepilule. Si Ion emploie une solution médicamenteuse,l’écartestbien moindre. Quelle confiance peut-on donc avoir dans les pilules? Mais il y a un autre motif bien plus important, qui doit faire repousser les pilules faites au pilulier : c’est d’être insolubles dans un temps donné, parce qu’il faut un excipient : extrait, poudre ou gomme. Ces pilules deviennent dures et s’accumulent ainsi dans la fin de l’intestin, où, complètement ramollies, elles livrent leur contenu à l’absorption. Voilà pourquoi il y a souvent de brusques, explosions.

Nous avons cité dans le temps le fait d’un individu auquel nous faisions prendre des pilules d’extrait alcoolique de noix vomique, pour une paralysie traumatique des membres inférieurs, suite d’une commotion de la moelle épinière. Les pilules étaient au 16 e de grain; nous en étions arrivé à en faire prendre, sans résultat marqué, jusqu’à 12 par jour, lorsque, un matin, le malade éprouva une telle secousse qu’il fut jeté hors de son lit. Evidemment cette décharge de bouteille... de pharmacie allopathique aurait pu le tuer.

Nos granules dosimétriques ont été soumis à l’analyse chimique, et chaque fois on a pu déterminer qualitativement et quantitativement leur contenu. S’il en était autrement leur vogue se soutiendrait-elle dans tous les pays où on les a introduits? Mais voilà la question : quand les auteurs de la dosimétrie ne seront plus là, c’est-à-dire qu’il n’y aura plus de conflits de vanités et — il faut bien le dire — d’intérêts, la méthode sera acceptée par les Écoles et les Académies ; parce que c’est la seule rationnelle, la seule qui conduit au but : soulager pu guérir.

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