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TRAITEMENT DU TÆNIA PAR LECORCE DE RACINE DE GRENADIER

(Archives de médecine militaire, 1 er juin 1884.)

M. De Vry, chimiste bien connu par ses travaux sur la quinine et le. quinquina, préconise la méthode suivante contre le tænia, par l’écorce de racine idé grenadier. De nombreux essais, toujours couronnés de succès, lui ont fait adopter dans les Indes néerlandaises le modus faciendi suivant : Prendre les écorces de la racine et les faire sécher, puis macérer à l’eau froide jusqu’à épuisement, et retirer des solutions un extrait sec, rendu pulvérulent. A con-

server dans un bocal bien bouché. Dose : 4 grammes en 8 paquets, à prendre à jeun, de quart d’heure en quart-heure. Ajouter au dernier paquet 10 centigrammes de calomel. Le tænia ne tarde pas à apparaître à l’anus. Il sort vivant, mais il est nécessaire que le malade ou un aide le saisisse pour l’extraire entièrement.

Il y a longtemps que l’écorce de la racine de grenadier a été employée contre le tænia. Depuis, il a été détrôné par le kousso, dont le marc est si écœurant, au point que peu de malades ont le courage de l’avaler. D’autre part, la kousséine n’est pas assez active. Nous pensons donc que la méthode du docteur De Vry doit être essayée en tout cas, comme auxiliaire. D r B.

CONTRIBUTION A LA COLIQUE DU POITOU, CONSIDÉRÉE COMME INTOXICATION SATURNINE, PAR LE DOCTEUR COUTANT. PARIS, 1884 .

Dans le Poitou, les laboureurs ont la coutume d’introduire dans le petit baril où ils emportent aux champs leur provision journalière de vin, de grains de plomb. Cet usage,fort ancien, aurait pour effet, d après la tradition, « d’empêcher le vin de déposer sur les parois du baril une mere aigre (mare) » ; en définitive, d atténuer 1 acidité du vin par la foi mation du sucre de Saturne. Ces grains sont souvent rongés et corrodés, surtout quand on les oublie dans un baril non lavé. Cest à cette cause que M. Coûtant rapporte un assez grand nombre de cas d’intoxication saturnine grave, observés dans sa clientèle. Il en est de môme de la bière tirée dans des tuyaux de plomb. Nous avons rencontré des coliques saturnines dues à cette cause, comme le traitement la prouvé. Quand on soumet ces individus aux bains de vapeurs sulfbydriques, il se dépose sur la peau une couche grisâtre composée de sulfure de plomb. Le traitement interne doit consister dans l’administration de la strychnine (arséniate, sulfate) et de l’byosciamine, car il y a à la fois paralysie et spasme de l’intestin comme pour les fléchisseurs et extenseurs des bras.

On voit par là que la dosimétrie n’est pas une médecine de spécifiques, mais qu’elle est basée sur la physiologie et la pharmacodynamie.

DE MÉDECINE DOSIMÉTRIQUE.

INJECTIONS INTRAVEINEUSES DEAU SALÉE DANS LES CAS OÙ LA TRANSFUSION SANGUINE EST INDIQUÉE, PAR LE DOCTEUR ROUX.

[Revue médicale de la Suisse romande , n m 4 et 5 ; Lyon médical,

15 juin 1884.)

On connaît les expériences de Cl. Bernard sur l’action vitale du chlorure de sodium ou sel commun. Depuis, des tentatives ont été faites pour remplacer la transfusion sanguine — toujours difficile et donnant lieu à des retards mortels — par les injections intraveineuses de sel. C’est dans ce but que M. le docteur Roux a fait une série d’expériences que la Revue médicale de la Suisse romande a insérées dans ses n 08 4 et 5. Connus depuis longtemps en médecine expérimentale, elles ont été bien étudiées par Schwartz dans sa thèse d’agrégation à la Faculté de Halle (1881), qui non seulement en a proposé l’application chez l’homme, mais aussi en a formulé les principales indications pratiques. Trois mois après, Bischoff (de Bâle) démontrait la justesse des conclusions de Schwartz en faisant, le 8 octobre 1881, avec un plein succès, une injection d’eau salée dans les veines d’un malade.

De nombreuses expériences sur les animaux et des faits cliniques tendent à démontrer que les vues du docteur suisse sont exactes. Il admet avec Goltz, que la disproportion purement mécanique entre la quantité du sang et la capacité des vaisseaux, cause la mort, plutôt que l’insuffisance absolue ou l’altération des substances nutritives contenues dans le sang. Dans le cas d’hémorragie abondante, pour parer au danger on cherchera donc à augmenter rapidement le contenu des vaisseaux, soit en faisant résorber des boissons, des lavements, soit en injectant directement un liquide dans le système circulatoire.

Nous ferons observer que cette explication n’est ni physiologique ni clinique. Il en résulterait qu’une simple injection d’eau dans les veines suffirait ; or, on sait que cette dernière tend plutôt à produire l’albuminurie et à frapper le système vasculaire d’atonie. C’est donc bien le sel qui intervient pour rappeler la vie, comme le démontrent les expériences de Cl. Bernard.

Quoi qu’il en soit, voici les expériences sur lesquelles le docteur Roux

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s’appuie. Il a employé de préférence de l’eau distillée avec 6 °% de sel de cuisine, rendue alcaline avec 2 à 3 gouttes de solution de soude caustique pour 1 litre, ou un peu plus de carbonate de soude. Sur des lapins et des cbiens qui, après avoir perdu la moitié ou les deux tiers de leur sang, se trouvaient dans un état voisin de la mort, il a obtenu de ces injections un effet surprenant. La quantité minimum a injecter chez l’homme peut être estimée à 500 centimètres cubes. Dans les différents cas publiés, elle a varié entre 450 et 1,500 grammes. Le vaisseau choisi a été d’abord l’artère radiale ; plus tard c’est dans le bout central de la veine médiane qu’on a fait l’injection, à cause d’un accident arrivé a Kummel. On s’est servi pour l’injection soit d’une seringue, soit d un entonnoir ou irrigateur avec tube de caoutchouc et canule en verre ou une

canule de trocart. .

Outre les cas de mort imminente par perte de sang, 1 injection est aussi indiquée dans des cas de eollapsus graves, comme ceux quon observe à la suite des grands traumatismes. C’est ainsi que Szumon e Rocher n’entreprennent jamais une opération grave sans setre munis ou préalable de tout le nécessaire pour faire l’injection s’il y a lieu. Les observations citées par l’auteur sont des plus encourageantes. La simplicité du manuel opératoire, la facilité de se procurer rapidement le liquide nécessaire, assurent à cette opération un rôle autrement important que celui delà transfusion sanguine. Nous ferons remarquer que 1 operation peut être faite dans des maladies d’épuisement, tels que fievre typhoïde chloro-anémie, albuminurie, diabète - dans ces deux derniers surtout. Mais il sera toujours bon d’instituer dans ces cas le traitement dosimétrique par les arséniates et les alcaloïdes. La méthode dosimétrique, basée sur la jugulation des maladies aiguës et la diététique, rendra, de plus en plus, ces injections superflues. Le médecin n’aura plus a alléguer le prétexte que les forces des malades ont fait défaut. C’est à lui à ne pas les laisser se consumer dans un traitement négatif (1).

(1) Dans notre ouvrage le Choléra indien, noui injections intraveineuses du chlorure de sodium.

rapporté les résultats obtenus par les D r B.

DE MÉDECINE DOSIMÉTRIQUE.

DIPHTHÉRIE GÉNÉRALISÉE. — ANGINE COUENNEUSE. - CROUP LARYNGIEN. VÉSICATOIRES DIPHTHÉRILISÉS. — FUMIGATIONS. — GUÉRISON, PAR LE DOCTEUR DETHIL, DE NOGENT-SUR-MARNE (SEINE).

(,Tournai de médecine de Paris , 14 juin 1884.)

Le vendredi 4 avril, comme je corrigeais les épreuves du mémoire communiqué récemment à la Société de médecine pratique, mon excellent confrère et ami M. le docteur Le Blond, appelé en consultation ce même jour par M. le docteur C..., médecin traitant chez M. M. D..., négociant, 11, boulevard Bonne-Nouvelle, dont l’enfant était atteint de diphthérie généralisée, eut 1 attention de m’inviter à venir expérimenter ma méthode, dont il avait constate le résultat obtenu à Nogent. Le petit malade est un enfant de trois ans, assez chétif d’apparence; le début de l’affection remonte à huit jours : angine couenneuse avec infiltration des ganglions sous-maxillaires, et empâtement volumineux du tissu cellulaire de cette région, croup laryngien. Malheureusement par suite d’application, depuis quatre jours déjà, de deux larges vésicatoires, l’enfant a le dos et la poitrine recouverts de nombreuses plaques diphthentiques,de forme serpigineûse. De plus, je dois signaler des applications de glace faites pendant trente heures autour du cou, et enfin une diarrhée colliquative, comme manifestation de l’état général. Toutes les variétés imaginables de médications avaient été essayées : dosimétrie, homœopathie, voire même les pilules électriques. La période asphyxique est établie; le. tirage considérable : l’enfant est aphone, agité, cyanosé; la toux est incessante, avec un bruit métallique (véritable bruit de trompette). La terminaison fatale paraît imminente. Ne pensant plus avoir le temps d’attendre l’effet des fumigations qui venaient d’être commencées, nous décidâmes, d’un commun accord, la trachéotomie. Nous la pratiquâmes à six heures et, aussitôt la trachée ouverte, l’enfant expulsa par la canule des fausses membranes, déjà dissociées et ramollies, enduites de charbon. La respiration s’est aussitôt rétablie. J ordonnai les fumigations toutes les deux heures avec l’essence de térébenthine et le goudron de gaz. Dès le lendemain, l’urticaire, signalée dans mon mémoire est apparue; la prolifération des fausses membranes est arrêtée. L’enfant a été sauvé au bout de dix jours.

Voilà sans doute un beau succès ; et nous n’aurions rien à y opposer, s’il ne tenait en quelque sorte du miracle. Que diront les chefs de service de l’hôpital des Enfants malades qui sur treize trachéotomies ont eu treize morts? Nous louons le docteur de Nogent de n avoir pas poussé

son procédé in extremis ; mais enfin si les fumigations sont si efficaces, pourquoi les abandonner là où elles pourraient être le plus utiles? Nous relèverons ici une petite pointe d’bostilité : que toutes les variétés imaginables de médications avaient été essayées : « dosimétrie, homœopathie et même les pilules électriques. » Sa pensée de confondre la dosimétrie et l’homceopathie n’est pas douteuse. Nous lui répondrons que s’il avait expérimenté la première il aurait une toute autre opinion. Quant à nous, loin de repousser les fumigations, nous les considérons comme utiles et même nécessaires, mais nous ne les ferions pas avec des substances qui encrassent les voies aériennes, ainsi que l’auteur en convient lui-même, quand il dit que les fausses membranes rejetées par la canule étaient enduites de charbon. La meilleure fumigation sera toujours de l’air vif et pur. Le traitement du docteur Fontaine, de Bar-sur-Seine, est trop connu aujourd’hui pour qu’il soit nécessaire d’y revenir. Le sulfure de calcium restera le parasiticide par excellence, et le suc de limon le meilleur antidiphthéritique.

TRAITEMENT DU DIABÈTE PAR LA NOIX VOMIQUE ET LES ACIDES MINÉRAUX, PAR LE DOCTEUR S. VVILKS.

( Medic . Times, mars 1884. Gazet. hebdom.; Journal de méd. de Paris.)

Ce traitement a été appliqué chez trois jeunes malades concurremment avec le régime ordinaire, c’est-à-dire de viandes et de légumes verts et abstinence de farineux. Tous les trois en ont retiré le plus grand bénéfice. L’auteur pense que l’action de la noix vomique et des acides minéraux est due à ce qu’ils réveillent l’atonie de l’estomac. Outre les trois cas qu’il rapporte, il dit l’avoir aussi employé plusieurs fois avec succès, soit à l’hôpital, soit en ville.

L’auteur est dans le vrai ; et il y a loin de son traitement physiologique, aux traitements allopathiques recommandés par les auteurs : les alcalins, les antispasmodiques et narcotiques, les astringents, les évacuants, les diurétiques, les altérants, les ferrugineux, etc. La noix vomique a été recommandée par M. Jaccoud, et le docteur Simmola, de Naples, a eu recours à la strychnine. D’autres ont employé l’acide arsé-

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nieux (Gloner). Mais tout cela ne constitue pas une méthode. Or, en thérapeutique, pour réussir il faut remplir toutes les indications. Il est évident que dans le diabète il y a altération ou vice de la nutrition : c’est donc par la quassine, l’arséniate de soude et l’acide chlorhydrique qu’il faut commencer : 3 à 4 granules et 5 à 6 gouttes à chaque repas. Puis il faut rétablir l’équilibre entre les système nerveux et vasculaire, par l’arséniate de strychnine, l’aconitine et la digitaline : 3 à 4 granules de chaque le soir au coucher. A moins de lésions organiques—surtout du foie et des reins — on peut dire que ce traitement rétablira en peu de temps ^équilibre des fonctions. Malheureusement en allopathie on cherche à atteindre i a uête — petite ou grande — et on fait comme 1 ours de la fable.

DES RUPTURES DE l’üTÉRUS PENDANT L’ACCOUCHEMENT, PAR LE DOCTEUR VIALLERBUCH, DE GIESSEN.

(.Mémoire lu à la Société de gynécologie. — Journal de médecine pratique de Paris.)

Ce mémoire peut être résumé de la manière suivante :

La rupture spontanée peut survenir par le seul fait d’obstacles sérieux à l’accouchement. Dans quelques cas il semble y avoir une certaine prédisposition du tissu utérin. Des lésions anciennes — de même que la persistance d’ilôts graisseux, dus à un défaut d’involution — peuvent agir dans ce sens. Dans les cas de ce genre le tableau diffère de ceux où ce sont les obstacles au travail qui amènent la rupture : les contractions ne sont pas violentes, au contraire elles sont faibles, et souvent on ne découvre la rupture qu’après la naissance de l’enfant ou encore pendant la délivrance. Quant au traitement, lorsque la rupture est imminente, on recommande habituellement — si c est la tête qui se présente — de la réduire par une opération. Dans les positions transverses beaucoup d’accoucheurs font la version, même lorsque l’enfant est mort. Pourtant cette manière de faire expose à de grands dangers \ ici aussi les méthodes de réduction sont les plus appropriées. Si la tête est couchée dans la partie dilatée au-dessous des points resserrés, le cou peut ainsi être rendu accessible, et on peut faire la décapitation.

On voit que l’auteur n’a pas entendu parler de la dosimétrie, ni de

l’entraînement puerpéral, sans cela il les eût cités, quand ce n’eût été que pour les combattre. Voilà donc où conduit le mutisme des journaux, c’est-à-dire au détriment de Humanité.

ON n’est pas aimable a la société de chirurgie.

[Séance du 11 juin 1884. Présidence de M. M. See.)

Cancer de l'utérus. — M. Verneuil dit avoir fait vingt fois l’ablation du col de l’utérus : deux fois pour un allongement hypertrophique de la lèvre supérieure, une fois pour une métrite scléreuse qu’il avait prise pour un épithélioma ; dix-sept fois pour un cancer du col. Sur ces dix-sept cas, il n’a eu qu’un seul décès. Ces opérations ont procuré à ces malades dixneuf mois de survie.

M. Trélat est surpris que M. Verneuil ait trouvé tant de fois l’occasion de faire l’ablation du col pour des cancers, car en général, ce n’est que tardivement que les femmes se présentent au chirurgien. Or, la méthode de traitement consiste pour M. Verneuil —comme pourM. Trélat—en grattages et cautérisations pour combattre l’infection putride et les hémorragies. A l’aide de nettoyages et de pansements, M. Trélat a pu obtenir des survies assez longues. Quant à l’ablation totale, elle offre de grandes difficultés à cause du diagnostic au début, de sorte qu’il n’y a pas de meilleur moyen que l’ablation partielle du col et le nettoyage (1).

M. Verneuil n’a pas répondu. Du moins le compterendu de la séance n’en fait pas mention.

TRANSMUTABILITÉ DE LA SCARLATINE EN DIPHTHÉRIE.

M. le docteur Sanné, dans son Historique de la scarlatine [Dictionnaire Dechambre ), considère cette maladie comme susceptible de transformations revêtant des caractères de haute gravité sous certains climats, et de grande bénignité sous d’autres. Par contre, on pourrait citer des localités ou la diphthérie est très fréquente et très grave et ou la scarlatine

(1) Le mieux est ici l’ennemi du bien. Il faut donc s’abstenir de toute opération, et s’en tenir aux moyens calmants (cicutine, narcéine) et aux ferrugineux (de préférence l’arséniate de strychnine). B.

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l’est peu. Feu le docteur Archambault admettait l’hypothèse de la transformation de l’une de ces maladies dans l’autre ; et il racontait qu un enfant diphthéritique avait communiqué une scarlatine à son frère. Cela ne veut-il pas dire que diphthérie et scarlatine peuvent régner simultanément '? Toutefois on peut admettre entre toutes les maladies vireuses un lien de parenté, et qu’on trouvera un jour un vaccin universel. Mais en attendant, il faut combattre les maladies par les moyens que la dosimétrie seule peut nous donner, c’est-à-dire le sulfure de calcium comme antiparasitaire et les alcaloïdes comme défervescents.

INJECTION D’UNE SOLUTION DE SUBLIMÉ DANS UN CAS DE RÉTENTION D’URINE PROSTATIQUE, PAR LE DOCTEUR ROBERTSON.

(The British medical Journal. Gazette de médecine et de chirurgie hebdomadaire , juin 1884.)

Plusieurs articles ayant récemment paru sur la valeur de certains agents employés en injection dans la vessie, 1 auteur rapporte brièvement le cas suivant, démontrant les avantages de la solution du sublimé au titre de 1 pour 1000 .

. Le malade, âgé de septante et un ans, avait déjà subi, quatorze mois auparavant, une ponction sus-pubienne pour une première attaque de rétention ; lorsqu’il fut vu par le docteur Roberston, sa vessie était de nouveau énormément dilatée ; entre autres symptômes d’origine prostatique, il ÿ avait de la fièvre. Au moyen du cathétérisme on donna issue à 8 ou 5 onces d’urine décomposée, qu’on remplaça en partie par 3 onces de solution de sublimé chaude, qu’on laissa en place dans la vessie trois ou quatre minutes. La nuit suivante, la miction fut bien moins impérieuse. Le lendemain les urines avaient repris leur limpidité et avaient bien moins d’odeur. Peu à peu l’amélioration fut complète, aussi bien au point de vue de la qualité des urines que de leur émission.

Ce qui veut dire que la ponction sus-pubienne pratiquée quatorze mois auparavant, eût pu être évitée par les remèdes internes. Quant à l’injection d’une solution de sublimé au millième, elle peut présenter des dangers. Pourquoi ne pas essayer avec les modificateurs vitaux : Strychnine, hyosciamine, cicutine ? Mais ce serait de la dosimétrie !

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