‹ Miscellanées de médecine dosimétrique (volume 2)Chapitre 31 sur 179 · PAR LE DOCTEUR WEBER · texte numérisé non relu

PAR LE DOCTEUR WEBER

[Journal de Paris, 18 octobre 1884.)

Dans une communication que l’auteur a faite à ce sujet à l’Académie de médecine de New-York, il a posé les conclusions suivantes : 1° il n’est point suffisamment prouvé que la syphilis puisse être une cause directe d’ataxie locomotrice ; 2° il est prouvé que la syphilis peut produire certaines lésions de la moelle épinière et de ses enveloppes, aussi bien que l’encéphale ; ces lésions sont souvent suivies de symptômes tabétiques et sont d’ordinaire améliorées, mais rarement guéries, par le traitement antisyphilitique ; 3° si les lésions syphilitiques des centres nerveux se produisent de très bonne heure, elles sont bien moins susceptibles d’être arrêtées par un traitement antisyphilitique méthodique que lorsqu’elles se développent plus tard ; cependant les complications nerveuses s’observent surtout dans les cas anciens; 4° tous les observateurs ont reconnu qu’une fois que les lésions syphilitiques du système nerveux se sont bien établies, on peut les améliorer, mais fort rarement les guérir par le traitement antisyphilitique. Aussi est-il nécessaire de soumettre les syphilitiques et leur infection à un traitement spécifique prolongé ; 5° les frictions mercurielles sont le moyen le plus efficace que nous possédions. [New-York Journal, 24 mars 1884.)

Cet article présente de l’intérêt au moment où la syphilis cérébrale occupe l’attention des académies.

Comment le mercure agit-il ? On pourrait admettre que c’est en tuant les microbes ou syphilizoaires : mais comment concilier cette hypothèse avec la méthode abortive? MM. les savants (?) auront beau faire et dire, il y aura toujours le « quid ignotum », Y ce de l’algèbre médicale.

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