ERREUR FATALE DUN PHARMACIEN
Une jeune fille de vingt-deux ans suivait depuis quelque temps, sur l’ordonnance d’un médecin, un traitement pour une ophtalmie, par des injections de pilocarpine, qu’elle se pratiquait elle-même. Ayant été renouveler chez son pharmacien habituel la prescription, elle se fit une injection. Au bout de quelques instants elle s’écria quelle n’y voyait plus, quelle souffrait cruellement. Après six à sept minutes elle expirait dans d’affreuses convulsions. Le pharmacien s’était trompé ; il avait donné de l’atropine au lieu de pilocarpine.. {Gazette hebdomadaire de Bordeaux.) Ceci est une nouvelle preuve des dangers des injections souscutanées, et de l’imprudence de la part du médecin, de les laisser pratiquer par les malades à eux-mêmes. Les alcaloïdes en solution sont toujours un danger parce qu’il est impossible de les doser : à plus forte raison quand on les donne par la voie hypodermique.
DE MÉDECINE DOSIMÉTRIQUE.