TRAITEMENT DE L’OBÉSITÉ
Le Journal de médecine pratique, dans son numéro du 1 er juillet 1882, contient un article sur l’obésité, à l’occasion d’une étude du docteur J. Cyr, médecin inspecteur adjoint, à Vichy. On comprend qu’il s’agit surtout de l’emploi des fondants et, partant, des eaux de Vichy. Nous ferons remarquer à ce sujet que l’obésité constitutionnelle ne doit pas être confondue avec l’obésité accidentelle, cette dernière, relevant d’un état momentané de la nutrition ; l’autre, au contraire, d’une disposition congénitale, caractérisée par la petitesse du système artériel comparé au volume du système veineux. Hume — le grand historien anglais — était obèse au point de ne pouvoir quitter son fauteuil. J. Janin fut dans le même cas à la fin de ses jours, et on sait qu’il a succombé à un épanchement de sérosité dans le péricarde. On ordonnerait vainement à ces obèses les exercices, la gymnastique, etc., qu’ils ne pourraient satisfaire à cette prescription. Quant aux obèses d’aventure, c’est à la quassine, à la strychnine, en un mot à tous les excito-moteurs qu’il faut avoir recours. Il y a du danger à les faire fondre — comme on fait ordinairement — avant que la nutrition soit rétablie dans ses conditions physiologiques. Onfait de lagraissepar les moyens opposés à ceux qui font faire de la chair. Les éleveurs quand ils veulent avoir leurs bestiaux bien en chair,, mettent du sel dans leur ration. Au contraire, quand il s’agit de les engraisser, ils leur donnent des aliments contenant peu ou pas de sel, tels que des gâteaux de graine de lin. Les médecins ne doivent pas être moins sagaces que les éleveurs.
l’allopathie, l’homœopathie et la dosimétrie dans le traitement