LA SOURCE DU DIABÈTE
Les docteurs Ehrlich et Frerichs pour résoudre cette question ont pratiqué l’expérience suivante :
Sur un diabétique - pendant la période de la digestion — un fin trocart désinfecté avec soin, a été plongé dans le foie, et a ramené ainsi un peu de sang et des cellules hépatiques. Ces cellules qui chez l’homme sain renferment de la substance glycogène, n’en contenaient pas chez le diabétique.
DE MÉDECINE DOSIMÉTRIQUE. 227
Il ne faut pas s exagérer les dangers de cette expérience, mais uniquement prendre en considération le but : or, on voit que dans le diabète, c est le foie qui a cessé de sécréter la matière glycogène, et les matières amylacées puisées dans l’intestin se déversent directement dans le sang où le sucre s’accumule pour être éliminé ensuite par les reins et les urines. Cette conclusion nous paraît acceptable et indique que dans le diabète, le traitement doit consister surtout dans l’emploi de la quassine,' delà strychnine, afin de réveiller l’atonie du foie. Quant à la lésion anatomo-pathologique de cet organe (cyrrhose ou autre), elle est audessus des ressources de l’art.