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TRAITEMENT DE l’aSTHME, PAR LE PROFESSEUR DIEULAFOV.

1° L’accès va commencer : Badigeonner les narines avec une solution de cocaïne au 20 e avec un blaireau, en remontant aussi haut que possible, ou pulvérisation dans le nez et la gorge de solution de cocaïne, pendant quatre à cinq minutes. Si cela ne réussit pas, faire respirer fortement delà pyridine (6 à 12 gouttes dans un mouchoir), ou bien 3 à 4 grammes versés sur une assiette près du lit du malade. La cocaïne et la pyridine peuvent être employées simultanément.

2° L’accès a commencé : On peut encore l’enrayer ou le modifier notablement par les fumigations de datura, de papier nitré, par les cigarettes Espic.

3° L’accès est à son apogée : On fait une injection hypodermique de morphine, en commençant par un demi-centigramme, et si cela ne suffit pas, injecter la même dose un quart d’heure après.

Contre l’attaque l’auteur préconise l’iodure de potassium comme le médicament par excellence. 11 commence par la dose de 25 centigrammes par jour et arrive à 1 gramme, à 1 1/2 gramme, 2 grammes au besoin. Trousseau associait à l’iodure de potassium la teinture de lobélie : 25 à 50 cengrammes par jour.

Contre l’asthme, en tant que diathèse, trois médicaments sont usités : l’iodure de potassium, la belladone et l’arsenic. L’auteur procède comme suit : Pendant quinze jours, 1 gramme et, si possible, 2 grammes d’iodure de potassium; puis pendant quinze autres jours, la belladone (une demipilule, puis une pilule chaque matin, renfermant 1 centigr. de feuilles et 1 centigr, d’extrait) et simultanément l’arsenic. Et ainsi de suite pendant

DE MÉDECINE DOSIMÉTRIQUE.

trois à quatre mois. Si le malade est atteint d’emphysène, on recourra avec succès aux bains d’air comprimé. S’il est atteint de bronchite, on l’enverra au Mont-Dore, à la Bourboule ou à Royat. On interdira aux malades les altitudes. On n’oubliera pas que les accès d’asthme peuvent être provoqués ou réveillés par les causes les plus diverses et les plus bizarres : odeur, poussière, déplacement, etc.

Réflexions. — Dans l’asthme, il y a à la fois spasme et paralysie : spasme de la trachée, paralysie des poumons. Il faut donc combiner la strychnine à l’hyosciamine, d granule de chaque toutes les deux heures pendant la durée, de l’accès. Les autres moyens ne sont qu’accessoires. Quant à la diathèse ou plutôt aux diathèses, elles sont variées et par conséquent exigent le traitement de la cause ou la dominante : tels que l’arsenic, le mercure, les iodés, etc.

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