‹ Miscellanées de médecine dosimétriqueChapitre 116 sur 246 · UN NOUVEAU STOMACHIQUE, PAR LE DOCTEUR PENZOLDT · texte numérisé non relu

UN NOUVEAU STOMACHIQUE, PAR LE DOCTEUR PENZOLDT

(Therap. Monatsch., février 1890.)

C’est le sel muriatique de la Phenildis-hydrochinazoline, une provenance de la chinoline. À en croire l’auteur, il (le sel) donnerait trop faim — ce q.ui peut n’être pas sans inconvénient pour ceux qui n’ont pas la bourse aussi complaisante que l’estomac. Voici la formule :

. ChJfiEbydr^e d’orexine.2 graimnes.

Extrait, de gentiane.q

Poudre de racine de guimauve . . j

Pour 20 pilules gélatinées; en une ou deux fois, 2 à 5 pilules par jour, avec une tasse de bouillon.

Nous ferons remarquer que ces pilules n’étant pas solubles, elles doivent s’accumuler dans l’estomac et même au delg. Nous préférons les granules de quassine, qui sont solubles de tous points et qui ont fait leurs preuves.

DES DÉSÉQUILIBRÉS DU VENTRE ET DE LEUR TRAITEMENT, PAR M. DUJARDIN-BEAUMETZ.

(Bulletin général de thérapeutique.)

Les beaux jours des pharmaciens sont revenus : Voici M. Dujardin- Beaumetz qui aux Déséquilibrés du ventre (le mot est joli!) prescrit les moyens suivants :

1° A chacun des repas un des cachets médicamenteux suivants :

Salicylate de bismuth.,

Magnésie anglaise. aa 10 gramme*.

Bicarbonate de soude.)

Pour 30 cachets médicamenteux.

Ou bien, s’il y a tendance à la diarrhée :

Salicylate de bismuth Naphthol ....

Craie préparée . .

Phosphate de chaux

Pour 40 cachets.

2° Prendre le soir, en se couchant, dans un demi-verre d’eau, une cuillerée à dessert de poudre de réglisse composée ;

3° Prendre chaque jour une douche froide en jet le long de la colonne vertébrale pendant quinze secondes et après, friction sèche énergique avec un gant de crin ;

4° Promenades en plein air, exercices musculaires, gymnastique, escrime, etc.

5° Mettre au moins sept heures entre les deux principaux repas.

Quant au choix des aliments, œufs très peu cuits, féculents en purée, légumes verts très cuits, fruits en compote (sauf les fraises et les raisins), pain grillé, pas de gibier, de poisson decailles et du fromage (fait), ainsi que les aliments trop liquides et en particulier les soupes, pas de boissons gazeuses, pas de vin pur, pas de liqueurs.

DE MÉDECINE DOSIMÉTRIQUE.

Comme on le voit, pour M. Dujardin-Beaumetz comme pour M. Bouchard, le canal intestinal est un évier et doit être traité comme tel. On pourrait presque dire une fosse d’aisance qu’il faut désinfecter. De là l’emploi du salicylate de bismuth, de la magnésie anglaise, du bicarbonate de soude, du naphthol, de la craie préparée, du phosphate de chaux. Il ne fait pas attention (ni M. Bouchard non plus) qu’il se forme ainsi un magma et souvent des concrétions qui obstruent l’intestin et augmentent le malaise général. N’est-il pas plus simple de s’en tenir au lavage matinal avec le sedlitz Chanteaud, et au repas principal la quassine et l’arséniate de soude, et, au besoin, à la fin du repas quelques gouttes d’acide chlorhydrique sur un morceau de sucre et une gorgée d’eau ? Mais ceci est beaucoup trop simple et ne ferait pas l’affaire de nos modernes Fleurants.

Quant à l’hygiène gymnastique, c’est le cas ou jamais d’en faire dans la mesure du temps et des forces du malade.

Page 1