PAR LE DOCTEUR C. S. ROND
[American Journal of the Med. Sc., janvier 1890.)
Selon l’auteur, le mal de Bright n’est pas une lésion d’un seul organe, c’est une maladie générale. La nutrition souffre et cela dès le début, corrélativement l’urée éliminée dans les vingt-quatre heures est diminuée. Peu à peu apparaissent des troubles généraux vagues, tels que vertiges, nausées, faiblesse, dyspepsies, sans cependant que Purina contienne de l’albumine et des cylindres. A ce moment le malade sera soigné pour de soi-disant dyspepsies qu’aucun traitement n’améliorera. On mettra un pessaire aux femmes en invoquant de prétendues lésions de matrice, on invoquera l’âge, et on cherchera à remonter l’hématose par le fer, etc., tout cela sans succès. Quelques mois ou quelques années plus tard, le malade présentera de l’albumine et des cylindres dans ses urines, et il sera trop tard pour intervenir. L’auteur dit avoir examiné un millier de cas de ce genre et pose la règle suivante : « Chaque fois qu’à des troubles généraux et protéiformes, sans cause apparente, sans lésion organique appréciable,