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LA GREFFE DU CORPS THYROÏDE CHEZ LHOMMK, PAR LE DOCTEUR LANNELONGUE

(Société de biologie, séance <^u 7 mars 1890.)

Il paraît que les lauriers de M. Brown-Séquard ne laissent plus dormir les inventeurs. Après les injections du jus testiculaire de cobayes pour le rajeunissement général, voici les greffes en remplacement d’organes urinaux après leur destruction. Bientôt on se fournira de testicules en substance au lieu de leur‘suc. On a cru voir après l’extirpation de la glande thyroïde un état particulier qu’on a désigné sous le nom de myxœdème, caractérisé par l’affaiblissement de la mémoire, la disparition des forces, l’obturation des sens, la pâleur, et une infiltration mucineuse des tissus, etc. Vite! on a pensé à la greffe! Horsley (1) essaya de greffer le corps thyroïde dans la péritoine d’un animal auquel on avait enlevé le corps « improper ». G'était le cas d’en faire l’essai sur l’homme. M. le docteur Lannelongue, dans le service de M. Legroux, sur un enfant atteint de myxœ-

(1) Un nom prédestiné

DE MÉDECINE DOSIMÉTRIQUE.

dème (?) a entrepris la greffe thyroïdienne. Les deux tiers du lobe gauche du corps thyroïde d’un mouton adulte ont été insérés, non pas au cou qui était gonflé par le myxoedème, mais sur le thorax au-dessous du sein droit. Après la greffe, dit M. Lannelongue, il n’y a plus qu’à'attendre le résultat. Ce résultat s’il doit y en avoir un, c’est-à-dire si la prétendue greffe n’est pas résorbée, ne saurait être que moutonnier. En vérité! on ne sait où s’arrêteront ces bagatelles de la porte!

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