INFLUENCE DE LA SACCHARINE SUR LA DIGESTION, PAR LE DOCTEUR PLEIGGE
(Archives des Pharmaciens, 1889.)
On se rappelle les longues discussions soulevées au sein des Académies à propos de la saccharine. Le principal argument en faveur de cette substance ça été son bas prix comparativement à celui du sucre ; avec cela quelle sucre dix fois plus que cette dernière. Le docteur Pleigge a entrepris une série d’expériences d’où il résulte que le saccharine est antidigestive; qu’elle entrave complètement l’action de la ptyaline, ainsi que la digestion de l’albumine. Son influence sur la digestion intestinale est la même, mais à un degré moindre. D’où l’auteur conclut que 1 emploi de la saccharine n’est pas admissible comme succédané du sucre dans les produits alimentaires, surtout chez les diabétiques où l’intégrité de la digestion n’existe pas.
Qu’en dira M. Dujardin-Beaumetz, le promoteur de tout ce qui est nouveau en médecine?
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UN SPÉCIFIQUE NOUVEAU DE LA FIÈVRE INTERMITTENTE ET DES ACCIDENTS PALUSTRES, PAR LE DOCTEUR VOLUDE (DE VIERZOn).
(Académie de médecine, 18 février 1890.)
Il va sans dire que c’est le docteur Dujardin-Beaumetz qui a tenu le nouveau-né sur les fonts académiques. C’est le Panbotano, arbre ou plutôt arbrisseau des régions tropicales du Mexique. A en juger par le nom, on
DE MÉDECINE DOSIMÉTRIQUE. 2 * 3
dirait : presque « toute la botanique ». Mais il en sera de ce nouveau spécifique comme de tant d’autres dont le docteur Double disait : « Hâtez-vous de les prescrire pendant qu’ils guérissent encore. » C’est, d’après le professeur Bâillon, le Mimosa ou plutôt le Gollitindra Houstoné, qui existait déjà au jardin de Chelsea en 1760. M. Dujardin-Beaumetz l’a prescrit dans les fièvres intermittentes, soit quotidiennes, soit tierces, à la dose de 70 grammes, en décoction ou en extrait. Une seule dose a le plus souvent suffi. Dans quelques cas deux doses ont été nécessaires et ont été prises sans provoquer d’accidents : mais cependant on observa chez tous les malades des nausées, et chez certains d'entre eux des vomissements. Ne voit-on pas les intermittences saisonnières disparaître sous l’influence d’un émétique ou d’un catharto-émétique? Nous pensons en tous cas qu’il faut dè nouveaux essais avant de se prononcer. En attendant, donnons la quinine.