‹ Miscellanées de médecine dosimétriqueChapitre 14 sur 246 · PAR LE DOCTEUR DIEULAFOI · texte numérisé non relu

PAR LE DOCTEUR DIEULAFOI

(Société médicale des hôpitaux, séance du 20 juin 1890.)

L'auteur cite plusieurs cas où cette expérience lui a réussi; nous disons expérience, à cause de ce qu'elle présente d'aléatoire. Ce trailemenne d'ailleurs pas neuf ; nous l'avons vu pratiquer au temps ou tlomsa t l é lliode de Priessnilz ; et si ou y a renonce, cest a cause des .> 4

présentait. Dans la rougeole comme dans la variole et les exanthèmes ai„ en général, il faut rafraîchir la peau de dedans en dehors par les alcaloïdes défervescenls, ainsi que nous en avons cité des exemples dans le Dans une épidémie de rougeole infectieuse maligne, nous avons traité toute une famille de cinq enfants dont aucun ne succomba, tandis qu aux alentours presque tous les enfants succombaient. Quoi qu il en soi , s. on veut tenter la réfrigération externe, il faut la combiner à la réfrigération inter . Mais ce serait de la dosimétrie !

de l’opération césarienne dans l’éclampsie gravidique.

(Quarante et unième assemblée générale pour l’avancement des sciences médicales, tenue à Utrecbt les 7 et 8 juillet 1890.)

La question : s’il faut sacrifier l’enfant à la mère dans le cas où la vie de celle-ci est menacée, est de la plus haute gravité. Déjà cette question a été posée pour les vomissements incoercibles survenant dans le deuxième parcours de la grossesse ; et nous avons démontré que ces vomissements peuvent être arrêtés par les moyens dosimétriques. Il en est de même pour l’éclampsie gravidique. M. le docteur Holbertsma (Utrecbt) a présenté à la docte assemblée une femme sur laquelle il a pratiqué l’opération césarienne pour remédier à des attaques d’éclampsie grave.

Il s'est surtout prévalu de ce fait que plusieurs femmes meurent chaque année, qui, grâce aux ressources actuelles de la chirurgie, seraient sauvées par un traitement plus actif que par l’ancienne thérapeutique des injections sous-cutanées de morphine et des bains chauds. La plupart des éclampsies gravidiques étant dues à la compression des uretères par l’utérus, on comprend que dans ces cas l’opération césarienne soit très utile.

M. Nijhoff (Amsterdam) a répondu que la supposition du préopinant ne saurait être admise, puisque l’éclampsie persiste souvent après l’expulsion du fœtus ; par conséquent, qu’il ne faut pratiquer l’opération césarienne que comme ultimum refugium dans les cas où toute méthode de traitement aurait échoué. Quant aux injections de morphine, Neit (Bonn), en a vu de très beaux résultats ; et lui-même il a traité une malade par cette méthode en lui administrant jusqu’à 145 milligrammes de chlorhydrate de morphine.

Nous pensons que l’opération césarienne n’a rien à voir dans l’éclampsie, pas plus que l’avortement dans les vomissements soi-disant incoercibles. Les femmes prises d’éclampsie puerpérale succombent à la méningite par épanchement. Il faut donc — tout en accélérant l’accouchement — donner la strychnine, l’aconitine et la digitaline, coup sur coup, de dix en dix minutes, jusqu’à détente générale. La morphine peut être employée, mais avec ménagement.

LE MÉDECINE DOSIMÉTRIQUE.

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