VI
MISCELLANÉESl
régnent chaque hiver, c’e&t que sa nature hyposthénique a été méconnue et que de prime abord on n’a pas eu recours aux névrosthéniques. Avec nos 86 ans, nous n’eussions sans doute pas échappé si nous n’avions pris, jusqu’à saturation, la strychnine, l’aconitine, la vératrine, la digitaline, l’hydro-ferro-cyanate de quinine, d’après les diverses phases où la maladie était entrée. En tain dira-t-on que l’on ne connaît pas au juste le principe intoxiquant, il suffit de la transmission de la maladie par contact direct ou indirect pour l’admettre. Que savons-nous des virus en général ? Rien. La seule chose qui est constante, c’est la dépression de la vitalité : c’est donc cette dépression qu’il faut combattre, non en affaiblissant les malades, mais en les fortifiant. 11 est vrai que les allopathes sont bien embarrassés avec leurs drogues indigestes ; mais il n’en est pas de même des médecins dosimètres, munis d’armes simplifiées, c’est-à-dire perfectionnées. Pourquoi nos adversaires ne s’en servent-ils pas? C’est qu’ils ne savent comment s’y prendre. Et puis, il faut laisser croire au public qu’on a une prescription à soi, que n’ont pas les autres. Y aurait-il sans cela des Princes de la science? Question de se surfaire. Us sont là deux ou trois qu’on voit apparaître chaque fois qu’il y a un personnage de quelque importance à traiter. S’il faut des consultations, ce n’est pas sans doute pour opiner du bonnet. La consultation ne devient nécessaire que parce qu’on n’a rien fait au début. Le temps qu’on passe à diagnostiquer est celui qui décide du sort du malade. Mieux vaut agir que disserter.