‹ Miscellanées de médecine dosimétriqueChapitre 167 sur 246 · LE CHOLÉRA · texte numérisé non relu

LE CHOLÉRA

Quand il eut, le vaillant, tout un mois combattu, Donnant, insoucieux, sa force qu’il surmène A l’assaut bien ingrat de la souffrance humaine, Sans refus et sans plainte et jamais courbatu.;

Les gens ne voyant point son visage abattu Après le dur labeur d’une longue semaine, Disaient pour expliquer ce 'double phénomène," Qu’il était d’un secret tout simplement “ pourvu ».

Un soir comme il rentrait dans sa chambre sévère,

Il mit d’un noir flacon dix gouttes dans un verre,

Le but quand un frisson de fièvre le toucha.

Puis il vit au miroir son visage livide,

Et s’essuyant du front une moiteur morbide Pour ne plus se lever calmement se coucha.

• (Fleur de chanvre.) D r Deffenfz.

Réflexion. — Ce lugubre tableau doit donner à réfléchir au médecin, en temps d’épidémie, mais noii le décourager. C’est parce qu’il ne se soigne pas lui-même à force de soigner ses clients, qu’il meurt. Cela n’arrivera plus s’il veut prendre les précautions que la dosimétrie lui conseille.

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