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A PROPOS DE LA DILATATION DE L’ESTOMAC, PAR LE DOCTEUR MAÏHIEU

(Soc. méd. des hôp., 26 fév. -1892.)

Il n’est question en ce moment que de la dilatation de l’estomac. On dirait d’un mot d’ordre — comme dans le vaudeville : La consigne est de ronfler. Selon MM. Bouchard et Legendre la dilatation de l’estomac se diagnostique par le clapotage au moyen de la percussion digitale au-dessous

du milieu d’une ligne allant de l’ombilic au rebord des fausses côtes du côté droit. Cette recherche doit être faite le matin à jeun ou au moins sept à huit heures après le repas. L’auteur fait remarquer que ce signe est au moins insuffisant : en effet, il arrive assez souvent que lorsqu’on pratique le lavage de l’estomac, immédiatement après avoir constaté le clapotage, on ne peut en retirer aucun liquide. Le flot à bruit amphorique provoqué par la succussion hippocratique et qui ne peut pas être confondu avec le clapotage qui prend parfois naissance dans le colon transverse, a certainement plus de valeur. En somme, on ne saurait mieux comparer les malaises et les vomissements produits par la dilatation de l’estomac qu’à ceux du mal de mer, contre lequel nous avons conseillé la strychnine et l’hyosciamine, combinés à la morphine, s’il y a gastralgie intense. Les moyens que l’auteur propose, tels que le lavage de l’estomac au moyen du siphon, l’hydrothérapie froide, les réactifs chimiques, le gavage de l’estomac à la poudre de viande, ne remédient pas à l’état vital de l’estomac. Il faut faire revenir celui-ci sur lui-même, en même temps qu’on calmera le spasme douloureux. C’est ce que font les remèdes dosimétriques que nous venons d’indiquer. Il faut choisir le moment où les malaises digestifs commencent à se faire sentir.

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