TRAITEMENT DE LA DIPHTÉRIE, PAR LE DOCTEUR ERNEST GAUCHER
[La Médecine moderne, 1 er octobre 1891.)
Selon l’auteur, la diphtérie est une maladie primitivement locale, où l’infection, plus ou moins rapide, n’est que secondaire. Il faut donc l’attaquer par des moyens locaux antiseptiques, sublimé, acide phénique, phénol, et il donne la formule suivante :
Camphre . . .
Huile de ricin .
Alcool à —90° c, Phénol absolu .
Acide nitrique .
20 grammes.
15 id.
10 id.
5 id.
1 id.
On ne saurait admettre qu’une maladie qui affecte une forme épidémique contagieuse soit primitivement locale, U y a fièvre, souvent ataxo-adyna-
inique. Il faut donc combiner le traitement interne avec le traitement externe, ainsi que le fait le docteur Fontaine, de Bar-sur-Seine. Comme il y a souvent paralysie, on donnera, en même temps, les arséniates de quinine, la strychnine, l’aconitine, la digitaline, selon les indicata. Le meilleur topique est le suc de limon, soit pur, soit dilué, ou bien la poudre de tannin.