VI
sont les motifs pour lesquels nous ne cesserons de combattre le monopole universitaire, au lieu de l’étendre comme le voudrait l’auteur du projet. Les officiers de santé ont été créés à une époque où les localités éloignées manquaient de médecins. Il n’en est plus de même aujourd’hui avec les facilités de communication. Mais là où le médecin ne saurait vivre, il faut lui en fournir le moyen par la création de médecins cantonaux subsidiés par l’État, le Département et la Commune. Pourquoi en serait-il autrement de la santé du corps que du salut de l’âme-? Autant installer le prêtre au chevet du moribond. Nous ne voulons donc pas d’officiers de santé, mais de médecins seulement; de médecins passés au crible d’une'Haute-Cour professionnelle ; de médecins de par l’opinion publique et non du buis clos des examens universitaires.