DES HÉMORRAGIES UTÉRINES ET DE LEUR TRAITEMENT
(Leçon du professeur Terrillon, à l’hôpital de la Salpêtrière.)
Le sujet étant traité en leçon, on ne saurait faire un reproche au professeur de faire un exposé complet de la matière : les hémorragies utérines essentielles et les hémorragies utérines symptomatiques, les premières souvent critiques ou l’exagération du phénomène naturel ; les secondes accélérant la mort des malades. Là où nous voyons au contraire un vide, c’est dans le traitement. En effet, l’honorable professeur a trop négligé l’hémostasie interne pour s’attacher uniquement à l’hémostasie externe. Il préconise surtout les injections d’eau chaude; d’eau bouillante, eût-il dû dire, car c’est par la contraction des vaisseaux, tout comme par le froid, que le sang s’arrête. Le procédé, quoique n’étant pas neuf, est original. On tue également ainsi les microbes, puisqu’on veut en voir partout. Comme moyen interne, l’honorable professeur cite les opinacés (piqûres de morphine), lavements laudanisés, qui agissent en paralysant le muscle utérin, en arrêtant les contractions utérines; l’ergot agissant en sens contraire, en faisant contracter l’utérus ; les potions de perchlorure de fer, dont l’action lui paraît plus théorique que réelle(l); le canabis indica, qui aurait, paraît-il, une action assez efficace. Nous eussions voulu que l’honorable professeur
(1) L’honorable professeur se trompe ; le perchlorure de fer parfaitement neutre fait revenir sur eux-mêmes les grands vaisseaux. C’est ainsi que nous avons réduit un anévrisme de l’artère inominée par l’emploi journalier de la teinture de fer aromatique. C’est donc un excellent moyen dans les hémorragies diasthésiques. Dr B.
DE MÉDECINE DOSIMÉTRIQUE.
eût mentionné également l’hydro-ferro-cyanate de quinine, dont 1 action hémostatique est très prononcée. Nous avons' souvent arrêté ainsi des épistaxis rebelles aux moyens externes. D ’ B -