PAR LE DOCTEUR G. PAUL
(Société de thérapeutique, séance du 27 juillet 1887.)
Le nommé A. F..., 37 ans, commissionnaire, entre à l’hôpital Lariboisière le 29 juin 1887. Chez lui le tremblement a commencé à 8 ans et n’a pas été cessé depuis. Hérédité : deux autres membres de sa famille sont également atteints de tremblement depuis l’enfance. Chez lui le tremblement est général, consistant en oscillations, rapides mais peu étendues. Cela
ne l’empêchait pas de travailler, mais depuis quelque temps, le tremblement a tellement augmenté que le travail lui est devenu impossible et la marche peu sûre; il est surtout accusé aux mains. Le malade a toutes les peines du monde à saisir un objet. Au repos le tremblement est moindre. 11 n y a nulle intoxication saturnine ni mercurielle, mais, par contre, de l’alcoolisme. Le traitement a consisté en bains galvaniques. Amélioration.
Réflexions. — Ce malade n’est donc pas guéri. Y-a-t-il sclérose? C’est probable à cause dé la durée de la maladie. Dans ces cas, nous employons l’hypophosphite de strychnine jusqu’à vingt granules par jour en commençant par deux et augmentant de deux à la fois tous les cinq à six jours. Dans ces affections de la moelle épinière, il faut toujours procéder avec prudence, à cause de la myélite. Aussi est-il nécessaire d’explorer la colonne vertébrale à des intervalles rapprochés. Il fut un temps où l’on employait le repassage. Nous avons vu un malade succomber pendant l’opération.
XCYI
TRAITEMENT DU DIABÈTE PAR LARSENIC ET LE BENZOATE DE L1THINE, PAR LE DOCTEUR MARTINEAU.
(Société de thérapeutique, juillet 1887.)
Ce traitement est encore en voie d’expérimentation. M. le docteur Créquy l’a expérimenté sur plusieurs malades. Les préparations de lithine et d’arsenic ne lui ont réussi que dans un seul cas. Il soigne depuis quelque temps un malade fort intelligent; tous les traitements essayés n’avaient guère réussi ; depuis qu’il est soumis à la médication du docteur Martineau, la proportion du sucre qui était de 20 grammes par litre est tombée à 2 grammes.
M. Dujardin-Beaumelz dit que par la méthode du docteur Martineau il a obtenu de l’amélioration mais non la guérison, et il préfère la méthode d'hygiène thérapeutique du docteur Bouchardat.
Réflexions. — Il en sera de même chaque fois qu’on aura recours aux spécifiques. Il faut un traitement méthodique reconstituant par la strychnine et les arséniates selon la diathèse. D 1 B.
de médecine dosimétrique.