‹ Miscellanées de médecine dosimétriqueChapitre 5 sur 246 · PAR LE DOCTEUR FISHER · texte numérisé non relu

PAR LE DOCTEUR FISHER

Le Répertoire s’est élevé à diverses reprises contre l’emploi des hydrocarbures ou extincteurs des globules rouges du sang. Il en est ainsi du nouvel hypnotique contre le delirium tremens. D’après l’auteur, 5 grammes de mélhylol et 20 grammes d’eau en trois ou quatre seringues de Pravaz par jour, continués pendant cinq à six jours, donneraient des résultats supérieurs à ceux obtenus par des autres calmants hypnotiques. Ces injections sont peu douloureuses, ne provoqueraient jamais d abcès et pourraient être employées dans le délire imminent. Nous avons fait voir que la strychnine combinée à l’hyosciamine et la morphine donne des résultats immédiats en faisant tomber les troubles nerveux et vasculaires. Pourquoi alors recourir à des produits de laboratoire, quand on a sous la main des produits naturels? La strychnine fait cesser le tremblement musculaire, surtout des mains, qui rend les alcooliques incapables de toute occupation manuelle. Ils oublient de boire des spiritueux dont ils conservent le dégoût. Le calme une fois obtenu, il faut se garder des narcotiques qui deviendraient une seconde nature pire que la première.

ÉTUDES SUR LES EMPOISONNEMENTS ALIMENTAIRES : MICRODES ET PTOMAÏNES, PAR LES DOCTEURS POLIN ET LAB1T, MÉDECINS-MAJORS. (Paris, A. Doill, 1890.)

On sait combien les aliments animaux trop avancés sont dangereux dans un usage prolongé. Les auteurs du livre que nous annonçons ont été à même de le constater dans leur service. En 1831, lors de l’invasion des Hollandais en Belgique, nous fûmes attaché à un corps do quatre mille hommes chargé de défendre les' wateringues de la frontière zélandaisc. C’était en septembre et par une saison chaude et humide, La viande

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fournie à la troupe par entreprise, était, la plupart du temps, en voie de putréfaction. C’était la guerre, on n’y regardait pas de si prés. En peu de jours des affections gastriques de nature lyphique(diarrhée, dysenterie, etc.) se déclarèrent et plus de douze cents hommes durent être envoyés aux hôpitaux militaires de Bruges et de Gand. Nous pûmes constater alors combien les secours médicaux en campagne sont insuffisants, surtout avec les médicaments grossiers de l’allopathie. Aujourd’hui, avec les médicaments dosimétriques, notamment la strychnine, contre la prostration nerveuse et musculaire, l’aconitine, la vératrine, la digitaline, la quinine contre la fièvre, suffiraient à tous les besoins. C’est pourquoi nous n’avons cessé nos démarches auprès des conseils supérieurs de santé dans ce sens, offrant même nos médicaments gratuitement à titre d’essai. Mais jusqu’ici la bureaucratie l’a emporté; elle n’entend pas qu’on touche à l’arche sainte du budget officiel. On veut faire des microbes et des ptomaïnes les boucs d’Israël ; ils ne méritent :

Ni cet excès d’honneur ni cette indignité.

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