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TRAITEMENT DE LA PHTISIE EN HOLLANDE, PAR LE DOCTEUR WYNHOFF

(Quarante et unième assemblée générale de l’Association pour l’avancement des sciences médicales, tenue à Utrecht les 7 et 8 juillet 1890.)

Selon l’auteur, le meilleur traitement de la phtisie est celui qui ménage le mieux les poumons, en faisant respirer les phtisiques dans un air aussi pur que possible; les muqueuses des organes respiratoires alors ne sont pas irritées et l’organisme ne risque pas d’être infecté par les bacilles de la tuberculose. Or— dit l’auteur — on atteint ce but en faisant séjourner les malades toute la journée à l’air libre, à l’abri du vent. Dans un pays comme la Hollande un pareil traitement (si traitement il y a) est impossible. Nous pensons toutefois comme l’auteur, que dans la phtisie confirmée, il faut éviter les climats extrêmes. Les stations de la Méditerranée tuent plus de malades quelles n’en guérissent. Le véritable traitement de la phtisie c’est l’assolement organique, par les excito-moteurs, notamment les arséniales sous loults les foimes cl les alcaloïdes défervcscenls; soutenir

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les forces des malades est nécessaire dans une maladie de long cours. M. le docteur Debove a.proposé le gavage, comme pour les volailles à 1 engraissement; mais c’est plutôt leur donner un foie gras et par conséquent accélérer leur mort.

Nous sommes de l’avis du docteur hollandais qu il faut multiplier les sanatoriums aux bords de la mer, comme à Berck, à Middelkerke, mais sans leur donner la désignation spéciale de Maisons de phtisiques, qui équivaudraient aux léproseries d’autrefois. Sans admettre la contagiosité des tuberculeux, on peut dire que ce sont des malades gênants à cause de leur toux clangoureuse et de leur expectoration bruyante. Aux bords de la mer, ces malades seraient mieux que sur les altitudes, où 1 air est trop vif et trop raréfié. L’exercice sur la plage, le long des vagues montantes, est surtout utile, parce qu’il se fait dans un air ozonisé et chargé de molécules salines (1). Mais avant tout, il faut augmenter les forces musculaires par la strychnine, stimuler l’appétit par la quassine, l’arséniate de soude, et empêcher les accès fébriles par l’hydro-ferro-cyanate de quinine.

Vouloir tout demander à l’hygiène normale est inutile, il faut que celte hygiène soit en même temps thérapeutique. Feu le docteur Bouchardat y insistait beaucoup, mais sans les moyens. C’est ainsi quil voulait quon soumît les diabétiques à des fatigues musculaires, mais il oubliait de leur en donner la force.

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