‹ Miscellanées de médecine dosimétriqueChapitre 71 sur 246 · PAR LE DOCTEUR COTILLON · texte numérisé non relu

PAR LE DOCTEUR COTILLON

(Société de thérapeutique, 44 mai 1890.)

L’auteur pense qu’il y a entre ces deux alcaloïdes une incompatibilité thérapeutique en même temps qu’une hostilité physiologique, et que pour en obtenir des effets médicamentaux il faut les prescrire à doses élevées. C’est contre cette dernière proposition que nous croyons devoir nous élever dans l’intérêt de l’alcaloïdo-thérapie. Le Répertoire de médecine dosimétrique contient divers cas qui démontrent qu’il y a, au contraire, synergie. Ainsi nous rappellerons un malade traité à l’hôpital civil de Gand pour une colique saturnine et chez lequel il s’était produit une hernie muronnée sus-ombilicale qui avait nécessité la kélotomie. L’étranglement levé, nous avions prescrit l’hyosciamine en granule de 1/2 milligramme à prendre toutes les dix minutes un granule avec une cuillerée à café d’huile de ricin. Ce traitement n’ayant pas eu d’effet, nous fîmes ajouter un granule de strychnine (sulfate) et au bout de trois quarts d heure la débâcle se fit. Dira-t-on qu’il y a eu incompatibilité thérapeutique en même temps qu’une hostilité physiologique? C’est tout le contraire. Ce qui est une hostilité physiologique, c’est de prescrire des médicaments aussi actifs à doses élevées. Toujours le pavé de l’ours! D r B.

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