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SYMPTOMATOLOGIE ET TRAITEMENT DU DIABÈTE, PAR LE DOCTEUR J. MEYER

(Société de médecine int. de Berlin, 24 mars 1890.)

Selon l’auteur, il ne faut pas se borner, pour apprécier un cas de diabète, à mesurer quotidiennement la quantité de sucre excrétée; il faut tenir également compte des troubles de la circulation centrale ou périphérique. Sur 383 diabétiques, il en a vu 82 qui avaient, tantôt une hypertrophie, tantôt une dilatation du cœur. Il croit que ces altérations sont la conséquence des excitations chimiques produites par le sucre et lurée contenus dans le sang. Le volume du cœur s accroît, parce que les reins ne remplissent plus leur fonction. Quant au traitement, il doit être individualisé sincèrement. Les individus qui ont une tendance à l’obésité doivent se soumettre à des exercices corporels modérés. A côté de cela, il faut de petits repas, au lieu de repas abondants. Il faut restreindre aussi le soidisant aliment permis, en indiquant exactement le. poids de chaque aliment qui peut être ingéré par jour. Pour diminuer la pression du sang, il administra les sels neutres à dose purgative. If faut enfin restreindre l’usage du tabac et proscrire les excès sexuels. Tout cela est bien vague, et il nest pas étonnant que tant de grands docteurs (!!!) allopathes devenus diabétiques par suite des soucis de la profession, se laissent mourir, comme leurs malades, en suivant le précepte de Bouchardat, c’est-à-dire par les exercices gymnastiques, comme si l’ascension journalière des étages de leurs clients n’expliquait la dilatation du cœur et son augmentation de volume, sans qu’il soit nécessaire d’accuser les reins d’insuffisance ou de paresse. Les affections morales jouent ici un grand rôle. Nous soignons depuis plusieurs années, pour un diabète, la veuve d’un médecin mort lui même diabétique et qui l’a laissée dans une misère noire. Nous soutenons cette

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malheureuse femme par la strychnine (arséniate, hypophosphite), laconitine et la digitaline, 3 granules chaque, le soir au coucher-, ët le matin, le Sedlitz Chanteaud. Dès quelle suspend ce traitement, les troubles nerveux et cardiaques la reprennent. Les médecins qui font comme l’au truche du désert pour ne pas voir la dosimétrie, feraient mieux de se 1 appliquer à euxmêmes, s’ils ne veulent mourir avant le temps. Leur opposition à une méthode aussi positive est inhumaine au dernier point quant à leurs malades et stupide quant à eux-mêmes.

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