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POMMADE CONTRE LES CREVASSES DES MAINS, PAR LE DOCTEUR STEFFEN

(Apotheker Zeitung Repert.)

Menthol.

Salol.

Huile d’olive.

Saloline.

En onctions, deux fois par jour.

a 5 centigrammes.

2 id.

50 id.

Les douleurs cessent rapidement, la peau s’adoucit et les crevasses disparaissent promptement.

Dans les cas d’engelures simples, nous faisons emploi de frictions avec le baume de Fioraventi, aiguisé d’acide chlorhydrique. Les capillaires se resserrent et la rougeur disparaît. L’effet est d’autant plus prompt que le remède est appliqué plus vite;.de même en Russie on empêche la congélation à la face, aux mains, en les frottant de neige.

CORRESPONDANCE

Nous recevons de M. le docteur Lelièvre, de Seez (Orne), la lettre qui suit que nous reproduisons comme le commentaire de son article remarquable dans le Répertoire du 19 février. En nous engageant dans la voie de la réforme thérapeutique, nous savions à quels obstacles nous allions nous butter. Était-ce sage de notre part, alors que l’heure de Yotium cum dignitate avait sonné pour nous, après plus d’un demi-siècle denseignement? Nous avouons n’y avoir pas même réfléchi, tant la chose nous apparaissait simple et naturelle : de croire que nous aurions été suivi par la suite, car tout vient à son heure ici-bas. Seulement, sachant qu’il y aurait eu lutte, nous avons voulu y pourvoir matériellement, afin de ne pas suc-

comber moralement; sans cela on eût pu, à bon droit, nous traiter d’imbécile — de lâcher la proie pour l’ombre — car nous avions notre position faite. Il faut bien le reconnaître, l’histoire est là pour le dire : les découvertes ou du moins leur acceptation est une affaire d’argent. Si vous voulez que ce ne soit le sic vos non vobis , ayez de quoi défendre votre bien. Les journaux, si indépendants en apparence, ne vivent que par leur quatrième page. Ne pouvant les alimenter tous, nous avons créé notre propre publicité — bien qu’aujourd’hui on nous reproche nos millions. Nos millions! mais ils appartiennent à tous, puisque tous profitent de la dosimétrie. Nous ne parlons pas des niais qui préfèrent se laisser mourir sur leur science (et encore!) comme l’avare sur son trésor. Voilà donc la situation vraie. Si on ne nous attaque pas ouvertement, c’est qu’on sait que nous avons de quoi nous défendre. Et puis, que reprocherait-on à la dosimétrie? Est-ce de guérir les malades? Mais en cela encore nos adversaires sont inintelligents de leur intérêt, puisqu’on ne récolte plus rien sur une tombe. Ceci dit, nous cédons la plume à notre confrère de Sëez. D r B.

Cher Maître,

20 mars 1890.

J’accepte très volontiers votre décision qui me paraît inspirée par une juste appréciation des choses.

J’ai assez vécu pour connaître les difficultés qui s’opposent à 1 expansion de la vérité, les obstacles sans nombre que l’intérêt et la jalousie suscitent aux inventeurs et aux apôtres.

Pour répondre à certains critiques qui nous accusent d exclusivisme et d’exagération, j'ai voulu faire appel au témoignage des maîtres qui font autorité dans la science française.

Afin de faire pénétrer dans le public l’usage du lavage intestinal et vaincre la routine accréditée par l’abus des purgations (ramonage), j ai cru nécessaire de faire connaître les dangers de la constipation.

Cela m’était facile. Il m’a suffi de divulguer l’enseignement des premiers cliniciens de notre époque.

Il n’était pas inutile de rappeler toute la tradition médicale et 1 expérience des siècles passés sur l’usage du lavage des voies digestives dans les fièvres et même certaines pneumonies et pleurésies.

J’ai ajouté aux démonstrations anatomiques de, l’école moderne les preuves cliniques recueillies dans tous les pays et chez tous les maîtres.

Et la conclusion, rappelant l’époque toute récente où ces idées universellement admises ont définitivement pris pied dans la science, m oblige à

de médecine dosimétrique. 183

rendre justice à un homme qui a mérité d’être appelé l’Hippocrate belge (1), et d’évoquer des travaux qui datent de cinquante ans et forment une bibliothèque.

Deux millions dépensés pour propager une idée.

Vingt mille médecins confirmant par leur pratique la doctrine de Burggraeve,

Une école fondée (école libre),

Un journal tirant à vingt mille exemplaires : voilà 1 oeuvre.

Une œuvre que toute la science accepte, mais qu aucun professeur de l’école de Paris n’ose attaquer ni défendre ! ! Voilà un phénomène remarquable et un signe du temps. ; ;

Osera-t-on dire que c’est un système comme ceux qui ont passe si rapidement depuis soixante ans?

Mais tous les siècles et tous les maîtres protestent.

Non, le professeur Burggraeve n’apporte pas un système, mais il représente une synthèse de vérités anciennes et modernes.

C’est la récapitulation des vérités anciennes et le résumé pratique des expériences de notre siècle.

Par son âge, le D r Burggraéve égale le xix e siècle, mais il a su se prémunir contre ses erreurs.

On peut donc définir sa méthode :

L’expérience apportant la formule scientifique de la santé.

Grâce à vous, cher Maître, le médecin sait ce qu’il fait et pourquoi il le fait.

Savoir ce qu’on fait, et pourquoi on le fait, c’est chose rare. — Bien plus, — c’est chose nouvelle pour le médecin dit le professeur Bouchard (2).

Juste critique d’un enseignement sans principes, livré depuis quatrevingts ans (3) à tous les écarts du caprice, à toutes les utopies de 1 imagination, à toutes les contradictions d’une erreur doctrinale : le Matérialisme, Doctrine de la Mort.

Elle a été imaginée sur le cadavre humain et elle a tué la thérapeutique.

Écoutez un témoignage qui ne peut être répudié :

C’est la science officielle avouant son impuissance.

Au dernier Congrès de thérapeutique qui eut lieu à Paris en 1889, dans ces assises solennelles où se trouvaient réunis les représentants de la

ni Marchai: de Çalvi, rédacteur du Courrier médical. 1 ,

S,™ lu professeur B.ueherd — <• * 188 »> } f*"”

pathogéniques. - Voir le commentaire de cette leçon (Répertoire de médecme donmètmue). Lettre du Dr Lelièvre au professeur Burggraeve, août 1889. -

(3) Voir la lettre du professeur Vuipian au D r Lelièvre = Le vitalisme en medecme, parle

science européenne, le professeur Semmola, de Naples, est venu déplorer linvasion vertigineuse de médicaments nouveaux qui semblent danser une ronde infernale devant le cerveau troublé des médecins.

A peine sortis de l’école d’où ils emportent un bagage bourré de recettes, de formules et de drogues indigestes où tous les systèmes ont mis leur petite panacée; les médecins, après quelques années d’exercice, déjà déçus dans leurs espérances, voient surgir chaque année un nouveau Codex apportant de nouvelles drogues et de nouvelles déceptions (1).

Il semble que les laboratoires de chimie soient mis en réquisition, non pour épurer, simplifier ou rectifier les vieilles formules, mais pour inventer de nouvelles substances, pour créer des composés chimiques dont les noms barbares et les dérivés variables à l’infini défient toute étude méthodique, et dépistent toute doctrine médicale.

C’est l’empirisme cherchant la pierre philosophale dans les combinaisons chimiques de Paracelse, sans tenir compte des fonctions et des lois de la vie humaine.

Pour ces chimistes, l’homme n’est plus qu’une cornue ou un simple laboratoire à réactions chimiques.

Depuis la découverte du chloroforme et de la morphine, les chimistes ne dorment plus, et le chapitre des analgésiques est toujours ouvert.

Aussi, voyez M. Bardet proclamant les qualités remarquables de la méthylacétanilide.

Avec ce médicament plus de migraines. Mais prenez garde! On trouve dans le commerce, sous la même étiquette (exalgine est le nom générique), le même médicament absolument inactif (\):

C’est un composé similaire appelé : l'acéto-ortho-toluide. La bonne exalgine a une action très marquée à la dose de 0gr40 ; pas constamment dit le D 1 ' Féréol, et à Ûgr50 par jour, elle produit la cyanose.

Mais non, dit le D r Desnos, de Paris. Il faut en administrer IgrSO dans les 24 heures pour obtenir l’analgésie dans les névralgies rebelles.

Après cette lumineuse discussion surl’action des analgésiques chimiques, on peut lire dans le même compte rendu des études sur les microbes pathogènes.

Nouveau chapitre ouvert aux contradictions des mêmes professeurs cherchant toujours une doctrine médicale.

En attendant, chacun apporte sa petite théorie. L’un ne veut voir dans les microbes que des effets secondaires, tandis qu’un autre leur accorde une influence primordiale qu’il importe de combattre d’accord.

(1) Pour caractériser les qualités de ces nouveaux remèdes, le D r Double a dit ce mot qui est resté :

« Servez-vous-en pendant qu’ils guérissent. »

DE MÉDECINE DOSIMÉTRIQUE.

Et les médecins partent à la chasse aux microbes, et les chimistes apportent leur antiseptique infaillible qui tuera les microbes ou celui qui les porte.

Et la conclusion?

Je laisse à une sommité médicale, à l’un des représentants de la thérapeutique officielle le soin de conclure.

Le professeur Semmola, de Naples, s’exprime ainsi :

« Au niveau d’une invasion vertigineuse de nouveaux médicaments, et sous l’influence de nouvelles doctrines inaugurées par le génie de Pasteur, l’on a bien souvent confondu les promesses et les souhaits avec les résultats accomplis.

» . De sorte que, je vous l’avoue sincèrement, il existe aujourd’hui,

d’après ce que je vois tous les jours, pour les praticiens de province, un vrai confusionisme. »

Mais les maîtres s’entendent-ils mieux? Écoutez encore :

« Les élèves devenus médecins se contredisent à chaque pas au nom de leurs maîtres, lesquels d’ailleurs, tout en étant couronnés d’une auréole scientifique des plus éblouissantes lorsqu’ils parlent de leur chaire, deviennent dans la pratique, tantôt des sceptiques, tantôt des empiriques, et, en conséquence, tantôt des nihilistes, et tantôt de vrais tyrans de l’estomac de leurs malades.

» Je connais d’éminents cliniciens, qui dans leurs ordonnances, font de vraies salades russes de médicaments, dont la distribution aurait au moins besoin d’un maître d’hôtel pour ne pas se tromper d’adresse! ! ! (1) »

Voilà où aboutit un enseignement qui a mis de côté les propriétés vitales de l’organisme humain, voilà le résultat des théories si laborieusement échafaudées par les physiciens, les chimistes et les anatomistes, pour établir une doctrine capable d’expliquer l’organisme vivant en dehors de la vie.

N’est-il pas temps de ramener les médecins aux vrais principes et de leur faire connaître la valeur du vitalisme d’Hippocrate ?

C’est ce que vous avez fait, cher Maître, et c’est ce que je me propose d’expliquer dans une seconde partie que je vous enverrai prochainement. Ce petit travail pourrait tenir lieu de préface à l’opuscule.

On pourrait peut-être y ajouter la pathogénie des fièvres publiée dans le numéro de novembre 1889 — en lui faisant subir quelques retranchements.

Je crois que les matières contenues dans cet opuscule seraient de nature à intéresser les hommes de cabinet, les professeurs, les instituteurs, etc.

.(1 ) V. Le Moniteur de thérapeutique, 2 septembre 1889,

Je soumets cela à votre appréciation.

Pour moi, je me mets au diapason des bruits qui circulent autour de moi et des objections que j’entends faire.

Vous ne sauriez croire l’entêtement de certains médecins. Us s’opposent quand même au lavage des voies digestives et préviennent leurs clients contre ce qu'ils appellent le système des purgations. Us n’ont découvert que cela dans la dosimétrie!

Oh ! les têtes dures !

Veuillez agréer, cher Maître, l’hommage de mes respectueux sentiments et l’assurance de mon entier dévouement.

F.-N. Lelièvre.

DE L’EMPLQI DU BROMURE DANS LES ÉPILEPSIES SECONDAIRES, PAR LE DOCTEUR FÉRÉ.

(Société de biologie, 24 mai 1890.)

L’auteur dit : que de nombreux faits montrent que les épilepsies dues à des tumeurs cérébrales sont favorablement influencées par le bromure de potassium, et qu’il vient d’en observer un cas très probant chez un sujet dont les accès avaient presque entièrement disparu depuis deux ans sous l’influence de la médication bromurée, et cependant, à l’autopsie, on a trouvé des lésions d’une corne d’Ammon et d’une olive avec traces de sclérose dans les circonvolutions. D’où l’auteur conclut que cette lésion nest pas la cause de l’épilepsie, mais celle de l’irritation qu’elle produit (1). A quoi M. Brown Séquard a ajouté : « que l’épilepsie secondaire consécutive à des lésions cérébrales est plus curable que l’épilepsie idiopathique. Dans ce cas, on peut voir guérir l’épilepsie, les lésions paralytiques pouvant néanmoins subsister ».

Nous rappellerons que Haller avait déjà constaté la sclérose des olives dans l’épilepsie; et nous-même, nous avons rencontré une semblable lésion chez un épileptique de naissance, où la mort avait été déterminée par une brûlure profonde de la face. Tant que la brûlure resta ouverte, il n’y eut pas d’accès, mais l’ulcère une fois fermé, une congestion cérébrale emporta

(1) Comme M. de la Palisse.

Dr B.

- DE MÉDECINE DOSIMÉTRIQUE. 187

le malade La sclérose localisée à la surface du cerveau et pouvant par cela même être extirpée (comme un cor-au-pied), peut quelquefois suspendre les accès. Mais dans la généralité des cas, c’est à la strychnine, à l’acomtme, à la digitaline et à l’hydrô-ferro-eyanate de quinine qu’il faut recourir, afin de ralentir les accès et prévenir ainsi la congestion cérébrale toujours mortelle dans ces cas. L’abus du bromure de potassium n’a eu d autre résultat que de convertir l’épilepsie en idiotie, en substituant le laxum- au stnetum.

CORRESPONDANCE

Bruxelles, le 12 mai 1890.

Monsieur le professeur Burggraeve,

La grande sympathie que vous avez de tout temps témoignée à la classe ouvrière, et les belles innovations dans l’amélioration — tant intellectuelle que sanitaire — de cette classe, qui, aujourd’hui encore, est l’objet de vos travaux incessants, sont pour moi des preuves assez fortes, pour me laisser croire, que vous daignerez pardonner la franchise de l’envoi de la présente, par laquelle, j’en appelle à vos conseils. . . .

Étant depuis quelques années atteint d’une affection qui— je dois l’ avouer ne peut être que la suite de péchés de jeunesse, j’ai eu recours à différents praticiens, qui jusqu’ici ont paru impuissants ou ont voulu l’être.

C’est dans cet état de désillusion que je fis connaissance d’une personne, qui me vanta les cures vraiment miraculeuses et la puissance vraiment magique de la médecine dosimétrique, dont vous êtes, Monsieur le Professeur, le principal interprète.

Voici mon cas :

A°-e : 26 ans, taille moyenne; robuste; léger embonpoint.

\° Le malin particulièrement et courant de la journée, enrouement et nécessité de cracher des substances plus ou moins grasses ;

2° En allant à la garde-robe, évacuation par les voies urinaires d un liquide épais, blanchâtre, puis, répétition succincte d’urines plus ou moins cuisantes, irritantes et produisant des maux de tête, je dirais meme des troubles cérébraux.

(Il est bon de dire que j’ai eu différentes blennorrhagies, dont je ne vois qu’une faible trace, et que ces urines deviennent surtout irritantes, lorsque la nécessité s’en fait sentir.)

3° Faible dépôt dans les urines, et points au côté gauche.

L’appétit est bon. Les selles se font régulièrement, une à deux fois par jour.

Voilà, Monsieur le Professeur, les différents symptômes, qui, j’espère, vous seront suffisamment détaillés, et auxquels vous voudrez bien ordonner un médicament énergique, et qui sauvera peut-être un déshérité, qui o’a que déjà trop payé, par la souffrance et les iniquités morales, l’erreur d’un moment et la négligence ou l'impuissance de la médecine classique.

S’il n’appartient pas à l’humble ouvrier d’entrer dans des appréciations, dont la science est sujette, il lui reste cependant une joie, c’est celle d’émanciper la beauté et les bienfaits d’une cause, quand cette cause repose sur ce que le peuple a de plus précieux : la santé. C’est aussi ce que je m’efforcerai de faire, avec toute l’autorité de mes jeunes années et toute la mesure de mes forces.

Veuillez agréer, Monsieur le Professeur, l’expression de ma plus profonde reconnaissance. C.

Réflexions. — Il s’agit d’une cystite chronique, pour laquelle j’ai recommandé la strychnine, la digitaline et la colchicine : 1 granule de chaque, trois fois par jour (3 par 3), la première pour faciliter l’émission complète des urines, les deux autres pour activer la diurèse et faire ainsi le lavage de la vessie de dedans en dehors. Le soir, au coucher, 2 à 3 granules de cocaïne si les douleurs sont vives, et le matin le Sedlitz Chanteaud. Il faut éviter dans ces cas la fatigue des reins, afin de prévenir la néphrite albuminurique. Le régime sera principalement végétal (les herbacés), en évitant les fruits acides. Vin ou bière coupée d’eau de Vichy (au tiers).

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